Anne-Victoire Dervieux, connue également sous les noms de Mademoiselle Dervieux et Anne-Victoire Belanger, est née à Paris le et morte à AuteuilAujourd'hui dans le arrondissement de Paris. le .
Elle est l'une des plus célèbres danseuses de la seconde moitié du , courtisane et chanteuse d'opéra, maîtresse de Louis-François-Joseph de Bourbon-Conti, Charles X et de Louis XVIII.
Biographie
Origines et début de carrière Anne-Victoire Dervieux est la fille d'une blanchisseuse à Paris.
Débuts à l'Opéra de Paris En 1765, à l’âge de treize ans, elle est engagée à l'Opéra de Paris, où elle est danseuse de ballet. Elle se fait remarquer dans Zénis et Almasie, un , redonné en au château de Choisy. :
thumb|left|upright|Affiche du Concert Spirituel du 15 août 1754.
Carrière de chanteuse Puis elle prend des cours afin de devenir chanteuse d'opéra. Elle apprend à vocaliser, et elle est reçue au Concert Spirituel. Elle est remarquée dans le rôle de Colette dans une représentation du Devin du village de Jean-Jacques Rousseau à Chantilly, chez le prince de Condé. En 1772, elle remporte un triomphe dans Pygmalion.
Vie de courtisane Par ailleurs, elle connaît la gloire dans sa carrière parallèle en tant que courtisane. Elle est qualifiée de rivale de Madeleine Guimard.. Parmi ses clients se trouvent Louis François Joseph, prince de Conti et les frères de , le comte d'Artois. et le comte de Provence ; elle a également partagé son client Charles, prince de Soubise avec Madeleine Guimard. Mademoiselle Dervieux, ainsi que Madeleine Guimard, étaient des célébrités de leur temps et étaient souvent évoquées dans la presse à scandale.
Résidence et vie personnelle Elle devient également célèbre pour sa résidence extravagante, un palais qu'elle a fait construire rue Chantereine à Paris., regorgeant de précieuses collections d'art. Le bâtiment est conçu à l'origine par l'architecte Alexandre-Théodore Brongniart, puis réaménagé par l'architecte François-Joseph Bélanger.. Elle finit par épouser Bélanger en 1794 et se retire de sa carrière de scénographe ainsi que de sa carrière de courtisane. Elle adopte une fille à cette époque.
Période de la Terreur Elle est emprisonnée en vertu de la loi des suspects en 1793 pendant la période de la Terreur de la Révolution française sous Robespierre, mais elle évite l'exécution.
Fin de vie et décès Anne-Victoire Dervieux est morte à Paris en 1829... Elle est enterrée au cimetière du Père-Lachaise division (sépulture Bellanger).
Bibliographie
Roger Baschet, Mademoiselle Dervieux, fille d'opéra, illustré de huit planches hors-texte, Paris, 1943.
Articles connexes Hôtel de Lassay Rue Saint-Georges (Paris) Concert Spirituel
Références
Liens externes
An Actress's Boudoir: The Petite Maison of Mademoiselle Dervieux
Catégorie:Chanteuse française du XVIIIe siècle Catégorie:Danseuse française du XVIIIe siècle Catégorie:Troupe de la Comédie-Française Catégorie:Ballet de l'Opéra national de Paris Catégorie:Naissance en août 1752 Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Décès en février 1826 Catégorie:Décès dans le département de la Seine Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 11) Catégorie:Décès à 73 ans Catégorie:Courtisane du XVIIIe siècle Catégorie:Courtisane du XIXe siècle