Theizé, parfois nommée Theizé-en-Beaujolais, est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie vignette|centre|redresse=1.4|Vue aérienne.
Localisation La commune se situe au sud-ouest de Villefranche-sur-Saône et à l'ouest de l'autoroute A 6 (autoroute du soleil). La départementale 338 passe en limite est de la commune et permet de rejoindre Villefranche. La D 96 passe dans le village, la D 19E y aboutit.
L'occupation du sol est majoritairement viticole.
La topographie varie de 237 à . Le village est implanté sur un coteau, autour de d'altitude.
Il surplombe la vallée du Merloux, ruisseau qui prend sa source dans la commune à proximité du hameau du Marquison puis se jette dans le Morgon, affluent de la Saône, sur la commune de Gleizé. La vallée forme un lacet en U tout autour du village. Le ruisseau prend sa source au lieudit le Marquison, en limite nord-ouest, descend vers le sud-est jusqu'au Beauvallon, continue vers l'est puis change à nouveau de direction vers le nord-est en longeant les coteaux boisés des Bois Bourland et Bois BrûléCarte IGN.
alt=Église de Theizé|vignette|Église de Theizé.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Porte des Pierres Dorées à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Theizé est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Val d'OingtUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant neuf communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Val d'Oingt comprend deux villes-centres (Val d'Oingt et Chessy) et sept communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (47,9 %), prairies (29,2 %), forêts (14,1 %), zones urbanisées (6,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie vignette|Panneau d'entrée dans le village.
Histoire Première mention de Theizé au : le village vit dans l'ombre de son puissant voisin, Oingt, dont les seigneurs dominent la région. En 1217 puis en 1221, Guichard III d'Oingt, dépensier, demande de l'argent à son seigneur-suzerain, le comte-archevêque de Lyon, Renaud de Forez. En échange, celui-ci lui demande de céder ses droits et usages sur la paroisse de Theizé à l'abbaye de Savigny : Theizé entre dans l'orbite de Lyon (et de Savigny) jusqu'à la Révolution. Les Muscadins de Theizé
Un épisode de l'histoire lyonnaise a pour cadre la commune de Theizé et plus généralement les Bois d'Alix tout proches. Il a durablement marqué la mémoire collective dans la commune voire dans tout le sud du Beaujolais. Il s'agit de la retraite que firent en , les troupes royalistes du général Précy alors que la ville allait être investie par les forces de la ConventionD'après J. Branciard, Les Muscadins de Theizé : histoire et mémoire, Villefranche-sur-Saône, Éditions du Poutan, 2009.
L'objectif de ces soldats et des civils qui les accompagnaient (entre selon les sources crédibles) était de passer la Saône au niveau de Trévoux, puis de gagner la Suisse. Le vers 9 h du matin, ils empruntèrent la porte de Vaise. Serrés par la troupe de ligne, harcelés par les habitants des campagnes traversées, ces soldats appelés aussi « Muscadins », gagnèrent la commune de Morancé, après douze heures de marche et de combat.
Cette colonne forte de 250 à 500 hommes et toujours commandée par Précy, se dirigea ensuite vers les bois d'Alix, où les royalistes purent prendre une heure ou deux de repos dans le froid et l'humidité. Il apparaît que la débandade qui avait commencé dès la plaine des Chères, s'est alors amplifiée, beaucoup préférant rechercher le salut individuellement ou par petits groupes. Cependant, un habitant de Theizé, le boulanger Antoine Danguin, commissaire du canton du Bois d'Oingt, s'employait à faire cerner les bois d'Alix en disposant alentour des piquets de gardes nationaux des communes de Frontenas et de Theizé. Au sortir des bois d'Alix, aux confins des communes d'Alix, Frontenas et Theizé, le général Précy, confronté à un de ces piquets, prit pour guides les quatre hommes qui le constituaient. Lui et ses compagnons allaient alors errer pendant plus de 24 heures, principalement sur le territoire actuel de la commune de Theizé.
Le onze au matin le reste des troupes lyonnaises se rassemble à Oingt pour filer vers Saint Romain de Popey, terme tragique de son périple. Les derniers muscadins (80 à 100) sont en effet exécutés ou capturés par les hussards soutenus par une foule de gardes nationaux venus de tout le département. Le général Précy, quant à lui, parvient à s'enfuir et à trouver refuge à Sainte-Agathe-en-Donzy. S'il est avéré que les fugitifs lyonnais ont eu affaire tout au long de leur trajet aux attaques des habitants des campagnes alertés par les autorités conventionnelles, il est également établi que cette traque a pris une certaine ampleur dans les bois d'Alix, à proximité de Theizé.
Au , l'activité économique de la commune tourne autour de la viticulture qui, comme partout en Beaujolais, connaît un fort développement et des carrières de pierres dorées. De nombreuses maisons bourgeoises sont alors construites dans le village comme dans les hameaux de la commune (Boîtier, Ruissel...). L'expansion viticole ralentit avec la crise du phylloxéra qui pénètre le Beaujolais à partir de 1871.
Politique et administration vignette|Mairie.
Population et société Démographie
Manifestations culturelles et festivités Festival de musique classique : Les Rendez-vous de Rochebonne, depuis 2005, en septembre. Festival de théâtre : Les Rencontres de Theizé, depuis 2012, en juin.
Enseignement École maternelle et primaire.
Économie
Boulangerie Restaurant « La Feuillée » Salon de coiffure L'Epicerie des Colibris - Epicerie de Proximité – Bio et Local ZAC du Maupas
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments
Le château de Rochebonne, rasé pendant la guerre de Cent Ans, puis reconstruit au par un membre de la famille de Madame de Sévigné Le château de Rapetour Le château de Cruix L'église, construite entre 1898 et 1905, son clocher (inachevé) domine la place principale du village. La vieille église : sa nef romane, date des (restes d'arcatures romanes et présence d'un armarium dans le mur nord). Agrandie au en style gothique flamboyant, par la création d'un superbe chœur à clé de voûte pendante (daté de 1536) et l'adjonction de quatre chapelles latérales (côté Sud). Elle est réaménagée en 1608 avec la construction d'un narthex et probablement à la même époque, d'un escalier à vis communiquant avec le château de Rochebonne. L'église Saint-Antoine de Theizé (ou nouvelle église), bâtie entre 1903 et 1905. Chapelle Saint-Hippolyte : réédifiée en 1602 par Claude Meyssonnier, curé de Theizé. La Madonne, œuvre du sculpteur lyonnais Félix Dumas, qui domine le village et le protège, bénite par le cardinal-archevêque de Lyon Pierre Gerlier le . La Croix des Enfants, édifiée en 1567, située place de l'Église : il s'agit d'une colonne appelée «Croix des Enfants de Theizé » ou « Croix des Tailleurs de Pierre » érigée le .On retrouve les emblèmes des tailleurs de pierre sur le fût : le marteau taillant, le niveau, le compas et le ciseau ainsi que l’inscription : « MOT FAICT FAIRE LES ENFANTS DE THEYSE LE Per 1567 » Dans les niches ont été placés en 1996 : la Vierge, Saint Antoine – ermite – patron de la paroisse (et son cochon), Saint Roch (avec son roquet, fidèle compagnon qui le soulageait en léchant la plaie de sa jambe) et Saint Claude, évêque, patron des tailleurs de pierre. Nombreux lavoirs (au village, en Radix...) puits et croix dispersés sur le territoire communal.