Le Sacro Catino (« bassine sacrée » en italien) est un plat, exposé actuellement à la cathédrale Saint-Laurent de Gênes, qui passait pour être en émeraude et pour avoir été offert par la Reine de Saba à Salomon et avoir servi lors de la CèneJack Lindsay, Les origines de l'alchimie dans l'Égypte gréco-romaine (1986) p. 202.
Il est en verre coloré vert, de forme hexagonale d'une cinquantaine de centimètres de diamètreRichard W. Barber The Holy Grail: imagination and belief, Harvard University Press, 2004, .
Selon l'Histoire d'Outremer de Guillaume de Tyr (vers 1170) les Génois la choisirent comme butin dans une mosquée lors du sac de Césarée par les croisés en 1101. Une chronique espagnole raconte qu'il fut pris en 1147 à Almeria lors de la prise de la ville par Alphonse VII avec l'aide des Génois, qui la prirent en guise de paiement.
Son identification avec le Graal doit s'être faite après les textes de Robert de Boron et le milieu du , quand il fut généralement considéré comme une coupe ou un calice. Jacques de Voragine dans sa Chronique de Gênes (Chronicon januense, fin du ) dit que Jésus et ses disciples mangèrent dans un plat d'or ou d'émeraude lors de la Cène, et que, selon certains livres anglais, Nicodème utilisa pour recueillir le sang du Christ, un vase d'émeraude appelé Sangraal.
À Gènes Le Sacro Catino était autrefois gardé dans une armoire de fer de la sacristie dont le doyen seul avait la clef et on ne l'exposait aux regards qu'une fois l'an, placé dans un endroit élevé tenu par un prélat élevé par un cordon ; autour étaient rangés les chevaliers Clavigeri auxquels la garde en était confiée. Une loi de 1476 punissait même de mort dans certains cas ceux qui toucheraient le Sacro Catino avec de l'or, de l'argent, des pierres, du corail, ou quelque autre matière, Afin disait cette loi d'empêcher les curieux et les incrédules de faire un examen pendant lequel le Catino eût pu souffrir quelque atteinte ou même être cassé ce qui se serait avéré une perte irréparable pour la république de Gênes Cité dans Antoine Claude Pasquin Valéry. Voyages historiques et littéraires en Italie, pendant les années 1826, 1827 et 1828 ; ou l'indicateur italien, Volume 5. Le Normant, 1833 (Consulter en ligne).
Jean Danton, l'historiographe de Louis XII en fit une description en 1501 dans sa « Vie de Louis XII deuxième partie chapitre XXI » comme l'ayant vuFrançois Rabelais. Œuvres commentée de Rabelais. Dalibon, 1823. 398. Consulter en Ligne :
En France pendant le consulat Durant la campagne d'Italie menée par Napoléon Bonaparte, il fut dérobé à la cathédrale et emmené à Paris en 1809, où il fut étudié par une commission de l'Académie des sciences de l'Institut de France qui conclut qu'il était fait en verre coloré (cristal byzantin) et non pas en émeraudeCe vase d'inestimable prix est maintenant à Paris au Cabinet des antiques mais il est reconnu que ce n'est qu'un verre coloré.Dans François Rabelais. Œuvres commentée de Rabelais. Dalibon, 1823. 398. Consulter en Ligne. Il fut alors conservé au cabinet des antiques. À Gènes de nouveau Il fut cassé lorsqu'il fut rendu après la défaite de Napoléon et un morceau même fut perdu dans le trajet de Turin à Gênes. Il est exposé à la cathédrale Saint-Laurent de Gênes.
Notes et références
Articles connexes Saint Calice Graal Liens externes
Site du Musée du trésor de saint Laurent
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