Étienne Adolphe Piot né le à DigoinActe de naissance : https://www.archives71.fr/ark:/60535/s005139986107317/52975a7b1a543 et mort le à ParisActe de décès en date du à la mairie du de Paris. Archives en ligne, page 28. est un peintre français.

Il est connu pour ses portraits de jeunes femmes. Il expose dans les salons artistiques parisiens de 1850 à 1909.

Biographie

vignette|redresse|Portrait d'une jeune fille, localisation inconnue.

Origine et formation Adolphe Piot est le fils d'un pharmacien de Digoin (Saône-et-Loire), qui deviendra commissaire de police à Paris à la fin des années 1840.

Il entre aux Beaux-Arts de Paris où il devient élève de Léon Cogniet. Il se lie alors d'amitié avec Pierre De Coninck, Félix Fossey, Léon Bonnat, Henry Axenfeld, Jean-Jacques Henner et Henri Chapu.

Au sein de son atelier, Cogniet lui transmet son amour des « formes humaines », et continuera à aider le jeune artiste durant sa carrière. Piot développera comme thème de prédilection les portraits de jeunes femmes. À cette époque, il demeure 21, quai de Bourbon sur l'île Saint-Louis à Paris..

En 1864, il quitte Paris et ses acheteurs ingrats pour tenter de faire fortune aux États-Unis. et s'installe à New York, année où il expose un portrait à l'Académie américaine des beaux-arts de la ville. De son vivant, une de ses œuvres figura au Brooklyn Museum de New York..

De retour à Paris en 1866, il s'installe au 21, quai Malaquais dans le de Paris, à côté de l'École des beaux arts, où il demeurera jusqu'à son décès.

Servies par une remarquable technique, ses représentations souvent idéalisées voire un peu mièvre de la femme et des jeunes filles sont pleines de délicatesse. Les expressions de ses modèles, qu'il s'agisse d'un sourire timide, ou d’un coup d'œil sur une épaule apportent toujours l’émotion recherchée par le peintre.

Inquiétudes pendant la guerre de 1870 En 1870, il est à Paris quand les défaites de la guerre contre la Prusse ne cessent de s'enchaîner. Alors que la catastrophe à venir semble de plus en plus inéluctable, il écrit à son ami Pierre de Coninck : . Puis un peu plus tard : .

Tandis que Piot continue l'exercice en attendant l'heure du combat, Axenfeld écrit à de Coninck au sujet de leur ami commun :

Peu après la bataille de Buzenval le , Piot écrit à nouveau à de Coninck : . Puis un peu plus loin :

Au printemps 1871, Piot retrouve espoir : , dit-il à De Coninck, Et, le , il écrit :

Reconnaissance et célébrité Devenu célèbre dans la haute société parisienne, il voit les commandes affluer, chaque débutante en Europe souhaitant avoir son portrait peint par l’artiste. À travers ses peintures, Piot évoque inlassablement la nature belle et douce de la femme du . Il s'est appuyé sur des arrière-plans sombres pour mettre en évidence les visages juvéniles de ses modèles, dans un véritable hommage à la grâce féminine.

C'est à cette époque que Piot commence à passer régulièrement des vacances en Bretagne, dont il dira plus tard à de Coninck qui se trouvait à Saint Brieuc :

La guerre finie, Piot part régulièrement en vacances en Bretagne. En 1880, il écrit :

À partir de 1880, Adolphe Piot expose au Salon des artistes français des scènes de genre et ses portraits féminins, puis il en devient sociétaire en 1883. Il y obtient une mention honorable en 1890.

En 1882, il écrit à de Coninck, qui vit alors dans un petit village :

En 1885, la peinture connaît une nouvelle crise et se vend moins bien il écrit : Gustave Derudder présentant ainsi le caractère du peintre à cette période de sa vie : Axenfeld écrit sur Piot à cette époque : Piot donne si volontiers sa pitié aux autres, qu'il n'en réserve pas pour lui-même ; et, parlant tranquillement de ses douleurs d'intestins, qu'il n'apaise qu'à force de se soumettre à l'opium, Piot ajoute avec une touchante satisfaction :

Lors du décès de son père le , il écrit à Pierre de Coninck :

En 1892, l'entreprise Lefèvre-Utile décide d'établir une collaboration annuelle avec un artiste pour la réalisation d'un tableau servant de support d'un ensemble de déclinaisons publicitaires allant de l'affiche au calendrier de poche. Louis Lefèvre-Utile commande en 1898 à Piot deux tableaux qui seront utilisés en panonceaux pour les années 1899 La jeune femme accoudée et 1900 La jeune femme de profil. Il sollicitera à nouveau le peintre en 1910 pour la composition de l'année 1911. Ce tableau L'Album japonais met en scène une jeune femme à l'expression mutine lisant un livre où la couverture de style japonais laisse apparaître les initiales « LU ». Adolphe Piot reste fidèle à ses compositions habituelles. On retrouve à travers la chaleur des couleurs employées l'ambiance intime et feutrée propre à ce maître de salon..

Adolphe Piot meurt célibataire le à son domicile parisien.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Peintre français du XXe siècle Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Naissance en février 1831 Catégorie:Naissance en Saône-et-Loire Catégorie:Décès en mai 1910 Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 79 ans