L'Union Royale Namur est un club de football belge, localisé à Namur. Porteur du matricule 156, le club porte les couleurs noir et jaune, d'où le surnom de "Merles". Il évolue en Nationale 2 FFA, quatrième niveau national, lors de la saison 2026-2027. C'est sa saison dans les divisions nationales.
Le club a connu un grand nombre de fusions, officielles ou non, avec d'autres clubs de l'entité namuroise au cours de ses cent ans d'histoire. Il a toutefois toujours conservé son numéro de matricule (156) originel, octroyé à Namur Sports, l'ancêtre de l'URN.
En 2018, relégué sportivement et menacé de faillite et de radiation, l'UR Namur fusionne avec le club de Fosses-la-Ville, le Racing FC Fosses (matricule 9408), champion de première provinciale namuroise et promu en D3 Amateur, pour former le club actuel.
En 2021, l'appellation Fosses-la-Ville est supprimée de la dénomination par les dirigeants du club qui reviennent à l'appellation Union (Royale) Namur. Après un changement de dénomination, l'emploi du vocable « royal(e) » n'est plus autorisé le temps d'effectuer quelques démarches administratives.
En , le club décide d'utiliser à nouveau l'appellation "Royale" et la dénomination redevient Union Royale Namur, provisoirement abrégée UR Namur...
Repères historiques Les origines de l'Union Royale Namur sont parmi les plus méconnues de l'histoire footballistique belge. En fait, selon une hypothèse, il semble que le club trouve son origine dans Namur FC, fondé en 1905 et/ou le Red Star Namur, créé en 1913, voire le Namur FC première version, fondé en 1899, mais dont l'existence est furtive. Toujours est-il que l'UR Namur a officiellement fêté son centenaire en 2005.
Les clubs ayant fusionné avec l'UR Namur depuis 1989
RES Jamboise La Royale Entente sportive jamboise (matricule 1579) était un club de football belge créé le . Le , le club obtint le titre de société royale. Le club a évolué plusieurs saisons en division 3 du championnat national belge. Le , la RESJ fusionna avec l'Union royale Namur (156) pour devenir le R.F.C. Namur (156).
Racing Wallonia Saint-Servais (ex-Wallonia Association Namur) Créé le 01/07/1998, le Racing Wallonia Saint-Servais est le fruit d'une fusion entre Wallonia Association Namur (3625) et l'Union Sportive Namur (4516), qui évoluait au Stade d’Hastedon à Saint-Servais, sous le matricule 4516.
Le 01/07/2002, le Wallonia est absorbé par l'UR Namur.
Racing FC Fosses Le Racing FC Fosses a été fondé le sous l'appellation de Jeunesse Sportive Fosses comme une reconstitution de l'ancien n° de matricule 676, radié quelques mois plus tôt. La "JS Fosses" s'est affiliée à l'URBSFA le et s'est vu attribuer le n° de matricule 9408. Le , le club a changé son appellation en Racing Football Club Fosses.
La "JS Fossoise" initiale est fondée le et affiliée à l'URBSFA, le . Elle reçoit le matricule 676 en . Reconnu "Société Royale", le , le club prend le nom de "Royale JS Fossoise" le . Il est radié des registres de la fédération le .
Fusion avec l'UR Namur le 01/07/2017.
Étoile Rouge Belgrade L'Étoile Rouge de Belgrade fut fondée le 15/06/1974. Elle reçut le numéro de matricule 8171 et évoluait en blanc - rouge - vert.
Le club fusionna avec l'UR Namur le 01/07/2019.
Depuis 2004 ; entre un éphémère retour en D2 et un endettement chronique
Affaire Khaïda, arrivée de J-C Baudart En 2004, l'UR Namur subit un terrible coup. Son président, Armand Khaïda est mis en examen par la justice pour malversations diverses et de fraudes dans la gestion du Casino de Namur, dont il est aussi le patron. D'autres dirigeants sont alors également soupçonnés au point d'être détenus préventivement, le temps que la justice ne démêle l'écheveau entre affaire judiciaire et simple gestion d'un club de sports. Au bout de dix ans, il sera condamné à 3 ans de prison avec sursis, d'amendes et la confiscation de biens pour un montant de plus de 3 millions d'euros..
Beaucoup d'entités sportives ne se seraient pas remises du coup du sort de 2004. Mais le vieux matricule 156 trouve un homme providentiel, Jean-Claude Baudart qui devient son nouveau président. L'homme est rentier et… entier. Il a sa manière, son style, ses idées et il est têtu. Mais cela marche. l'UR Namur est à la bagarre pour retrouver l'antichambre de l'élite, un où le club n'a plus joué depuis 1967 ! Hélas, le patron du renouveau est aussi celui d'un curieux feuilleton dit de l'Affaire Geel-Namur. Fort et certain de son bon droit, Monsieur Baudart met la fédération belge devant ses responsabilités quant à la licence accordée, injustement selon l'homme fort namurois, au K. FC Verbroedering Geel. L'autorité du football belge est prise de court et l'intersaison va de rebondissements en déclarations à l'emporte-pièces. Finalement et Geel, et Namur sont promus. Un "compromis à la Belge" sur le dos des 17 autres clubs de D2. Se maintenant de justesse, Namur termine dernier la saison suivante, malgré l'arrivée de Georges Heylens au poste d'entraîneur, et redescend en 2008-2009. Une mauvaise nouvelle doublée d'une autre: le Président Baudart démissionne et quitte le club en lui laissant trois mois pour rembourser les quelque apportés à son arrivéeArticle du journal Le Soir du 30/07/2009.
En 2011, à Bochum en Allemagne s'ouvre un procès d'un clan d'origine croate féru de paris. Cette bande aurait placé l'UR Namur au centre d'une machination afin de truquer des matchs et ainsi amasser des sommes importantes lors de paris arrangés. Certains témoignages implique l'ancien président Baudart, mais l'ancien patron namurois n'est jamais inquiété et dès 2008, l'UR Namur a signifié à la fédération belge ses doutes et ses craintes quant à d'éventuels faits de corruptionArticle du magazine Sport Foot Magazine du 10/03/2011. Ante Sapina considéré comme un des principaux "cerveaux" de cette bande d'escrocs est condamné à cinq ans et six mois de prison tout comme son principal complice Marijo Cvrtak. Celui-ci, en son temps, s'était présenté comme "candidat repreneur" de l'UR NamurArticle du journal Le Monde du 19/11/2011.
Départ de Baudart, arrivée de L. Roméo Tentant de se stabiliser en D3, le cercle se maintient, avec une , en 2009-2010. La même année, le club salue l'arrivée de son nouvel homme fort, Lucien Roméo. Déjà président du club de futsal "Action 21", l'homme originaire de Charleroi éponge une grande part du passif du club qui espère repartir sur des bases saines. La présidence est alors confiée à Monsieur Bertrand Lebruninformation télévision régional Canal C du 02/02/2018. Mais lors de la saison 2010-2011, le club paie cher ce qui ressemble à une simple erreur administrative. La qualification du joueur Nadir Sbaa est remise en question. Transféré l'hiver précédent en provenance du R. FC de Liège, un club qui évolue dans la même série que les "Merles", le joueur n'aurait pas dû être aligné. Malgré le fait d'avoir assuré son maintien en récoltant 30 points, une réclamation déposée par les clubs rivaux de Ternat et de Grimbergen se solde par la perte de 15 points et la dégradation en Promotion..
Le retour au est dur. Le club est à la peine et assure son maintien avec une modeste finale dans une série remportée la RUW Ciney. Un an plus tard, les choses évoluent positivement, l'UR Namur remporte la de dix matchs et finit vice-championne derrière Sprimont Comblain. Lors du tour final, les "Merles" profitent du renoncement du K. Blue Star Poperinge (qui fusionne avec le K. VK Ieper pour former le K. VK Westhoek) pour atteindre le deuxième tour où ils sont éliminés par le K. Sporting Hasselt (3-1).
Lors de l'exercice 2013-2014, Namur n'est jamais dans le coup et se classe d'une série gagnée, sur le fil, par Walhain devant Liège. Durant l'été suivant, le matricule 156 défraie la chronique à son corps défendant. En cause, le transfert d'Eliaquim Mangala du FC Porto vers Manchester City, pour un montant record de plus de 53 millions d'euros. Selon plusieurs organes de presse, en vertu d'un règlement FIFA et d'un fonds de solidarité, les clubs formateurs du défenseur devraient recevoir une quote-part. Les sommes de pour Wépion et de pour l'UR Namur sont avancées.. Cinq ans plus tard, pas un centime n'est arrivé dans les caisses des deux clubs de la Province de Namur..
Le championnat suivant est copie conforme. Les pensionnaires des Bas-Prés végètent dans le ventre mou. Ils ne sont jamais ni en lutte pour la montée, ni réellement menacé de relégation.
Retour des vieux démons En 2015 et en 2016, l'UR Namur connaît de nouveau des problèmes de dettes et autres retard de paiements. À cette époque président par Bertrand Lebrun, le club est mis en liquidation en à la suite d'un défaut de paiement de cotisation à l'administration chargée de la sécurité sociale.. Ces déboires n'empêchent pas la poursuite des activités et l'équipe termine cette saison-là à une honorable de la Promotion série D, ce qui permet au club de se placer pour un tour final afin de rester au , à la suite de la réforme des différents championnats de séries inférieures. Le tournoi de fin de saison est joué, bien qu'il apparaisse rapidement que les quatre cercles engagés seront tous repêchés pour une D4 qui prend l'appellation Division 2 Amateur ACFF. L'UR Namur gagne cette petite compétition en s'imposant contre Waremme (3-0) puis au Racing Charleroi Couillet Fleurus (RCCF) (0-3).
La situation financière en général et l'ambiance en interne en particulier rendent particulièrement pénible la première compétition de D2 Amateur de l'Histoire pour des jeunes namurois qui ne quittent pratiquement jamais les sièges basculants pour terminer à la dernière place, synonyme pour le matricule 156 de descente au nouveau national, la D3 Amateur. La dernière fois que les Merles ont joué aussi bas dans la hiérarchie, ce fut lors des saisons 1984-1985 et 1985-1986, dans ce qui était encore la première provinciale namuroise. Cette fois le club ne quitte pas les séries nationales mais le coup est dur pour ses fans les plus inconditionnels. La somme d'impayés à de nombreux créanciers, dont des anciens entraîneurs et ou joueurs ne cesse de grimper..
Nonobstant sa situation précaire, le club fait l'objet d'une gestion que l'on peut qualifier poliment de "hasardeuse". En , Lucien Roméo, le principal argentier, annonce qu'il s'en va. Pour beaucoup, le vieux club ne va jamais parvenir à équilibrer sa situation de faillite. La radiation fait plus que planer. Pour plusieurs chroniqueurs elle sera un fait établi en . Les avis sont d'autant plus pessimiste qu'au même moment, la fédération menace le club de scores de forfait s'il n'apure pas ses dettes pour le .. Fin , on ne sait trop s'il s'agit d'un joli canular, d'un coup de bluff magistral ou réellement d'une opération qui finalement ne conclut pas, mais une reprise du matricule 156 par un groupe d'investisseurs franco-allemands est annoncée. Le sujet fait l'actualité des médias mais rien ne filtre vraiment, excepté un communiqué de presse, suivi d'un second qui annonce le licenciement du staff de l'équipe A.. Finalement, alors que tout le monde attend l'annonce prévue le censée présenter les investisseurs, Lucien Roméo refait parler de lui. Il s'oppose à la reprise du club et en reste l'homme fort...
Une énième fusion L'exercice 2017-2018 en D3 Amateur se termine par une nouvelle déroute sportive et une de relégable avec seulement 10 points.. Cependant, une nouvelle fusion vient au secours du vieux club en péril : l'UR Namur (156) s'unit avec le Racing FC Fosses (matricule 9408). Ce club créé le sous la dénomination de Jeunesse Fossoise comme reconstitution de la R. US Fossoise (matricule 676, créée le et radiée le ). Le matricule 8406 a changé son nom le pour devenir le Racing FC Fosses. Au moment de l'officialisation de la fusion, le club fossois, entraîné par l'ancien président de l'UR Namur Jean-Claude Baudart, vient alors remporter le titre de P1 namuroise et donc de gagner le droit de monter en D3 Amateur.