Jean-Marc Brûlé, né le à Caen (Calvados) et mort le Avis de décès à Pléchâtel (Ille-et-Vilaine)État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970, est un homme politique français, conseiller régional d'Île-de-France.
Il est secrétaire national adjoint d'Europe Écologie chargé des élections et des institutionsAudition de Cécile Duflot, de Jean-Vincent Placé et de Jean-Marc Brulé et fondateur de la commission Asie des Verts. Président de L'Atelier, un centre de ressources régional de l'économie sociale et solidaireJean-Marc Brûlé, europeecologielesverts-idf.fr, il fonde en 2003 l'ONG Green Lotus, contribuant au dialogue en faveur de la démocratie et au développement durable en Birmanie.
Biographie
À Paris En 1994, Jean-Marc Brûlé participe à la création de la Convention pour une alternative progressiste (CAP)Yves Frémion, Histoire de la révolution écologiste, Hoëbeke, 2007, p. 231, qu'il quitte vers 1998. Il part un an en Inde et en revient écologisteJean-Marie Bouguen, Carnets de campagne. Dans les coulisses d'Europe Ecologie, 2010, Les Petits matins, , p. 20. Il rejoint le parti des Verts, comme bon nombre des militants de la CAP.
En 1998, il fonde la commission Asie des VertsREQUIESCAT IN PACE Jean-Marc Brûlé, Pour une République écologique, 27 novembre 2023, spécialisée sur l'Asie au sein de la commission Transnationale des Verts, et dont il est le présidentLaurent Gey, « C'est l'intérêt du régime chinois d'aller dans la voie de la réforme et de la paix », La Grande Époque, 7 novembre 2010 : , site de Jean-Marc Brûlé.
Engagé dans la défense de la cause du Tibet, il mène notamment des campagnes de parrainage de prisonniers politiques tibétains en Chine en collaboration avec le Comité de soutien au peuple tibétain (CSPT). En , il organise une rencontre entre Dominique Voynet, alors ministre de l'environnement, et le dalaï lama, AFP, Le Point, 12 août 2008 . Le , il conduit une délégation d’Europe Écologie, comprenant José Bové et Kalshang Dolma RangeardParis 7 juin 2009, Le Dalai Lama recois en audience José Bové, World Tibet News, 14 juin 2009, reçue en audience par le dalaï-lama.
En 2000, il est élu secrétaire départemental des Verts Paris. Il est directeur de campagne des Verts Paris (menée par Yves Contassot) pour les municipales et participe à la victoire de la gauche (Bertrand Delanoë) et des Verts en mars 2001Le nouvel observateur, 2001, p. 20.
En 2008, avec Daniel Brunel, vice-président PCF et Jean-Paul Planchou, chef du groupe PS au conseil régional, Jean-Marc Brûlé soutient une étude d'Ernst & Young sur la réintroduction du ballon dirigeable en Ile-de-FranceJohn Tagliabue, Why Fly When You Can Float?, The New York Times, 5 juillet 2008Magali Gruet, , 20 minutes, 9 juillet 2008Vincent Michelon, , 8 juillet 2008, Metro.
Il suit pour les Verts les dossiers de la réforme territoriale et a été auditionné, avec Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé, par le comité BalladurAudition de Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé et de Jean-Marc Brûlé devant le comité pour la réforme des collectivités territoriales VidéoComité pour la réforme des collectivités locales, Édouard Balladur, Il est temps de décider: rapport au président de la République, 5 mars 2009, Fayard, 2009, .
thumb|À la suite d'une motion, le drapeau tibétain est dressé sur le fronton de la mairie de Cesson. Cérémonie en présence du maire Jean-Marc Brûlé, de représentants de la Communauté tibétaine de France et de Cessonnais, 29 mars 2008, Cesson infos, No 191, mars-avril 2008..
En Seine-et-Marne Conseiller régional Jean-Marc Brûlé quitte Paris en 2001 pour s'installer à Dammarie-les-Lys (77) et devient porte-parole des Verts de Seine-et-Marne. En 2002, il est candidat Verts-PS à l'élection législative de la première circonscriptionJean-Claude Mignon (député sortant, UMP) Jean-Marc Brûlé (PS/Vert), 13 juin 2002, Le Parisien. Il obtient au second tour 40,35 % des suffrages, face au député-maire sortant, Jean-Claude Mignon (UMP).
Aux élections régionales de 2004, il est élu conseiller régional sur la liste du département de Seine-et-Marne avec deux autres Verts, Hélène Lipietz et Pascal Marotte, rejoints ensuite par Liliane Pays.
Au Conseil régional, il est président de la commission Développement économique et emploi où il porte une attention particulière à l'économie sociale et solidaire ainsi qu'aux éco-activités (nouveaux matériaux, économies d'énergie, énergies renouvelables, bâtiments HQE, commerce équitable, agriculture biologique…). Il est aussi membre de la commission d'appels d'offres, de la commission Affaires internationales, membre du bureau de l'ARD et du parc naturel régional du Gâtinais français.
En collaboration avec Francine Bavay, vice-présidente chargée du Développement social, de l'Économie sociale et solidaire, de la Santé et du Handicap, il participe à la création d'une association régionale d'aide à l'économie sociale et solidaire. Le Centre de ressources régional de l'économie sociale et solidaire, surnommé « L'Atelier », est créé en après deux ans de préparation. Lors de la première assemblée générale, il en est élu président, poste qu'il occupe toujours après sa réélection au conseil régional d'Île-de-France en 2010, et jusqu'en en 2015L'entreprise citoyenne rend l'économie écocompatible, L'Humanité, 6 Octobre, 2015.. « L'Atelier » disparaît en 2017. à l'initiative de Valérie Pécresse après son élection à la présidence de la Région..
En 2007, il est à nouveau candidat, avec la seule étiquette Verte cette fois, sur la première circonscription de Seine-et-Marne. Les Verts ont refusé le par vote au Conseil national inter régional la proposition d'accord électoral des socialistes pour les législativesSébastien Morelli, La gauche se déchire, Le Parisien, 4 juin 2007, il se présente, bien qu'ayant un candidat PS en concurrenceCécile Amar, Jusqu'ici tout va mal: document, Grasset, 2014, , p. 83-84. Il réalise et plus de à Cesson.
Élection à la mairie de Cesson En , Jean-Marc Brûlé déménage à Cesson, commune de habitants de la ville nouvelle de Sénart (Seine-et-Marne). Il s'engage dans l'association d'opposition locale de gauche, Cesson avec vous, dont les adhérents l'élisent tête de liste pour l'élection de 2008. Une liste d'union de la gauche, essentiellement socialiste et verte, est alors constituée. Marika Leduc, socialiste, est deuxième de liste.
Le , la liste qu'il mène, Une nouvelle ambition pour Cesson, remporte les élections municipales, avec 54,77 % des suffrages face au maire sortant Christian Didion, sans étiquetteRésultats des élections municipales 2008. Jean-Marc Brûlé devient le premier maire Vert de Seine-et-Marne.
L'EPA et l'Ecopôle de Sénart Jean-Marc Brûlé est membre du conseil d'administration de l'Établissement public d'aménagement de la ville nouvelle de Sénart. Il contribue à créer en 2005 l'Écopôle de Sénart, site d'Europe Écologie – Les Verts, un parc d'activités ayant pour but d'accueillir des éco-industries liées au développement durable, site senart.com, un site pilote de 74 hectares en Île-de-France sur les villes de Moissy-Cramayel, Combs-la-Ville et LieusaintSénart : la première éco-pépinière d'Ile-de-France ouvre ses portes.
Crise à Cesson Le , trois élus membres du conseil municipal démissionnent en raison de divergences importantes sur la gestion de la ville, notamment une hausse des impôts locaux. Lors du conseil municipal du , Jean-Marc Brûlé propose alors, puisque les critiques se concentrent sur sa propre personne, de quitter son poste de maireVIDEO. Cesson : le maire Jean-Marc Brûlé démissionne, leparisien.fr. Il espère ainsi éviter d'autres démissions qui provoqueraient un scrutin anticipé.
Pourtant, deux nouveaux conseillers municipaux de son équipe démissionnent, et cinq conseillers municipaux de son équipe (auxquels s'ajoutent les six conseillers municipaux d'opposition) votent contre le budget qui passe néanmoins d'une courte majorité. Ces démissions provoquent des élections municipales anticipées les 20 et 27 juin 2010. Jean-Marc Brûlé soutient la liste menée par Lylian Sénéchal, qui arrivera en troisième position devant la liste présentée par le PS mais derrière la liste conduite par Marika Leduc arrivée deuxième. La liste conduite par Olivier Chaplet qui arrive en tête.
Un an plus tard, le maire Divers Droite successeur, débaptise deux rues nouvelles dont les noms (Hubert Reeves et Vandana Shiva, deux personnalités écologistes) avaient été choisis par la majorité précédente, entraînant l'ire et l'indignation de son prédécesseur VertUne rue Hubert Reeves débaptisée, lefigaro.fr/AFP, 20 juin 2011.
Activités politiques nationales Les Verts et Europe Écologie Au congrès des Verts de 2008, Jean-Marc Brûlé fait partie des responsables du courant cochettiste « Urgence écolo ». Il est en tête de liste de la motion, qui en novembre remporte 14,2 % se classant en troisième position des 6 motions, et rejoint en décembre la motion de synthèse portée par Cécile Duflot Cécile Duflot reconduite après un congrès "calme et apaisé", 5 décembre 2008, La Dépêche, réélue à une large majorité à la tête du partiCongrès apaisé chez les Verts, 6 décembre 2008, Le Monde.fr. Mais l'alliance du député de Paris (Yves Cochet) avec Denis Baupin, puis son départ, affaiblit ce courant. Rebaptisé "Urgence écolo ! Urgence sociale !" et rejoint par Jean Desessard, sénateur de Paris, ce courant fait pourtant jeu égal avec l'alliance Cochet-Baupin lors du vote des adhérents. Depuis , Jean-Marc Brûlé est Secrétaire National Adjoint chargé des électionsJean-Marc Brûlé au bureau national des Verts, 8 décembre 2008, Le Parisien.
En 2010, il est directeur de campagne d'Europe Écologie au niveau national pour les élections régionales, L'Est-Éclair, mars 2010 Matthieu Deprieck, Régionales 2010 Europe Écologie et PS ont trouvé un accord national L'Express, 16 mars 2010 et est l'artisan avec Jean-Vincent Placé de la fusion des listes au second tour avec le parti socialiste, 16 mars 2010, 20 minutesJean-Vincent Placé, Rodolphe Geisler, " Pourquoi pas moi !", p. 93Laurent Berbon, « Si le PS veut gagner la majorité au Sénat, il a besoin d’un groupe écolo », estime Jean-Marc Brûlé, 11 octobre 2010, Public Sénat. En 2011, il est encore une fois responsable des électionsGérald Andrieu, , Marianne, 20 mars 2011 et le , il est, avec Jean-Vincent Placé, l'un des deux dirigeants nationaux d’Europe Écologie à négocier un programme communs avec Claude Bartolone au bureau de Martine AubrySylvie Santini, , Paris Match, 18 mars 2011.
Lors de la primaire présidentielle écologiste, Jean-Marc Brûlé soutient Nicolas Hulot« Un appel des écolos pour Hulot », Libération, 15 avril 2011.Renaud Czarnes, Eva Joly et Nicolas Hulot : deux visions de l'écologie politique en débat, Les Échos, 9 juin 2011Catherine Fournier, Primaire écologiste: Un candidat à la clé, pas forcément des électeurs, 20 minutes, 15 juin 2011.
En raison de sa fonction de secrétaire aux élections d'EELV, dans le cadre d’un accord national avec le PS, Jean-Marc Brûlé est investi dans la 11e circonscription (Sénart) pour les élections législatives de 2012. Mais, en , le PS décide finalement d'investir Olivier Faure dans cette circonscription où la gauche est bien placée pour gagner. Cette entorse à l'accord le mène à renoncer à présenter sa candidatureFaustine Léo, Jean-Marc Brûlé (EELV) ne sera pas député, Le Parisien, 14 février 2012.
Primaire présidentielle socialiste et élections législatives de 2017 Jean-Marc Brûlé fait partie de l'équipe de campagne de Jean-Luc Bennahmias pour la primaire citoyenne de 2017Charles Sapin, « Primaire à gauche : le chanteur Sanseverino, président du comité de soutien de Bennahmias », leparisien.fr, 4 janvier 2017..
Il se présente aux élections législatives de 2017 en Haute-Savoie, dans la deuxième circonscription, sous l'étiquette du Parti radical de gauche, rassemblant 1,20 % des suffrages..
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