Le Kent, lancé en 1799, est un Indiaman de la Compagnie britannique des Indes orientales. Lors de son premier voyage en 1800 vers le Bengale et le Bengkulu, il est capturé près de l'embouchure du Gange par le corsaire français Robert Surcouf.

Capture Le Kent quitte Torbay le . Il est commandé par Robert Rivington, qui navigue en vertu d'une lettre de marque du Britain/marque1793-1815.pdf Letter of Marque, p.71 - accessed 25 July 2017.. À Salvador il embarque , dont des troupes et des passagers, les survivants de l'Indiaman Queen, qui avait pris feu et avait été détruit, avec plus de 100 mortsNaval Chronicle, Vol. 4, pp. 344–5. Le Queen et le Kent quittent Torbay le même jourHardy & Hardy (1811), p. 202.

Le le Kent rencontre la corvette corsaire française La Confiance, et , sous le commandement de Robert SurcoufLevot, p. 495. centré|upright=2|vignette|Terrible abordage du « Kent » par Robineau vignette|Le combat entre le Kent et la Confiance, commandée par le corsaire français Robert Surcouf en , représenté dans une peinture d'Ambroise Louis Garneray

Le récit par les Français Le Kent venait de sauver l'équipage et les passagers du Queen, détruit par le feu, et, par conséquent, avait un abondant renfortHennequin, p. 384. Avec les passagers, parmi lesquels il y avait près de , ils sont à bord. Surcouf réussit à aborder son adversaire, beaucoup plus gros et à prendre le contrôle du Kent. Les Britanniques ont tués et , tandis que le Français n'a que cinq hommes tués et une dizaine de blessés. Le peintre français Garneray, enseigne à bord de la Confiance, fait le récit de l'abordage du Kent par Surcouf et peint la scèneCombat de la Confiance, commandée par Robert Surcouf, et du Kent, le 7 octobre 1800, Musée d'Histoire de Saint-Malo.

Le récit par les Anglais vignette|Récit de la prise du Kent , dans Le Gentleman's Magazine, octobre 1800. L'historien anglais William James rapporte que le Kent a combattu pendant près de deux heures et que Rivington a été tué par un tir à la tête, lors de l'abordage des Français. Il affirme que l'armement du Kent se composait de vingt canons de , et six canons de , et que l'armement de La Confiance se composait de 20 à . Il imagine que si le Kent avait porté 18 ou , il aurait peut-être été en mesure d'utiliser la mitraille pour dissuader l'abordage. Il signale en outre que, outre son équipage d'environ , il avait aussi masculins et trois passagères, y compris les sept ou huit passagers qu'il avait ramassé à Salvador, après un incendie qui avait détruit le Queen, le . Apparemment, quatre ou cinq passagers figurent parmi les Britanniques tués, sans compter les passagers parmi les blessés. Il ne mentionne pas les soldats, quoiqu'ils aient très certainement été à bord. James attribue la réussite de l'abordage à la pénurie d'épées, de haches et de pistolets pour l'équipage anglaisJames (1837), Vol. 3, p. 31.

Une autre estimation évalue le nombre de personnes sur le Kent comme inférieur à 200, et donne comme victimes onze tués et du côté britannique, et seize blessés (dont trois sont décédés plus tard) du côté françaisLaughton (1889), pp. 438–442. Parmi les passagers figurent le général St John, sa femme, trois filles, deux autres femmes, et l'aide de camp de St John, le capitaine Pilkington, qui avait été blessé. Surcouf les met sur un bateau marchand arabe de passage, à destination de Calcutta qu'ils rejoignent plus tard.

Suites Surcouf met son premier officier, Joachim Drieux, sur le Kent, avec un équipage de . Surcouf abandonne les passagers à un marchand qu'il intercepte quelques jours plus tardRouvier, p. 527. La Confiance et le Kent arrivent à la Rade des Pavillons à Port-Louis (Île de France) en Cunat, p. 398. La capture du Kent fait sensation, et l'Amirauté britannique promet une récompense pour la capture de Surcouf.

Ses ravisseurs vendent le Kent pour à une Compagnie maritime danoise qui le renomme le CronbergDemerliac, p. 326Review 1842), pp. 178–9. Il reprend la mer le , mais alors qu'il approche du Danemark, des bateaux l'informent de l’attaque de Copenhague par la flotte britannique. Il attend donc quelques semaines à Fleckeroë jusqu'à ce qu'il puisse arriver en toute sécurité à Kristiansand en , et à Copenhague, le Cleveland (1843), pp. 135, 143–4.

La Compagnie britannique des Indes orientales évalue la cargaison perdue du Kent à 28 676 £Reports... (1830), Vol. 2, p. 977.

Le chant de gaillard d'avant « Au 31 du mois d'août » est basé sur la prise du Kent par Surcouf (bien que la date du ne corresponde pas à la date réelle de capture du ).

Notes et références

Notes

Références

Bibliographie chap. XV, p. 59. Cleveland, Richard Jeffry (1843) A Narrative of Voyages and Commercial Enterprises. (John Owen).

Hackman, Rowan (2001) Ships of the East India Company. (Gravesend, Kent: World Ship Society). Hardy, Charles and Horatio Charles Hardy (1811) A register of ships, employed in the service of the Honorable the United East India Company, from the year 1760 to 1810: with an appendix, containing a variety of particulars, and useful information interesting to those concerned with East India commerce. (London: Black, Parry, and Kingsbury).

Laughton, John Knox (1887) Studies in Naval History: Biographies. (Longmans, Green, and Company).

Reports from the Select Committee of the House of Commons appointed to enquire into the present state of the affairs of the East India Company, together with the minutes of evidence, an appendix of documents, and a general index, (1830), Vol. 2.

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