Le capitaine Clément Frédéric Alexis Arnaud Loubet (né le à Vielmur-sur-Agout, dans le Tarn et mort le à Settat, au Maroc, lors d'une attaque, pendant la campagne du Maroc) est un militaire français qui combattit dans les guerres coloniales de l'armée française en Algérie et au Maroc.

Biographie Fils d'Alexis Loubet, gendarme à cheval qui a pris sa retraite à Dourgne, et de Marie-Louise Py, Clément Loubet, originaire de Castres, est l'aîné d'une fratrie de cinq frères, Paul-Jean, Paul-Élie, Hippolyte Armand et Léon baptisteLes registres de Naissance sur les archives départementales du Tarn. Il se marie le à Nauny Eugénie Joséphine, issue d'une riche famille franco-algérienne, c’était la fille du maire de Mostaganem. Le couple s'installèrent au domicile 40 boulevard Voltaire, à Paris avec sa nièce de 12 ans qu'ils avaient adoptés, se nommant Henriette Loubet, née aux alentours de 1892, et qui se mariera avec un Georges Chauvet. vignette|Une carte postale écrite par Clément Loubet en 1907, pour son frère Paul Elie

Décès Clément Loubet meurt à l’âge de 39 ans. Il se blesse d'une balle au bas-ventre durant l’attaque du camp du général Albert d'Amade par les hommes de Moulay Hafid, des haffidiens. Ils sont près de 2000 et comptent sur l’obscurité de la nuit du 7 au pour surprendre le camp. Campée à Tallouit à au Sud, la mehalla haffidienne voulut une dernière fois tenter une attaque. Les Marocains attaquèrent le bivouac de la brigade. Il est 3h30 du matin mais la vigilance des avant-postes déjoue leurs projets. Repoussée dans le ravin de l'oued Mousa, les attaquants se reforment et se glissent dans les hautes-herbes vinrent vers quatre heures se ruer sur le carré de la brigade. Leur marche d'approche s'effectue par des chemins dérobés, sous la conduite de guides connaissant le détail du terrain, des bivouacs français. Un chef de poste ayant entendu dans la nuit des bruits suspects fait replier ses hommes dans le plus grand silence à en arrière. Quand les Marocains croyant surprendre le poste se précipitent sur les tentes, des coups de feu en rafales les accueillent et leur fait subir des pertes cruelles.

Aux premières lueurs du jour, la cavalerie poursuivit pendant environ les assaillants jusqu'au-delà de l'Aine Beïda au sud de Settat. Le capitaine Loubet est blessé et succombe à ses blessures quelque temps après l’attaque.

Durant cette attaque, sept hommes sont morts : Le capitaine Loubet, l'adjudant Perès du tirailleurs, les soldats Houzelles et Bunero du étranger, le sergent de zouave Joux, blessé à la cuisse le zouave Tréguez, blessé à la poitrine, le tirailleur algérien Assen-Saïd et la goumier Massaoud ben Lassa, légèrement blessé. Le général d'Amade fit mettre la petite ville en état de défense : des petits fortins, dont le principal fut le fort Loubet, couronnèrent donc les crêtes dominant la ville et une garnison d'une force imposante fut affectée à la défense du territoire françaisLes journaux anciens sur Gallica.

Clément Loubet repose aujourd'hui dans le cimetière de Aïn Tedles.

Ascendance

Incident du château d'eau vignette|Guillaume Robillard (photographie réalisée par Alphonse Bertillon) Le , Guillaume Joseph Robillard (né le à Vaucresson), alors âgé de 35 ans, secrétaire du syndicat des fondeurs en cuivre, est arrêté pour avoir saisi par la bride le cheval du capitaine Loubet, à avoir adressé des injures à l’officier et à avoir essayé de le désarçonner. Le capitaine est aimé de ses hommes. L'anarchiste Robillard, qui se rendait à la bourse du travail, fut arrêté sur la place du Château-d’Eau par le passage du de ligne conduit par le capitaine Loubet, musique en tête. Il assiste au défilé des deux premiers bataillons et lorsque le troisième paraît, alors que les musiciens venaient de se placer sur le trottoir, tandis que les hommes quatre par quatre entraient dans la cour, il traverse, étant pressé et saisit d’un mouvement instinctif la bride pour pouvoir passer.

Le capitaine Loubet leva alors son sabre et en frappa du plat M. Robillard pour lui faire lâcher prise. Aussitôt un sergent accourut, frappa d’un coup de crosse de fusil M. Robillard, sur lequel la foule s’abattit par surcroît. M. Robillard, qui demeure chez sa mère 26 rue du Sénégal, reçu, par le tribunal, un mois de prison pour outrage à un commandant de la force publique.

Le général Ménetrez, dont dépend le régiment d’infanterie, s'est rendu à la caserne pour entendre le capitaine Loubet, afin de se faire préciser exactement les conditions dans lesquelles s’était produit l'incident.

D'autre part, c'est la chambre qui s'était occupé de cette affaire.

À la bourse du travail, l'incident cause la plus vive émotion et les membres de la Confédération générale du travail se sont réunis afin de définir les mesures à prendre pour faire relâcher le secrétaire du syndicat des fondeurs. Guillaume Robillard passe pour un antimilitariste. Des renseignements qui ont été fournis au commissariat de police résulte que Robillard s'est bien intentionnellement livré à la manifestation qui lui a si mal réussi. Il serait, prouvé par deux témoignages précis, que quelques minutes avant le passage du capitaine Loubet, Robillard avait dit textuellement à voix haute en s'adressant à ses voisins :

- Vous voyez cet officier. Eh bien ! Je vais lui faire casser la g.....!

Le secrétaire des fondeurs en cuivre essaya de tenir parole. Il dit une version différente :

- J'étais pressé et j'ai voulu passer. J'ai saisi la tête du cheval en disant "Il va me casser la g.....".

Quant aux blessures et notamment celle que porte à la tête Guillaume Robillard, le capitaine Loubet se défend d'avoir frappé de la pointe de son sabre, et qu'elles sont du fait des furieux acharnés.

Hommages

Monument Loubet Un monument a été érigé à Settat, au Maroc en l'honneur du capitaine LoubetGoogle livre "Sur les traces glorieuses des pacificateurs du Maroc de Louis Voinot, consulté le 15 juin 2019Les anciennes cartes postales sur CICR.

Fort Loubet C'est en 1908 qu'un fort a été nommé « Loubet » en l'honneur au Capitaine Loubet. Il est situé dans les alentours de Settat, à 40 km au sud de Casablanca et il servait de stockage de poudre pour l'armée. Le fortin fut construit car le général d'Amade mit en état de défense la ville après l'attaque à Settat dans la nuit du 7 au Pour le fort Loubet sur le Rapport de M. le lieutenant-colonel Dr C. de Maraval sur sa visite aux dépôts de prisonniers de guerre allemands au Maroc. Le fort a été attaqué deux fois en 1908 par des zouaves, comme nous le témoigne l'illustration de Damblans ci-dessous.

+Rapport du Fort Loubet, fait par le lieutenant-colonel Marval, durant la première guerre mondiale, le 27 avril 1915.vignette|380x380px|alt=|centréLogementCampement de tentes sur murets en hémicycle confortableEauDe source, stérilisée au permanganateNourriture900-1000 gr. de pain ; 200 gr. de viande ; 200 gr. de légumes secs et 30 gr. de légumes verts. Cantine où les soldats peuvent acheter de la cocose, des sardines, du chocolat, etc.CouchageComme partout ailleurs au MarocCouvertures2 par homme, car les nuits sont fraîches.VêtementsChaussettes, caleçons, et chaussures seraient nécessaires.Santé des prisonniersExcellenteTravailAux chantiers de construction pour les maçons, aux routes pour les manœuvres, 8 heures par jour. Les prisonniers sont libres le dimanche Services religieuxPoint jusqu'ici. Les prisonniers (tous catholiques) en ont demandé il y a peu de jours et ils auront la messe chaque dimanchePaquets, argentMêmes plaintes qu'ailleursSecours collectifsUtilesRemarques, améliorationsOn ne fera dorénavant point de retenue sur les sous de poche ; les 20 centimes seront remis à tous les bons travailleurs, afin de les stimuler ; à ceux qui méritent une punition on ne les donnera pas. Cette mesure sera généralisée à tous les camps du Maroc, où il y a actuellement 5 300 prisonniers. La direction de ce camp est excellente.

Place Loubet Une place ou "square" Loubet a été créée en commémoration du Capitaine à Settat.

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] }Une rue a été nommée « Rue du Capitaine Loubet » à Casablanca en l'honneur du Capitaine. Elle est située dans le quartier de Hay MohammadiSite rues-maroc.openalfa.com, fiche sur la rue du capitaine Loubet, consulté le 15 juin 2019.

Service militaire

Il a étudié à l'école des enfants de troupe de Rambouillet dont il fut un des plus brillants élèves. Au 144 régiment d’infanterie, le , il devient soldat. vignette|Le capitaine Clément Loubet au 76e régiment d'infanterie Il devient caporal le .

Il devient caporal fourrier le .

Il devient sergent fourrier le .

Il devient sergent le .

Il devient sergent major le .

Il devient sous-officier le à l'école militaire d'infanterie de Saint-Maixent.

Au régiment de tirailleurs algériens, il devient sous-lieutenant le .

Il devient lieutenant le puis lieutenant de classe le puis détaché au dépôt d’Avignon du au .

C'est au régiment d'infanterie, à Paris un , qu'il devient Capitaine, soit 16 ans après sa rentrée dans l'armée. vignette|245x245px|Plaque commémorative du capitaine Clément Loubet La base Léonore conserve 13 fichiers en rapport avec la Légion d'honneur du capitaine Loubet.

Campagnes

Il participa à plusieurs campagnes en Algérie et en région Sahara. Lieu Date Du Au Du Au Du Au Du Au Du Au Du Au Du Au Du Au

Décorations Au cours de son parcours militaire, il obtenue plusieurs médailles :

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Notes et références

Catégorie:Naissance dans le Tarn Catégorie:Naissance en mai 1868 Catégorie:Décès en avril 1908 Catégorie:Décès à 39 ans Catégorie:Militaire français de la conquête de l'Algérie Catégorie:Militaire français de la conquête du Maroc par la France