Le kangling (), est un instrument à vent de la famille des aérophones qui se traduit littéralement par « jambe » (kang) « flûte » (ling), le nom tibétain d'une trompette ou d'un cor. Cette petite trompe tibétaine en os, ne doit pas être confondue avec le hautbois tibétain nommé gyaling ni avec ceux des Mongols, les bishgüür, ever buree et bayalag buree.

Histoire gauche|vignette|Alexandra David-Néel en 1933 avec un kangling accroché à son vêtement. Photo de Une anecdote raconte que le premier Chonyi Gyatso, Chopa Lugu vécut dans la période du au milieu du , au monastère de Kathok (Wylie : ka thog) une institution importante après celle de Samye, été fondé en 1159 par le maître nyingmapa Katok Dampa Deshek (Kadampa Déshek). Ce moine se rendit célèbre pour avoir pourfendu une falaise en Chine en poussant des beuglements nocturnes accompagné de son rkang-gling, lors d'un pèlerinage en Chine (rgya nag brag bcad gcod pa)"Samten Chhosphel,  "Le premier Chonyi Gyatso, Chopa Lugu, Treasury of Lives, décembre 2011.

Facture Le kangling est fabriqué dans un fémur humain, utilisé dans le bouddhisme tibétain pour divers rituels chöd () ainsi que dans les funérailles animées par un chöpaOs Kangling. Le fémur d'un criminel ou d'une personne décédée par une mort violente est préféré, mais il peut aussi provenir d'un moine vénéré. Le kangling peut également être fabriqué avec du bois.

Jeu Le kangling n'est utilisé que dans les rituels chöd exécutés à l'extérieur du temple avec un chöd damaru et une cloche. Dans le tantrisme chöd, le pratiquant est motivé par la compassion, et il interprète le brouhaha comme une motivation, nécessaire pour invoquer des esprits affamés et des démons, afin de pouvoir satisfaire leur faim et ainsi soulager leurs souffrances. Preta () est le mot sanskrit, également connu sous le vocable de fantôme affamé, qui traduit ce caractère surnaturel, propre à l'hindouisme, au bouddhisme et au taoïsmeDestination Saigon: Adventures in Vietnam. Le chöd est utilisé avec le kangling, avec un tambour à main chöd plus grand que le damaru, et d’autres accessoires de rituels comme les phurbasLa pratique de Longchen Nyingthig Chöd "Le rire éclatant des Dakini".

Notes et références

Annexes Gyaling

Liens externes Article + photo par Jennifer Kerner.

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