Agnès Pannier-Runacher, née Agnès Runacher le à (France), est une haute fonctionnaire, cadre dirigeante d'entreprise et femme politique française.
Inspectrice générale des finances, puis occupant des postes de direction dans l'administration d'organismes publics, entre 2000 et 2011, elle rejoint ensuite le secteur privé.
Soutien d'Emmanuel Macron dès le lancement d'En marche en 2016, elle fait partie de tous les gouvernements de sa présidence depuis le gouvernement Philippe II jusqu'au gouvernement Lecornu I. Ainsi, de 2018 à 2024, elle occupe plusieurs fonctions ministérielles, successivement au ministère de l'Économie, de la Transition énergétique et de l'Agriculture. Lors des élections législatives anticipées de 2024, elle est élue députée dans le Pas-de-Calais.
Après ces élections, elle rejoint le gouvernement Barnier, reprenant son ancien poste de ministre de la Transition écologique, énergétique, du climat et de la prévention des risques. En , elle est reconduite au sein du gouvernement Bayrou, en tant que ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche. Elle garde ce poste au sein du gouvernement Lecornu I en .
En octobre 2025, elle renonce à revenir au gouvernement, estimant que et qu'elle s'applique à elle-même ce principe.
Elle est députée de la du Pas-de-Calais depuis le .
Biographie Famille Agnès Runacher naît le dans le de Paris. dans une famille originaire de Marseille.. Elle est la fille de Renée-Christine Lassave et de Jean-Michel Runacher., ingénieur diplômé de l'École nationale des ponts et chaussées et ancien cadre dirigeant de la société pétrolière Perenco..
Études et formation Agnès Runacher est diplômée de l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC) en 1995 (cursus Grande École).. Élève à Sciences Po Paris, elle intègre ensuite l'École nationale d'administration (ENA) au sein de la promotion Averroès (1998-2000). À sa sortie de l'ENA, elle devient inspectrice des finances..
Carrière professionnelle Fonction publique Après trois années (2000-2003) à l’Inspection générale des finances, Agnès Pannier-Runacher dirige le cabinet de Rose-Marie Van Lerberghe directrice générale de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.. Concommitemment, elle est administratrice du SAMU social de Paris et de la fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.
En 2006, elle devient directrice adjointe de la Caisse des dépôts (CDC), chargée de la stratégie et des finances. Elle est notamment chargée des acquisitions stratégiques, ainsi que du suivi actionnarial des filiales et participations stratégiques de la CDC (Accor, Veolia, Eiffage, Dexia, CNP Assurances, Icade, Transdev…). Elle est ainsi amenée à travailler à la préfiguration du Fonds stratégique d'investissement (FSI). En 2009, elle est nommée directrice exécutive du FSI dès sa création.
Secteur privé Agnès Pannier-Runacher rejoint le secteur privé en , comme directrice de la division "Recherche et développement" de l'équipementier automobile Faurecia Interior Systems..
En ., elle retourne à la CDC et devient directrice générale déléguée de. la Compagnie des Alpes, dont la CDC est actionnaire...
Elle est également administratrice indépendante et présidente du comité d’audit du groupe de services maritimes, Bourbon, de 2010 à 2018... Elle occupe des fonctions similaires au sein du groupe Elis. Elle est également membre du conseil consultatif de l'association d'entrepreneuriat social Ashoka France, de la fondation Grameen Crédit Agricole, et du think tank Observatoire de l'immatériel (2018).
Elle met fin à ces mandats lors de sa nomination comme secrétaire d’État, sa rémunération annuelle passe alors de plus de à bruts..
Parcours politique Engagements partisans Elle rejoint En marche en 2016, sans expérience politique auparavant, et fait partie des premiers soutiens d'Emmanuel Macron lors de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2017.. Elle milite à La République en Marche dans le , où elle est référente locale.. Elle fait partie de la commission d'investiture des candidats aux élections législatives de 2017.
En 2020, elle devient un des fondateurs de Territoires de progrèshttps://www.decideurs-magazine.com/politique-societe/40781-agnes-pannier-runacher-de-technocrate-a-politique.html, parti politique se réclamant de « l'aile gauche » du macronisme..., sans pour autant quitter le parti présidentiel. Elle se qualifie ... Elle quitte cependant Territoires de progrès début 2025 pour ne plus appartenir qu'à Renaissance..
Campagnes électorales Aux élections municipales de 2020, elle est candidate dans le de Paris., en septième position sur la liste LREM.. La liste est battue au second tour avec 23,8 % des voix..
En 2021, aux élections régionales, elle candidate pour la tête de liste LREM en Île-de-France mais est finalement candidate, en dernière position, pour le Pas-de-Calais sur la liste de Laurent Pietraszewski dans la région Hauts-de-France.. La liste LREM est éliminée au premier tour avec 9,13 % des suffrages, Agnès Pannier-Runacher obtient pour sa part un score de 8,67 % dans le Pas-de-Calais....
En 2024, elle remporte les élections législatives dans la circonscription du Pas-de-Calais (Arras), sous l'étiquette Renaissance. face au RN, et grâce au retrait du candidat du Nouveau Front populaire. Sa candidature est qualifiée de « parachutage »... et critiquée par plusieurs personnalités politiques.. Elle est la seule ministre macroniste à s'engager, dès le premier tour, en faveur d'un barrage clair face au Rassemblement national...
Fonctions ministérielles 2018-2020 : Secrétaire d'État auprès du ministre de l’Économie et des Finances vignette|redresse|Agnès Pannier-Runacher en 2019. Le , elle est nommée secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Elle succède à Delphine Gény-Stephann.. Elle est chargée de la « reconquête industrielle »., de l'artisanat et du commerce.. Les dossiers qu'elle doit traiter incluent les enchères pour l'attribution des fréquences 5G. et la refonte du Code de la commande publique..
Par un décret de . relatif à la prévention des conflits d'intérêts, elle se déporte de certaines attributions essentiellement non industrielles. en raison de ses fonctions passées de dirigeante d'entreprises privées, de sa présence dans plusieurs conseils d'administration et du poste de son époux chez Engie..
Lors de la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19, Agnès Pannier-Runacher est notamment chargée d'organiser et de renforcer la production et l'approvisionnement en matériels à destination du personnel et des établissements de santé (masques sanitaires, respirateurs, sur-blouses, écouvillons, etc.)..
2020-2022 : Ministre déléguée chargée de l'Industrie Le , Agnès Pannier-Runacher est nommée ministre déléguée chargée de l'Industrie dans le gouvernement Castex..
Dans le cadre du plan de relance économique de 2021-2022 post-Covid, elle présente un plan de soutien à la filière de production d'hydrogène.. et des mesures de soutien à la relocalisation.. Elle est chargée par Emmanuel Macron de la stratégie française d'achat et de négociation des vaccins contre le Covid-19 au niveau européen... En , elle présente en conseil des ministres le projet de loi d'accélération et de simplification de l'action publique (loi ASAP), qui comporte des mesures de simplification de facilitation pour l'implantation industrielle des entreprises...
Dans l'exercice de ses fonctions, elle conduit notamment le sauvetage du site d'Ascoval à Saint-Saulve, dont la reprise par le groupe Altifort est validée par la justice en décembre 2018. Elle travaille également sur la réindustrialisation du Béthunois après la fermeture de Bridgestone et sur le développement de la vallée européenne de la batterie électrique, avec le soutien aux quatre gigafactories : ACC à Douvrin, Envision à Douai, Verkor et Prologium à Dunkerque.
Fin 2021, la ministre présente un bilan positif de sa politique industrielle.... Cependant, les économistes s'accordent à dire qu'il est encore prématuré d'évaluer les effets du plan de relance sur l'industrie..
2022-2024 : Ministre de la Transition énergétique Elle est nommée ministre de la Transition énergétique le , dans le gouvernement Bornehttps://www.lemonde.fr/politique/article/2022/05/20/agnes-pannier-runacher-nommee-ministre-de-la-transition-energetique_6126995_823448.html.
Agnès Pannier-Runacher lance notamment le plan de sobriété énergétique du gouvernement.... Un plan qui provoque une baisse de la consommation de gaz et d'électricité de 12 % en quelques mois. En mars 2023, malgré l'opposition de Bruno Retailleau, elle fait adopter la loi relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables...
vignette|Agnès Pannier-Runacher en tant que ministre de la Transition énergétique en 2023, pendant une conférence de l'AIEA.
Agnès Pannier-Runacher assume un positionnement pro-nucléaire qui constitue un fil rouge de son action de ministre... En , elle est à l'origine de « l'Alliance du nucléaire en Europe » qui réunit européens favorables à la relance de la production d'énergie nucléaire au sein de l’Union européenne... En avril 2023, elle fait adopter la loi d'accélération nucléaire. Elle est chargée de la réforme contestée de la sûreté nucléaire avec la fusion de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).. Elle soutient la relocalisation au Creusot de la fabrication des cuves nucléaires par Framatome.. En , elle fait adopter la loi d’accélération du nucléaire et critique la décision de l’Allemagne de fermer ses trois dernières centrales nucléaires pointant une responsabilité européenne collective dans les trajectoires d’émissions de ... En , elle annonce un accord des membres de l’Union européenne sur la réforme du marché européen de l’électricité, autorisant l’usage des crédits de financement européen pour le nucléaire au même titre que pour les énergies renouvelables. L’accord permettra à Électricité de France (EDF) de développer les 6 nouveaux réacteurs nucléaires EPR voulus par la France.. En , Agnès Pannier-Runacher présente son projet de loi de souveraineté énergétique qui consacre « le choix durable du recours à l’énergie nucléaire »..
En , elle mène la délégation française à la COP28 ( conférence de Dubaï sur les changements climatiques).. Elle y négocie la sortie des énergies fossiles et la reconnaissance du nucléaire comme énergie pour la transition climatique.
Elle est « Ministre de l'année » dans le Palmarès Challenges 2023
2024 : Ministre déléguée auprès du ministre de l'Agriculture En février 2024, elle est nommée ministre déléguée auprès du ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire Marc Fesneau dans le gouvernement Attal. Elle dispose d'un décret d'attributionshttps://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049309837.. Elle manifeste son opposition à la réintroduction des néonicotinoïdes et obtient un alignement de la réglementation européenne sur les limites les plus basses de résidus dans l'alimentation.
2024 : Ministre de la Transition écologique, de l'Énergie, du Climat et de la Prévention des risques Le , elle est nommée ministre de la Transition écologique, de l'Énergie, du Climat et de la Prévention des risques dans le gouvernement Barnier..
2024 - 2025 : Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche
En décembre 2024, elle est reconduite dans le gouvernement Bayrou en tant que ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêchehttps://www.actu-environnement.com/ae/news/nouveau-gouvernement-bayrou-rebsamen-pannier-runacher-letard-45328.php4.