Guantánamo Kid : l'histoire vraie de Mohammed El-Gorani (aussi orthographié Guantanamo Kid ou Guantanamo kid dans la presse) est un roman graphique et une bande dessinée de reportage écrite par Jérôme Tubiana et dessinée par Alexandre Franc, publiée en par Dargaud. Le récit, qui compte 172 planches, raconte l'histoire de Mohammed El-Gorani, le plus jeune détenu de la base du camp de Guantánamo, âgé de quatorze ans au moment de son incarcération. L'œuvre a attiré l'attention de la critique dans les médias de bande dessinée mais aussi dans les publications nationales généralistes.
Synopsis Mohammed El-Gorani est un citoyen Tchadien né en Arabie saoudite en 1986. Il y a grandi jusqu'à ses treize ans. Il se rend au Pakistan pour apprendre l'anglais et l'informatique. Après un mois de séjour, il est arrêté par les services secrets et remis à l'armée américaine, interrogé, torturé puis transféré au camp de Guantánamo, où il est détenu pendant huit ans, ., ., où il endure ainsi que le froid et la soif.. Mohammed El-Gorani, avec d'autres détenus, adopte un comportement révolté qui lui vaut des sanctions disciplinaires : c'est , qui aboutit chaque fois aux coups et au cachot. Le détenu cherche même à se suicider. Néanmoins, les prisonniers font preuve de solidarité ; certains gardes se montrent sensibles à leur détresse.
Avec l'appui d'ONG, Mohammed El-Gorani est reconnu innocent le par les autorités américaines.
Les États-Unis le déposent au Tchad, pays qu'El-Gorani ne connaît pas. Son incarcération à Guantanamo le rend suspect, tout en causant des séquelles tant physiques que psychiques. Il cherche à renconstruire sa vie dans plusieurs pays d'Afrique : le Soudan, le Ghana, le Nigeria. Néanmoins, en raison de l'instabilité politique et du comportement des autorités, il subit une insécurité permanente.
Personnages Mohammed El-Gorani est un citoyen tchadien né à Médine en Arabie saoudite en 1986. Musulman pratiquant et ., il a grandi dans ce pays jusqu'à ses treize ans. N'ayant pas accès aux études., il se rend au Pakistan en pour apprendre l'anglais et l'informatique, sous une identité le présentant comme majeur afin de pouvoir voyager. Or, les attentats du World Trade Center en entraînent une vague d'arrestations. ; El-Gorani est appréhendé par les services secrets à Karachi. et remis contre paiement ( dollars) à l'armée américaine, qui l'envoie au camp de Guantánamo ; il y est détenu pendant huit ans.
Il a été accusé en 1993 (il avait six ans et n'avait jamais quitté l'Arabie Saoudite). Or, ces allégations reposaient uniquement sur des témoignages douteux ou incohérents, ainsi que l'a souligné le juge qui a ordonné sa libération. Durant son séjour en prison, El-Gorani a subi en outre le racisme des gardes.. Enfin, les autorités n'ont pas cherché à vérifier son âge réel.
L'ONG britannique Reprieve, association apportant un soutien juridique aux prisonniers de Guantánamo Bay, prend la défense d'El-Gorani en 2004, ce qui attire l'attention des médias et de Tubiana.
À sa libération en 2009, El-Gorani passe huit ans sur le continent africain. L'armée américaine le dépose au Tchad, pays qu'il ne connaît pas. Après des années de mauvais traitements pendant sa détention, il conserve des séquelles physiques et psychologiques : il est . El-Gorani cherche à reconstruire sa vie malgré les dangers auxquels il est confronté, comme la guerre du Darfour. Il ouvre un pressing pour gagner sa vie mais, face au racket de la police, il s'installe à Cotonou. De là, il se rend au Ghana, où un changement de régime politique bouleverse sa vie. Il revient au Tchad puis se réfugie au Nigeria. Ces années sont ponctuées de séjours en prison, où El-Gorani subit agressions et mauvais traitements. Tubiana souligne qu'El-Gorani continue de vivre dans l'insécurité.
Genèse de l'œuvre Après sa libération, Mohammed El-Gorani est envoyé par le gouvernement américain à N'Djaména, où en 2010. il rencontre Jérôme Tubiana, journaliste et chercheur indépendant qui a suivi les conflits au Sahel et dans la Corne de l'Afrique. Pendant deux semaines, Tubiana recueille l'histoire de l'ancien détenu. Le magazine XXI publie un article de l'auteur pendant l'été 2011. Un autre article de Tubiana paraît dans la London Review of Books. El-Gorani et Tubiana se revoient en 2017. L'élaboration de l'album prend un an. Amnesty International a participé avec Jérôme Tubiana à l'élaboration du livre. Le scénariste travaille en collaboration avec El-Gorani pour que chaque phrase de Guantánamo Kid corresponde à une citation exacte. Le dessinateur, Alexandre Franc, compte alors une dizaine de bandes dessinées à son actif. Il emploie un pour rester aussi fidèle que possible à la réalité ; El-Gorani a examiné les planches pour vérifier leur exactitude. Ce choix graphique d'un .. D'après Le Vif, dans ce récit, et le dessinateur .
Les annexes de l'ouvrage comportent un dossier documentaire sur la vie d'El-Gorani à Guantánamo et après sa libération..
Accueil critique Dans Le Monde, Laurent Carpentier souligne que l'originalité de l'œuvre vient du fait que . D'après Le Vif, ..
Le président Emmanuel Macron, à l'ouverture du Salon du livre le , . D'après Les Échos, .
Planète BD souligne la qualité narrative et graphique de ce , concluant : . Sur art., le roman graphique est décrit comme . La chronique sur BD Gest annonce un . Auracan estime que .
L'album fait partie de la sélection pour le Prix France Info 2019..
Récompense En , Le Soir décerne à Alexandre Franc et Jérôme Tubiana le prix Atomium de la BD de reportage pour Guantánamo Kid..
Postérité D'après Le Point, dans le cadre de l'opération Shoot the book au festival de Cannes, l'album est susceptible d'une adaptation cinématographique.
Notes et références
Annexes Bibliographie Institutions .
Médias nationaux . . . . . . . .
Médias régionaux .
Médias de bande dessinée . . . . . . .
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