Alain Vivien, né le à Melun, est un homme politique français, membre du Parti socialiste.
Biographie Fils d'instituteur, après des études à l'université de Paris, il enseigne l'histoire comme professeur dans le second degré de 1964 à 1973. Il adhère au Parti socialiste et est élu conseiller général du canton de Brie-Comte-Robert en 1970, puis député de Seine-et-Marne en 1973. Il devient membre du Comité Directeur du Parti socialiste (1975-1978).
En 1983, il se présente, sans succès, à la mairie de Melun. Depuis 2003, il est président de l'association « Pour mieux connaître le Tchad ».
Il est surtout connu pour avoir dirigé la mission interministérielle de lutte contre les sectes. Son rapport de 1983 a été publié sous le titre Les Sectes en France (La Documentation Française, 1985).
Fonctions Mandats Secrétaire d'État aux Affaires étrangères du gouvernement Cresson (du au ) Député socialiste de la circonscription de Seine-et-Marne (1973 – 1986), puis de la (1988-1991). Conseiller général du canton de Brie-Comte-Robert (1970-1982). Maire de Combs-la-Ville (1977-1983 et 1989–1992) Conseiller municipal de Melun (1983-1989) Vice-président de l'Assemblée nationale (1982-1983)
Autres fonctions Conseiller d'État Président de la Commission DOM-TOM de la Ligue des droits de l'homme (1996 – 2001) Président du Centre Roger Ikor contre les manipulations mentales (1997 – 1998) Président de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (1998 – 2002)
Lutte contre les sectes Alain Vivien est surtout connu pour son engagement contre les sectes. Dès 1978, il est le parlementaire le plus impliqué dans une action d’information sur les sectes lancée dans le cadre de la commission des lois de l’Assemblée Nationale. Ce travail est interrompu par la dissolution de l’Assemblée Nationale de 1981. Cependant, dès 1982, le Premier ministre Pierre Mauroy lui commande un rapport, achevé en 1983 mais rendu public seulement en 1985 : Le rapport Vivien - Les sectes en France : expressions de la liberté morale ou facteurs de manipulations ?.
« La répercussion médiatique est forte en 1986 – même Michel Polac consacre un numéro de Droit de réponse aux sectesIntervention de Monsieur Paul Airiau, Docteur en histoire, lors du Séminaire Sectes & Laïcité 2003-2004 de la MIVILUDES. »
Introduction du rapport : Texte complet du rapport Vivien. Ce rapport est le premier document diffusé par un gouvernement français qui met en garde contre l’existence de au sens clairement établi de groupes dangereux et qui reprend les termes mis en avant par les associations anti-sectes comme la ou . Le rapport établit que très peu de familles sont réellement concernées par un problème de secte, mais que les familles concernées réagissent très vivement et ont constitué des associations de lutte contre les sectes. Alain Vivien alerte le Premier ministre de la pratique d’enlèvements d’adeptes appelée déprogrammation (deprogramming) par des parents, aidés par lesdites associations, en réaction au manque de réponse à leurs inquiétudes de la part des représentants de l’État. Le rapport est très alarmiste et souligne que l’opinion est très concernée par le problème notamment par l’entremise des médias.
Alain Vivien prescrit différentes mesures pour lutter contre les sectes, comme une loi permettant la mise sous tutelle d’une personne majeure adepte d’une secte sur la demande de ses parents ou de ses enfants. .
Il reviendra plus tard semble-t-il sur l’idée de légiférer contre les sectes comme en témoigne cet extrait d’interview publiée dans Le Figaro le : .
Alain Vivien prescrit également la mise en place d’un organisme rattaché au Premier ministre chargé du problème des sectes. Cet organisme est créé en 1996 sous le nom d'Observatoire interministériel sur les sectes. Alain Vivien en devient le président quand celui-ci prend le nom de Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS) en 1998.
Alain Vivien démissionne de ce poste en 2001. Son action a été vivement critiquée par des observateurs étrangers, comme le Département d’État américain, qui parlait alors de discriminations religieuses, et par des universitaires comme Massimo Introvigne du CESNUR en Italie.
Une vive controverse autour des activités publiques et associatives d'Alain Vivien et de son épouse éclate, dont le magazine Le Point se fait l’écho dans son édition du , en ces termes : Sectes : Les pourfendeurs se déchirent, actualité France : Le Point.
Après sa démission de la MILS, Alain Vivien ne paraît plus que rarement en tant qu’expert des sectes.
Principales publications avec Mireille Raunet, Les Français de l'Étranger, Paris, PUF, coll. Que Sais-Je ?, 1997 Les Sectes, Paris, Odile Jacob, 2003 À l'Orient de la Brie, Histoire de la franc-maçonnerie en brie historique, Melun, Les Éditions Amatteis, 2005
Notes et références
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