Bully est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Bully est située au sud du Beaujolais.
Géographie Autrefois traversé par la via franciscaIl n'est pas évident de connaître l'exacte voie romaine traversant Bully qui, venant de l'Arbresle montait tout droit par l'actuel « chemin sous Bully » et « chemin du pavé » (en référence aux pavés romains dont on peut encore voir quelques vestiges dans les fossés de ce chemin près de la nationale) puis, au lieu-dit le Trève, bifurquait au nord vers Valsonne et à l'Ouest vers Tarare puis Roanne. Le nom via Francisca est en fait d'origine moyenâgeuse ce nom n'étant pas répertorié dans les voies romaines connues. Il est fort possible que ce tronçon ait fait partie de la Route de l'Océan (Lyon-Brest par Roanne, Nevers, Orléans, Tours, Angers, Nantes, Vannes, Carhaix), ou bien qu'il ait simplement fait partie d'une voie secondaire pour relier Lyon à Roanne si, comme certaines sources l'attestent, les deux grands itinéraires vers l'ouest passaient tous deux par Feurs. cf. Voies romaines en Gaule et vici.org. Dans tous les cas, comme la plupart des voies romaines en Gaule, il est fort probable que l'itinéraire existât déjà du temps des Gaulois et de l'époque du Bronze qui avait remplacé l'antique « route du bronze » des ségusiaves, Bully est situé aujourd'hui en bordure de la Nationale 7, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Lyon, entre L'Arbresle et Tarare, aux confins sud du Beaujolais, dans le département du Rhône (69).
Bully, en latin Bulliacus, serait un nom d'origine gallo-romaine qui signifierait « propriété de la famille de Bullieu », famille dont les membres furent seigneurs du village au Moyen Âge. Mais il est également possible que ce nom vienne du latin bullire (bouillir) car Bully était connu du temps des Romains pour ses sourcesBully-sur-l'Arbresle (Rhône) et ses environs, notice historique et archéologique, par A. Vachez dont la découverte à la fin du , vers la Turdine, au bout de l'actuel chemin des Thermes, de deux bassins contenant des pièces de monnaie romaines frappées sous différents empereurs, atteste la renommée de l'époque. Ces vestiges sont malheureusement perdus aujourd'hui.
De nos jours, Bully compte environ , sur une superficie de , dont 250 en vignobles qui en font la première commune viticole du canton de L'Arbresle. Le bourg, dominé par le clocher de son église et le donjon du château, constitue un pittoresque village dominant la vallée de la Turdine. Bully est entouré des communes de L'Arbresle, Sarcey, Saint-Romain-de-Popey, Savigny, Le Breuil et Saint-Germain-Nuelles
Comme bon nombre d'autres villages du Beaujolais, la plupart des maisons anciennes sont construites en pierres dorées, ce qui donne un charme particulier à ce village.
Une des principales activités économiques est la viticulture avec la production du Beaujolais. La cave des vignerons de Bully est une des plus importantes du pays Beaujolais.
L'autoroute A89 passe sur le territoire de la commune depuis le . L'accès se fait via l'antenne de L'Arbresle depuis l'est et via le diffuseur de Tarare-Est (sur la commune de Saint-Romain-de-Popey, près de Pontcharra) depuis l'ouest.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Breuil à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Bully est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de L'ArbresleUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant huit communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de L'Arbresle comprend une ville-centre et sept communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (35,2 %), zones agricoles hétérogènes (29,5 %), cultures permanentes (24 %), zones urbanisées (5,7 %), forêts (5,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Histoire
Bully et ses seigneurs
Le premier seigneur de Bully qui nous soit connu est Ythier de Bullieu. Nous savons qu'il eut quatre fils d'un premier mariage (Achard, Hugues, Guillaume et Guy) et une fille d'un second mariage qui épouse un seigneur voisin, Étienne de Varennes. À la suite d'événements relatés plus loin, la seigneurie de Bully revient à la famille de Varennes qui sera seigneur de Bully jusque vers 1370. La famille de Jarolle possède les terres de Bully de 1370 à 1410. À la suite d'une union, la seigneurie de Bully devient la propriété des Tholigny. C'est Philippe de Tholigny qui, à la fin du , fait édifier le château dont nous admirons encore aujourd'hui le donjon. Les armes de cette famille sont toujours visibles au-dessus de la porte d'entrée de la tour. En 1590, la seigneurie passe à la famille Amyot jusqu'en 1663. Clément Amyot occupe en son temps les fonctions de conseiller à Lyon, et de lieutenant à la compagnie du duc de Nemours. Le , il accueille dans sa demeure seigneuriale (le château de Bully) le roi Louis XIII, lequel préfère éviter la ville de Lyon, touchée par la peste.. En 1663, Geneviève Amyot, devenue dame de Bully, épouse Daniel Cholier, seigneur de Cibeins, et apporte ainsi la seigneurie à la famille de Cibeins, une des plus anciennes familles nobles de Dombes. vignette|Le château au début du . Après la Révolution, le château de Bully sera acheté par la famille Génissieux qui le revendra en 1885 à François Gillet, un industriel lyonnais issu d'une vieille famille paysanne de Bully. C'est son fils Edmond qui, en 1900, confiera à l'architecte Gaspard AndréAynard, la restauration du château pour lui donner l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui.
Le château ne se visite pas
La succession d'Ythier de Bullieu
Lorsque Guy, fils d'Ythier de Bullieu, entre comme moine à l'abbaye de Savigny, Ythier teste en faveur de l'abbaye, stipulant que tous ses biens reviendraient à cette dernière dans le cas où ses autres fils mourraient sans descendance. Après la mort de leur père en 1095, Achard et Hugues, répondant à l'appel d'Urbain II et de Pierre l'Ermite, s'engagent dans la première croisade (1095-1099) et périssent tous deux en terre sainte. Vers 1110, Guillaume, le dernier fils, meurt à son tour sans postérité. L'abbaye se dispose alors à prendre possession de son héritage, mais c'est sans compter sur Étienne de Varennes qui a épousé la fille d'Ythier. Étienne de Varennes conteste les dispositions testamentaires d'Ythier et réclame toute la succession des de Bullieu. Dans un souci d'apaisement, l'abbé de Savigny abandonne à Étienne de Varennes les trois quarts de la succession mais ce dernier s'empare du tout par la force ; il fortifie une grange située sur la route de Savigny et y établit une garnison chargée de rançonner les gens de Savigny. Cette maison forte est connue aujourd'hui sous le nom de "Péage". À son tour, l'abbé va recourir à la force, s'empare de la maison forte et la détruit. L'archevêque de Lyon excommunie alors les religieux de Savigny. Guichard III de Beaujeu, suzerain d'Étienne de Varennes et protecteur de l'abbaye, intervient pour mettre un terme au conflit. On parvient à l'accord suivant : l'abbaye abandonne à Étienne de Varennes le château et les terres de Bully et ce dernier cède à l'abbaye l'église et tous ses biens et renonce à son droit de péage. C'est ainsi que la famille de Varennes entra en possession des terres et du château de Bully.
Politique et administration Administration municipale
Intercommunalité Bully fait partie de la communauté de communes du Pays de L'Arbresle (CCPA).
Population et société
Démographie
Enseignement École publique (157 élèves en section primaire et maternelle) École Saint-Vincent (65 élèves en section primaire et maternelle) Halte-garderie « Les p'tits loups ».
Manifestations culturelles et festivités Fin avril - début mai : Fête des classes : bal de la Fête nationale Juillet : Intervillages (manifestation festive et sportive avec les villages avoisinants) de novembre et week-end suivant : Sortie du beaujolais nouveau Début décembre : Manifestations du Téléthon Illuminations du 8 décembre
Santé Médecins Infirmiers Kinésithérapeutes Dentiste
Sports Football-Club de Bully Tennis Club de Bully Tennis de table Amicale des boules Poney-Club Centre équestre Gym pour tous & Bully-Gym Parc de jeux pour enfants indoor, royal kids
Culture Bibliothèque (livres, CD & DVD) Club Photo Comité d'animation
Cadre de vie Boulangerie, épicerie, restaurants, bars, etc Terrains de sport (football, tennis, basket-ball, handball) Piste de Kart : Karting Évasion Caves : Agamy, Domaine de la Couvette Garages automobiles Caserne de sapeurs-pompiers