François Lacharme, né le Archives départementales de l'Ain, commune de Saint-Didier-sur-Chalaronne, année 1817, acte de naissance à Saint-Didier-sur-Chalaronne dans l'Ain et mort le à Lyon Notice biographique sur le site HelpMeFind., est un rosiériste français parmi les plus fameux du XIXe siècle. Ses nombreuses obtentions portent essentiellement sur les rosiers de Noisette, les rosiers Bourbon et les premiers hybrides remontants. Ses roses étaient présentes dans les catalogues d'Europe entière, alors que Lyon était reconnue comme un grand foyer de création de roses. Biographie François Lacharme naît dans une famille paysanne à une cinquantaine de kilomètres de Lyon. Passionné par les roses, il décide contre l'avis paternel de se consacrer à cette culture et entre en 1836 chez un cousin lyonnais pépiniériste, Poncet, qui se fit par la suite un nom dans l'obtention de roses (‘Princesse de Joinville’ 1847, ‘Pauline Bonaparte’ 1847). C'est grâce à lui qu'il fait la connaissance du fameux rosiériste Émile PlantierObtenteur entre autres de ‘Gloire des Rosomanes’ avec Vibert, ‘Madame Plantier’, dédié à son épouse, ‘Eugénie Desgaches’, ou encore ‘Reine de la Guillotière’., installé rue de la Croix à La GuillotièreNathalie Ferrand, Créateurs de roses à la conquête des marchés (1820-1939), éd. Presses universitaires de Grenoble, mai 2015 . En 1838, il se rend à Paris, muni d'une lettre d'introduction à l'attention de Pirolle, éditeur de la revue Le Bon Jardinier, et mûrit son expérience. Il rencontre également Alexandre Hardy, jardinier en chef du jardin du LuxembourgOdile Masquelier, article in Les Roses anciennes en France, vol. VI, avril 2000.. thumb|right|‘Boule de Neige’ (Bourbon, 1867). En 1840, Lacharme reprend la pépinière de PlantierFrançois Joyaux, La Rose, une passion française. Histoire de la rose en France 1778-1914, 2001, édition Complexe, page 112.. Parmi ses premières obtentions, l'on compte à La Guillotière ‘Ernestine de Barante’ (1842)Historique, ‘Duc d'Alençon’ (1845)Bulletin de la Société d'horticulture pratique du département du Rhône, 1845 ou ‘Mathilde de Jouvenel’ en 1846, début d'une longue cohorte de succès. Parmi les créations qui ont rencontré un grand écho tant en France qu'à l'étranger (et notamment en Grande-Bretagne), l'on peut distinguer ‘Salet’ (1854), rosier mousseux issu de Rosa centifolia, ‘Anna de Diesbach’ (1858) ‘Anna de Diesbach’ sur le site HelpMeFind., hybride remontant aux fleurs roses à nuances rouge cramoisi, ou encore ‘Victor Verdier’Du nom du neveu (1803-1878) du fameux obtenteur lyonnais, Antoine Jacques. (hybride remontant cramoisi). L'année 1859 marque aussi l'introduction de son premier rosier de Noisette, baptisé ‘Coquette de Lyon’, un autre de couleur blanche, ‘Coquette des Blanches’ (1871) exhale un agréable parfumFrançois Joyaux, Nouvelle Encyclopédie des roses anciennes, 2005, Ulmer, p. 187. Son rosier Bourbon obtenu en 1867, ‘Boule de Neige’, est vendu alors aussi bien en Europe qu'aux États-Unis et figure toujours dans de nombreux catalogues du monde entier. thumb|right|Rose ‘Éclair’ (1883) au Japon. thumb|right|Hybride remontant ‘Alphonse Soupert’ (1884), ill. in Journal des roses (juin 1890). En ce qui concerne les hybrides remontants qui ont marqué son époque, Lacharme est l'auteur de variétés qui devinrent très en vogue et dont certaines sont toujours commercialisées : ‘Charles Lefèbvre’ (1862), ‘Madame Alfred de Rougemont’ (1862), ‘Souvenir du Docteur Jamain’ (1865), ‘Alfred Colomb’ (1865) ‘Alfred Colomb’ sur le site HelpMeFind. aux fleurs rouge foncé, ou ‘Capitaine Christy’ (1873), rose pâle, et ‘Éclair’ (1883) de couleur rouge. D'autres sont un peu oubliés, comme ‘Madame Récamier’ (1851) aux fleurs blanches, ‘Mère de Saint Louis’ (1851), aux fleurs blanches‘Mère de Saint Louis’ dans le catalogue Roses Loubert. ou encore ‘Mademoiselle Gabrielle de Peyronny’ (1861) aux fleurs rouge foncé, ‘Madame Charles Verdier’ (1865) aux fleurs vermillon, ‘Louis van Houtte’ (1869), aux fleurs rouge foncé, ‘Madame Lacharme’ (1872), aux fleurs blanches, ‘Souvenir du Baron de Sémur’ (1874), aux fleurs pourpres, ‘Hippolyte Jamain’ (1874), aux fleurs roses, ‘Mademoiselle Léonie Giessen’ (1876) aux fleurs rose pâle ou ‘Alphonse Soupert’ (1884) aux fleurs d'un rose profond et l'une de ses dernières obtentions ‘Clara Cochet’ (1886)Rose dédiée à la fille de Scipion Cochet., rose pâle. Son rosier thé ‘Madame Lombard’ (1878) est plébiscité pour les fleurs à couperMarie-Thérèse Haudebourg, Roses Jardins, 2002, Hachette, page 64..
Pendant de longues années, Lacharme est un contributeur régulier du Journal des roses, publié par Cochet et lu dans l'Europe entière. Il s'est opposé à Joseph Schwartz (qui fut son apprenti) dans une querelle dont La Revue de l'horticulture belge et étrangère et Le Cultivateur de la région lyonnaise se faisaient l'écho à propos des techniques d'hybridation et de culture de la roseOdile Masquelier, op. cit..
Il meurt en Odile Masquelier, op. cit..
Illustrations
Notes et références
Bibliographie thumb|right|‘Clara Cochet’ (1886). David Austin, Découvrir les roses anciennes, La Maison rustique, 1993 Patricia Beucher, Roses anciennes, Nathan, 1993 Simon et Cochet, Nomenclature de tous les noms de roses, Paris, 1906, 2e éd. Charlotte Testu, Les Roses anciennes, Flammarion, 1984 Eugène Verdier, , in Journal des roses, , pages 51 à 54.
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