L' est un destroyer de classe Minekaze construit pour la Marine impériale japonaise pendant les années 1920.

Historique Neuvième navire de sa classe, lAkikaze est construit à l'arsenal naval de Maizuru. Sa quille est posée le , il est lancé le et achevé le  pour une mise en service le . Il rejoint ses navires jumeaux , et dans le district naval de Yokosuka pour former la division de destroyers de la escadre de torpilles (第1水雷戦隊). En 1938-1939, la division est affectée aux patrouilles du littoral chinois en appui aux opérations japonaises durant la deuxième guerre sino-japonaise.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, lAkikaze effectue des missions d'escorte de patrouille et de convoi. Au moment de l'attaque sur Pearl Harbor, il est assigné à la division de destroyers déployée depuis Takao, dans le cadre de l'opération M (invasion des Philippines), escortant également des convois à Davao et à Legazpi.

De janvier à fin , lAkikaze est basé à Davao, escortant des bâtiments entre Davao et Ambon. Après un bref retour à Maizuru pour des réparations en , il rejoint Rabaul où il escorte des transports dans tout le Pacifique. Le , lAkikaze et deux autres destroyers attaquèrent un sous-marin — probablement l’ — près de l’île de Kairiru.

Le , l'''Akikaze fut le théâtre de crimes de guerre. Lors de la construction d'une base d'hydravions sur l'île de Kairiru, le destroyer évacua le personnel des quartiers généraux des missions catholiques de l'île ainsi que plusieurs personnes de Wewak. Parmi eux, Joseph Loerks, 38 missionnaires (31 d'entre eux étaient des ressortissants allemands), dont 18 religieuses, une fille de Nouvelle-Guinée et deux bébés chinois. Peu après, le navire fit escale à Manus où il embarqua 20 personnes de plus, la plupart étant allemands, dont six missionnaires de la mission évangélique Liebenzell, trois religieuses et trois prêtres, un nourrisson européen, un propriétaire de plantation nommé Carl Muster et son surveillant Peter Mathies, ainsi que deux Chinois et quatre Malais. Les prisonniers auraient dû être internés à Rabaul, mais durant le transit, « la totalité des adultes ont été attachés par les mains sur une potence à la poupe du bateau, puis abattus par un fusil ou une mitraillette avant d'être balancés par-dessus bord. Les trois nouveau-nés présents à bord ont été jetés en mer vivants ». Plusieurs ressortissants américains figurants parmi les victimes, la Section australienne des crimes de guerre à Tokyo ouvrit une enquête, remettant l'affaire aux autorités américaines le . Cependant, ceux-ci ne prendront aucune mesure pour arrêter les coupables et l'affaire sera classée sans suiteSee "The Australian War Crimes Trials and Investigations (1942-51), by DC Sissons..

Après de nouvelles réparations à Maizuru en , lAkikaze reprend ses patrouilles et escortes de convois en mer de Bismarck. Le , il est fortement endommagé lors d'un raid aérien au cours duquel 23 hommes d'équipage décèdent. Réparé en septembre, il retourne à Rabaul à la mi-novembre et effectue plusieurs opérations Tokyo Express depuis la Nouvelle-Guinée d' à . Le , le destroyer appareille de Truk où il est accompagné du Yamagumo. Il escortent un convoi rapide de transports de troupes composé des croiseurs légers Noshiro et Oyodo. Le janvier, le convoi est attaqué par l'aviation embarquée de la Task Force 38 commandée par le contre-amiral Sherman : et . Les Noshiro et Yamagumo sont endommagés, mais le convoi arrive à Kavieng le même jour et parvient à débarquer les renforts. Il repart de Kavieng le et arrive à Truk le lendemain. En , il prend part à l'évacuation de Truk puis reprend ses fonctions d'escorte où il rejoint la division de destroyers, qui sera affecté à la Flotte combinée le .

En octobre, il fait partie de l'escorte de la force d'approvisionnement de la Force nordique de l'amiral Ozawa pour la bataille du golfe de Leyte. Le , à la bataille du cap Engaño, il recueille les naufragés du torpillage du pétrolier Jinei Maru, les débarquant à Mako.

LAkikaze appareille de Sasebo le . Il escorte alors le porte-avions Jun'yō et le croiseur léger Kiso, chargés d'approvisionner en munitions l'escadre de Kurita à Brunei, accompagné des destroyers Uzuki et Yuzuki. Le à 22 h 50, le sous-marin (commandé par le capitaine de corvette Bernard A. Clarey), lance une gerbe de six torpilles sur le Junyo, à 160 milles () à l'ouest du cap Bolinao (Luçon). LAkikaze s'interpose volontairement sur la trajectoire des torpilles pour protéger le porte-avions et coule avec la totalité de son équipage à la position géographique .

LAkikaze est rayé des listes de la marine le .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des destroyers de la Marine impériale japonaise

Bibliographie Ralph M. Wiltgen: La Mort de l'Évêque Loerks et de ses compagnons, Partie I: L'Exécution, dans: Verbum SVD 6:4 (1964) 363-397. R. Wiltgen: La Mort de l'Évêque Loerks et de ses compagnons, Partie II: Le Procès, dans: Verbum SVD 7:1 (1965) de 14 à 44. R. Wiltgen: Aposteltod dans Neuguinea. Der Tod des Bischofs Lörks u. seiner Gefährten'', Steyler Verl., Saint Augustin 1966. 75 S.

Liens externes

Catégorie:Bateau lancé en 1920 Catégorie:Classe Minekaze Catégorie:Navire construit à Nagasaki Catégorie:Destroyer de la Marine impériale japonaise Catégorie:Bateau de guerre de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Nom de bateau de la Marine japonaise Catégorie:Épave de l'océan Pacifique Catégorie:Navire coulé en 1944 Catégorie:Crime de guerre japonais Catégorie:Navire coulé par un sous-marin américain