Andrée Laforest, née en 1966 à Chicoutimi, est une femme d'affaires et femme politique québécoise.

Elle est ministre des Affaires municipales, ainsi que ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean de 2018 à 2025. De 2018 à 2022, elle est également ministre de l'Habitation.

De 2018 à 2025, elle représente la circonscription de Chicoutimi à l'Assemblée nationale du Québec sous la bannière de la Coalition avenir Québec. Elle démissionne en afin de se présenter à la mairie de la ville de Saguenay.

Biographie Née en 1966 à Chicoutimi, Andrée Laforest obtient son diplôme d'études collégiales au Cégep de Chicoutimi en sciences de la nature en 1986 et termine un baccalauréat en enseignement primaire-préscolaire à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) en 1988.

Carrière professionnelle Avant de se lancer en politique, Andrée Laforest est copropriétaire de deux garderies privées ainsi que de la boutique d'articles de cuisine Eugène Allard. Elle travaille également pendant six ans à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.

Carrière politique 42 législature Lors des élections générales québécoises de 2018, elle est élue avec plus de de majorité dans la circonscription de Chicoutimi à l'Assemblée nationale du Québec sous la bannière de la Coalition avenir Québec. Quelques jours plus tard, le , elle est nommée ministre des Affaires municipales et de l'Habitation par François Legault. Elle est également nommée ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

43 législature Andrée Laforest est réélue lors des élections du avec 62,28 % des voix, une majorité de . Lors du dévoilement du nouveau conseil des ministres le suivant, elle est reconduit comme ministre des Affaires municipales mais perd la responsabilité de l'Habitation à la nouvelle venue France-Élaine Duranceau. Elle continue d'être la ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Controverse En , la ministre fait l'objet de critiques à la suite d'une enquête révélant que l'Académie des Mini-Amours, une garderie gérée par ses filles et dont elle a été propriétaire jusqu'en 2019, exigeait des paiements rétroactifs de parents pour réserver des places non encore occupées, une pratique qualifiée d'illégale par l'Office de la protection du consommateur (OPC) en vertu de la Loi sur la protection du consommateur.

Selon plusieurs témoignages recueillis par Radio-Canada, des parents ont été incités à payer plusieurs mois à l'avance pour garantir une place, et à réclamer ensuite des crédits d'impôt pour ces sommes, bien que les services de garde n'aient pas encore été rendus. L'une des gestionnaires aurait explicitement proposé cette démarche à un citoyen dans un appel enregistré.

Le couple concerné, dont l'enfant n'avait pas encore fréquenté la garderie, a déposé une plainte auprès de l'OPC. Le ministère de la Famille confirme être intervenu auprès de la garderie afin de rappeler ses obligations légales.

Dans ce contexte, la ministre Laforest a directement contacté le citoyen plaignant à partir de son téléphone personnel, après que celui-ci eut laissé un message à son bureau de circonscription. L'appel, également enregistré, montre que la ministre a exprimé à plusieurs reprises être en conflit d'intérêts, tout en posant des questions sur la situation, défendant la réputation de la garderie et niant que des pratiques illégales aient eu cours sous sa direction passée.

Plusieurs experts, dont des politologues spécialisés en éthique, estiment qu'en poursuivant cet échange malgré son conflit d'intérêts, la ministre s'était mise dans une situation problématique au regard du Code d'éthique et de déontologie des membres de l'Assemblée nationale. L'article 16 du Code interdit notamment à un député d'agir de manière à favoriser les intérêts de membres de sa famille immédiate.

L'opposition officielle, de même que Québec solidaire, demandent à la Commissaire à l'éthique et à la déontologie d'examiner le dossier. Le Parti québécois exprime des réserves, tout en souhaitant attendre les conclusions des vérifications avant de se prononcer davantage.

En conférence de presse, la ministre affirme avoir agi avec transparence, transférant le suivi du dossier à une conseillère de son bureau. Elle déclare aussi être prête à collaborer pleinement à toute enquête.

Démission Le , Andrée Laforest annonce sa démission comme ministre et députée de Chicoutimi afin de se présenter à la mairie de Saguenay lors du scrutin du suivant. Le gouvernement confie temporairement les Affaires municipales à France-Élaine Duranceau en attendant un remaniement, et la vacance du siège de Chicoutimi entraîne le déclenchement d'une élection partielle d'ici six mois. Elle soutient ne pas quitter la Coalition avenir Québec par déception, tandis que les partis d'opposition présentent ce départ comme un signe de fin de régime et critiquent le report de la rentrée parlementaire.

Résultats électoraux

Notes et références

Voir aussi Articles connexes et législatures du Québec

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