Renaud de Mâcon, puis de Bourgogne (986-1057) est le de Bourgogne ( comte palatin de Bourgogne) de la Maison d'Ivrée au .

Biographie

986 : naissance. Fils du comte Otte-Guillaume de Bourgogne et d'Ermentrude de Roucy (fille de Renaud de Roucy, comte de Reims et seigneur de Roucy et d'Albérade de Lorraine, fille du duc Gislebert de Lotharingie et de Gerberge de Saxe). Adélaïde de Reims était l'héritière du comté de Mâcon par son premier mariage avec († 982).

995 : à l'âge de 20 ans, son père associe le frère aîné de Renaud de Bourgogne , né en 975, au pouvoir du comté de Bourgogne et du comté de Mâcon, en vue de sa succession.

1002 : âgé de 27 ans, devient comte de Mâcon.

1004 : meurt à l'âge de 29 ans. Son fils lui succède au titre de Comte de Mâcon. Otte-Guillaume partage ses terres : son fils Renaud reçoit les comtés d'Amous, Varais et Portois; Otton, son petit-fils reçoit le Mâconnais et l’Escuens. Otte-Guillaume conserve ses droits sur les comtés de la Bourgogne franque (Beaumont, Fouvent et Oscheret). Les comtes de Bourgogne conserveront pendant longtemps de nombreuses terres ou suzerainetés sur des comtés situés dans le duché de Bourgogne.

1016 : Renaud épouse Adélaïde de Normandie (1002-1038), fille du duc et de Judith de Bretagne.

1026 : de Bourgogne succède, le , à l'âge de 40 ans, au titre de comte de Bourgogne, à son père qui décède, et à son frère Guy décédé.

L'exploitation des salines (mines de sel de Salins et de Lons-Montmorot) et le développement des routes commerciales à travers le Jura assurent la prospérité de la région.

1027 : de Bourgogne est en guerre contre l’évêque-comte d'Auxerre, Hugues de Chalon. Celui-ci le fait prisonnier à ChalonGuillaume de Jumièges, Gesta Normannorum ducum.. est libéré par les troupes envoyées par son beau-père et menées par le futur duc .

1032 : (dernier roi de Bourgogne) meurt sans postérité, le . Il avait désigné son cousin l'empereur germanique en tant qu'héritier. Son neveu , fils de sa sœur aînée Berthe de Bourgogne, suscita contre Conrad le Salique, la révolte des féodaux et des prélats du royaume de Bourgogne. La guerre de succession de Bourgogne (1032-1034) ainsi entamée est soutenue par de Bourgogne, le comte de Genève, l'archevêque de Vienne, l'évêque de Saint-Jean-de-Maurienne, ainsi que l'archevêque de Lyon, , fils bâtard de Conrad le Pacifique et demi-frère de de Bourgogne.

Face à eux, Conrad le Salique a l'appui d'Héribert, archevêque de Milan, du marquis de Toscane, d'Ermengarde, veuve de , et d'Humbert de Maurienne, ancien conseiller et vassal de — aujourd'hui, plus connu sous le nom d'Humbert aux Blanches Mains.

de Blois se fait couronner roi de Bourgogne à Lausanne, par ses partisans, mais en , l'empereur se fait aussi couronner à Bâle.

La révolte échoue et le royaume de Bourgogne doit rester dans l'empire. Afin d'échapper aux armées impériales, Renaud de Bourgogne se retire à Dijon, en Bourgogne ducale où il a conservé de nombreux appuis.

1034 : l'empereur germanique prend possession du royaume de Bourgogne (en réalité du comté de Bourgogne) et reçoit le , l'hommage de ses nouveaux vassaux à Genève.

vassalise le comté de Bourgogne sur de nombreuses générations, au détriment du duché de Bourgogne et du royaume de France.

1037 : de Bourgogne et de Blois continuent la lutte contre les troupes impériales menées par et alliées, pour l'occasion, à celles du roi de France . Le , bataille de Hanol, entre Bar-le-Duc et Verdun. Mort de de Blois.

L'empereur décide de lever les sentences contre ses adversaires d’hier. de Bourgogne, chef de la coalition, reçoit, à Dijon, une ambassade de l’empereur, qui lui annonce les désirs de réconciliation de celui-ci. de Bourgogne devient comte palatin (Pfalzgraf) de Bourgogne, titre donné dans l’administration impériale germanique, à ceux qui sont chargés d’administrer les terres et de rendre la justice au nom de l’empereur. Ses successeurs continueront à porter ce titre.

1038 : transmet le royaume de Bourgogne à son fils . Il le fait couronner roi de Bourgogne à Soleure. Les grands, dont le comte Renaud et l’archevêque de Besançon de Salins, sont présents à cette cérémonie et doivent prêter hommage à leur nouveau roi.

1039 : l'archevêque de Besançon, , devient l'homme de confiance d'. L'empereur accorde alors une certaine autonomie franche et le droit de s'auto-administrer par son propre gouvernement au comté de Bourgogne. L'archevêque de Besançon est nommé chancelier et récompensé très largement pour sa totale et très dévouée collaboration.

1043 : vient à Besançon, pour se fiancer avec Agnès d'Aquitaine, nièce de de Bourgogne, et fille du duc d’Aquitaine, . À cette occasion, l’archevêque de Besançon, de Salins, obtient des droits régaliens sur la ville de Besançon (droits juridiques, politiques, fiscaux et économiques). Il est nommé prince de l’empire germanique (rang maximum avant empereur) et règne en souverain sur la cité, avec l'empereur et le pape pour seuls supérieurs. Il échappe ainsi au pouvoir des comtes de Bourgogne.

1044 : continue à favoriser ceux qui ont soutenu son père. Il donne la ville de Montbéliard au comte Louis de Mousson. de Bourgogne se révolte à nouveau contre l'empereur, allié au comte Gérold de GenèveActe de janvier 1045 publiés dans le Régeste genevois (1866), côte REG 0/0/1/198, que l'on peut consulter en ligne dans le Répertoire chronologique des sources sur le site digi-archives.org de la Fondation des Archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice (Suisse) - (Lire en ligne).. Il assiège le château de Montbéliard, mais le comte Louis défait leurs troupes et maintient ainsi l’indépendance de Montbéliard vis-à-vis du comté de Bourgogne. Les deux comtes se soumettent l'année suivante à l'empereur.

1057 : en septembre, le comte Renaud disparaît à l'âge de 71 ans. Son fils Guillaume (1057-1087), lui succède. Il était déjà associé aux décisions comtales depuis plusieurs années, et assurait l’autorité sur le comté de Bourgogne en l’absence de son père. de Bourgogne est inhumé en la cathédrale Saint-Étienne de Besançon, remplacée au par la cathédrale St-Jean, où furent transférées les sépultures des comtes de Bourgogne (chapelle du Sacré-Cœur).

Descendance De son mariage avec Adélaïde de Normandie, de Bourgogne a eu quatre fils et deux filles : dit le Grand ou Tête Hardie (1020-1087) qui lui succède comme comte de Bourgogne ; père notamment des comtes et , de Raymond de Castille, du pape et de l'archevêque Hugues ; Gui de Brionne ou Gui de Bourgogne (v 1025-1069), élevé à la cour de Normandie, qui voulut succéder au duché de Normandie contre son cousin Guillaume de Normandie (futur Guillaume le Conquérant). Il dut se séparer de ses comtés de Brionne et de Vernon en Normandie, après avoir été à la tête de la coalition des barons de Normandie, qui fut défaite lors de la bataille du Val-ès-Dunes en 1047. Gui de Brionne trouva refuge , comte d'Anjou. Au décès de de Bourgogne, il tenta de ravir pendant une dizaine d'années le comté de Bourgogne à son frère Guillaume ; Hugues de Bourgogne, dit de Superalios (cité en 1037- v 1086), vicomte de Lons-le-Saunier, sire de Montmorot, de Navilly et de Scey, marié à Aldeberge de Scey , vicomte de Lons-le-Saunier et sire de Montmorot ; Foulques de Bourgogne, alias Foulques de Joux de Grandson (cité en 1060-1114) (d'après le chroniqueur Herman de Laon), marié à Alix de Roucy (v 1055-?) (maison de Grandson) ; Aubrée de Buonalbergo.

de Bourgogne éleva par ailleurs à sa cour Robert de Nevers (1035-1098), dit "Le Bourguignon", fils de (1000-1040), son neveu. Robert de Nevers est à l'origine de la maison de Craon-Nevers. Son petit-fils Robert de Craon, dit Le Bourguignon également, succéda à Hugues de Payns en tant que second Maître de l'Ordre du Temple.

Voir aussi Bibliographie . .

Articles connexes Comté de Bourgogne Histoire de la Franche-Comté Histoire de la Bourgogne Liste des ducs de Bourgogne Liste des rois d'Italie Guillaume le Conquérant

Liens externes

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Références

Renaud 01 Bourgogne Renaud 01 Bourgogne Renaud 01 Bourgogne Catégorie:Personnalité franc-comtoise du Moyen Âge Catégorie:Maison d'Ivrée Catégorie:Personnalité inhumée dans la cathédrale Saint-Jean de Besançon