Ecaterina Teodoroiu, née Cătălina Toderoiu. le et morte le , est une militaire roumaine durant la Première Guerre mondiale, tuée au combat et considérée comme une héroïne en Roumanie.

Enfance Elle est née dans le village de Vădeni (aujourd'hui partie de Târgu Jiu), dans la région historique de l'Olténie, dans la famille d'Elena et Vasile Toderoiu, deux agriculteurs parents de cinq garçons (Nicolae, Eftimie, Andrei, Ion, Vasile) et de trois filles (Cătălina, Elisabeta et Sabina). Après avoir étudié pendant à Vădeni puis à Târgu Jiu (dans une école élémentaire germano-roumaine), obtenu un diplôme de l'École de filles de Bucarest et changé son prénom en Ecaterina, elle devient enseignante en 1916, année de l'entrée en guerre de la RoumanieEcaterina Teodoroiu la biographie de .

Carrière militaire Membre des Scouts, elle travaille d'abord, comme la plupart des femmes militaires, en tant qu'infirmière. Profondément touchée par le patriotisme des blessés et par la mort de son frère Nicolae, sergent dans l'armée roumaine, elle décide par la suite de devenir soldat en première ligne, où elle prouve sa valeur au combat et devient un symbole.

Étant infirmière, elle rejoint les réservistes civils et militaires le pour repousser l'attaque d'une compagnie bavaroise de la armée allemande sur un pont au-dessus du Jiu, près de Târgu-Jiu. Impressionnée par sa bravoure, la famille royale roumaine invite Ecaterina Teodoroiu à Bucarest le .

Le , elle repart pour le front voir son frère Nicolae, sergent du régiment d'Infanterie (Gorj), qui est tué peu de temps après, le , par un obus lors de combats près de Porceni. Elle insiste auprès du colonel Obogeanu pour remplacer son frère en première ligne : Obogeanu finit, à contrecœur, par l'autoriser à rejoindre le régiment d'infanterie en tant que bénévole. Elle prouve ses compétences militaires en utilisant une ruse afin d'éviter que sa compagnie, en voie d'être encerclée par l'ennemi, ne soit entièrement capturée.

Néanmoins, Teodoroiu est ensuite faite prisonnière au cours de combats sur les hauteurs de Rășina-Peșteana-Tunși, la nuit du 3 au , mais réussit à s'échapper avec des blessures légères en tuant, avec un revolver dissimulé, le soldat allemand de garde. Le , Teodoroiu est impliquée dans les combats près de Bărbătești et Țânțăreni. Plus tard, lors de combats près de Filiași, elle est blessée aux deux jambes par un obus, évacuée à Craiova, puis à Bucarest et, plus tard, hospitalisée à l'Hôpital militaire « Roi Ferdinand » de Iași.

Le , elle sort de l'hôpital et, après avoir rencontré le sous-lieutenant Gheorghe Mănoiu (le frère d'un ancien camarade d'école) à l'hôpital, elle demande à être affectée au / régiment d'Infanterie comme infirmière volontaire.

Pour sa bravoure, elle reçoit la médaille de la Vertu Scoute et la médaille de la Vertu Militaire de classe, le . Le , elle reçoit aussi la médaille de la Vertu Militaire de classe et est fait sous-lieutenante honoraire (Sublocotenent) par le Roi Ferdinand, qui lui confie le commandement d'un peloton de de la compagnie (/ régiment d'Infanterie, division), commandé par le sous-lieutenant Gheorghe MănoiuIon Mocioi, Ecaterina Teodoroiu: eroina poporului român, Scrisul Românesc, 1981..

Parti le , le régiment est cantonné à Codăești, dans le Județ de Vaslui. Le , le / régiment, partie de la réserve de la armée dirigée par le général Eremia Grigorescu, se prépare à rejoindre l'offensive suivante. Le , le régiment quitte Vaslui pour Tecuci, traverse le Siret et campe dans la forêt de Malta Seacă, près de la ligne de front.

Le , le commandant de la division, le général Ernest Broșteanu, la prie de rester à l'hôpital mobile à l'arrière du front, mais le sous-lieutenant Teodoroiu refuse fermement, lui demandant de rejoindre son peloton dans la bataille suivante. Le , le / régiment creuse dans la colline de Secului, dans la zone de Muncelu-Varnița.

Le , les lignes roumaines sont attaquées par les forces du régiment de réservistes de la  d'infanterie allemande. Tout en menant son peloton dans une contre-attaque, elle est gravement blessée par des tirs de mitrailleuse. Selon l'ordonnance générale , publiée le lendemain par le colonel Constantin Pomponiu, commandant du / régiment, ses dernières paroles avant de mourir sont : « En avant, n'abandonnez pas, je suis pour toujours avec vous ! »Arina Avram, Femei celebre din România, Editura Allfa, 2014.. Henri Berthelot, chef de la mission française en Roumanie, la qualifie de « Jeanne d'Arc roumaine ».

Elle est d'abord enterrée près du front à Fitionești, puis ses restes sont inhumés une nouvelle fois en , dans une crypte située dans le centre-ville de Târgu Jiu. Son tombeau est surmonté par un monument érigé en 1936 par Milița Petrașcu. La croix qui l'ornait, enlevée sous le régime communiste de Roumanie, est restaurée en 2018..

Hommages Diverses rues, places, écoles portent son nom. Un opéra racontant son histoire, ayant pour titre Ecaterina Teodoroiu et composé par Emil Lerescu, est joué pour la première à Iași en en commémoration des de la fin de la Première Guerre mondiale.. Une seule représentation eut lieu, en 1977 à Bucarest. Un billet de banque d'usage courant de 20 lei (4 euros) a été émis le par la Banque nationale de Roumanie à son effigie, unique femme de la série.

Galerie

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Milunka Savić Maria Bochkareva Femmes dans l'armée

Bibliographie

.

.

Liens externes

Ecaterina Teodoroiu Biographie

Catégorie:Femme militaire du XXe siècle Catégorie:Femmes pendant la Première Guerre mondiale Catégorie:Naissance en janvier 1894 Catégorie:Naissance dans le județ de Gorj Catégorie:Décès en septembre 1917 Catégorie:Décès à 23 ans Catégorie:Décès en Roumanie Catégorie:Militaire roumain mort au combat