Les relations entre le Burkina Faso et la France désignent les relations diplomatiques s'exerçant entre le Burkina Faso, État d'Afrique occidentale, et la France, État dont le territoire est principalement situé en Europe occidentale.

Depuis le , ces relations sont rompues.

Histoire

Période coloniale Le Burkina Faso fait partie de la zone franc CFA depuis 1945, lorsqu'il est encore la colonie de Haute-Volta faisant partie du gouvernement général d'Afrique-Occidentale française de l'Empire colonial français. Le franc CFA est une zone monétaire bénéficiant d'une garantie du Trésor français. Le Burkina Faso n'a pas changé de monnaie depuis lors.

République de Haute-Volta La république de Haute-Volta est créée en 1958 en tant que république autonome au sein de la Communauté française. Elle obtient son indépendance de la France en 1960.

La Haute-Volta et la France sont membres de plein droit de l'Organisation internationale de la francophonie, depuis la création de celle-ci en 1970. Le Burkina Faso en demeure membre après le renversement de la république de Haute-Volta.

En 1975, la France crée l'établissement scolaire français Saint-Exupéry à Ouagadougou, d'abord en tant qu'école primaire, puis en tant que collège et puis en tant que lycée.

Sous le régime de Thomas Sankara

De 2014 à 2022, la coopération entre la France et le Burkina Faso est étroite en matière de défense et la France dispose d'un point d'appui à Ouagadougou, dans le cadre de l'.

Depuis le double coup d'État de 2022 En 2022 et au début 2023, plusieurs manifestations ont lieu à Ouagadougou pour exiger le retrait de la France du Burkina Faso. Le pays héberge alors un contingent de près de des forces spéciales françaises. Le , le Burkina Faso demande le départ des troupes françaises « d'ici un mois ». Le gouvernement du Burkina, arrivée au pouvoir par un coup d'État en , avait manifesté sa volonté de diversifier ses partenariats notamment en matière de lutte contre le djihadisme qui sévit dans ce pays depuis 2015Le Burkina Faso demande le départ des troupes françaises «d'ici un mois», lefigaro.fr, 21 janvier 2023.

En , Le Burkina Faso met fin à la convention fiscale de non double imposition avec la France.

En , quatre agents français de la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) sont arrêtés à Ouagadougou par la junte d'Ibrahim Traoré. Les autorités burkinabè les accusent d'espionnage, tandis que la France dénonce un prétexte masquant la collaboration entre l'Agence nationale de renseignement burkinabè et le renseignement militaire russe. D'après Jeune Afrique en , les négociations entre la France et le Burkina Faso en sont au point mort, malgré une médiation togolaise. Ce conflit a entraîné le limogeage du directeur de la DGSE Bernard Émié.

Le , le porte-parole du gouvernement burkinabè Pingdwendé Gilbert Ouedraogo annonce la rupture des relations diplomatiques avec la France... Le gouvernement burkinabè accuse la France d’ contre ses intérêts et de nourrir .

Articles connexes

Françafrique Burkinabè en France

Notes et références

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