Murat-sur-Vèbre est une commune française située dans le département du Tarn en région Occitanie. La commune est dans le Lacaunais ; c'est un ensemble de plateaux où l'élevage de brebis laitières est prépondérant.

Incluse dans le parc naturel régional Haut-Languedoc, elle possède un patrimoine naturel composé de trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Géographie Localisation et communes limitrophes La commune de Murat-sur-Vèbre est dans le département du Tarn, en région Occitanie et est limithrophe du département de l'Hérault.

Elle se situe à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires. d'Albi., et à de Lacaune..

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Lacaune ainsi que dans son bassin de vie, et dans la zone d'emploi de Castres-Mazamet de Lacaune.

Communes limitrophes

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Le territoire de la commune est situé dans les monts de Lacaune.

Hydrographie vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Murat-sur-Vèbre.

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne.. Elle est drainée par un réseau hydrographique de de longueur totale..

Le Dourdou de Camarès, longueur totale de , prend sa source dans la commune et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le Tarn à Saint-Izaire, après avoir traversé .

La Vèbre, longueur totale de , prend sa source dans la commune et s'écoule vers le sud puis se réoriente vers le sud-ouest. Elle se jette dans l'Agout à La Salvetat-sur-Agout, après avoir traversé .

Le Viau, longueur totale de , prend sa source dans la commune de Barre et s'écoule vers le sud. Il se jette dans la Vèbre à Nages, après avoir traversé .

Climat

En 2010, le climat est classé de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine. La commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Sud-est du Massif Central »..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne était de . L'amplitude thermique annuelle était de . Le cumul annuel moyen de précipitations était de : de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle était de et le cumul annuel moyen de précipitations était de . .

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Paysages gauche|vignette|redresse=1.4|Les Monts de Lacaune avec les puechs principaux, les points de vue majeurs, la RD 622 et le Chemin de Saint-Jacques La commune de Murat-sur-Vèbre () se situe sur le territoire de la montagne en Haut-Languedoc, un promontoire de moyenne montagne (400 - ) dominant les régions voisinesCharte architecturale et paysagère des Hautes Terres d'Oc, 2015-2017, PnrHL. Ses paysages sont marqués par ses rivières, ses torrents et ses zones humides (la source de la Vèbre). Le barrage hydroélectrique du Laouzas, construit de 1961 à 1966, a englouti une partie du hameau de Peyroux et est devenu un espace de loisirsRobert Calas, Laouzas-Fraïsse-Montahut Histoire de l'aménagement hydroelectrique EDF, C.R.P.R., 2016.

Le paysage est marqué par les puechs : le Plo de Canac () dominant la vallée du Dourdou ou le bois de Lause () surplombant son bourg. La forêt occupe une large place : les hêtraies qui font l'identité de la commune (Lause, La Capelle) ; les chênaies (La Ramasse) et les résineux largement plantés dans les années 1950 sur la déprise agricole ; et la châtaigneraie, autour de Canac, sous l'influence méditerranéenne.

La moitié du territoire est occupée par des terres agricoles qui proposent un paysage "bocager". Suite plus ou moins lâche de prairies, pelouses, cultures (céréales et fourrages), clairières (dues aux diverses pratiques agricoles et à l'élevage d'ovins et de bovins). La trame bocagère traditionnelle, avec des haies de houx, de frênes ou de hêtres, plus resserrée, se trouve autour de La Bessière, une terre surnommée "la Terre Sainte". Le territoire est habité depuis toujours de façon rurale, en constellation de hameaux, de fermes isolées. Un bourg principal voit se rejoindre Vèbre et Graissentous.

Une Charte architecturale et paysagère s'applique au territoire depuis 2017. Son objectif est de maintenir l'équilibre agropastoral et forestier, de valoriser les paysages ressources et de conserver l'identité architecturale du bâti.

Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée...

La commune fait partie du parc naturel régional du Haut-Languedoc. Créé en 1973 et d'une superficie de , il s'étend sur et deux départements.. Implanté de part et d’autre de la ligne de partage des eaux entre Océan Atlantique et mer Méditerranée, ce territoire domine les plaines viticoles du Languedoc et les étendues céréalières du Lauragais.

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique. Son but essentiel est d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : les « Pont de la Mouline, vallée du Dourdou d'Arnac à Brusque, forêts du Haut-Dourdou, du Mayni et de Saint-Thomas » (), couvrant dont trois dans l'Aveyron, deux dans l'Hérault et une dans le Tarn. ; et les « versants et crêtes des Plo de Canac et puech de Canac » (), couvrant dont une dans l'Aveyron et une dans le Tarn. et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « bois, landes, pelouses et zones humides des environs du lac du Laouzas » (), couvrant dont deux dans l'Hérault et trois dans le Tarn..

Espaces naturels sensibles À l'initiative des départements, des territoires peuvent être reconnus pour leur forte valeur écologique. Ils peuvent être choisis pour y favoriser des actions de connaissances, de valorisation et de restauration des milieux.

La commune dispose des ENS suivants : la vallée du Haut-Dourdou, les deux zones humides des Méandres de la Vèbre () et de la tourbière de la Salesse ()Étude diagnostic de l'ENS "Les méandres de la Vèbre, Département du Tarn, Bibliothèque municipale Murat-sur-Vèbre.. Deux autres zones humides du bassin versant de la Vèbre sont répertoriées, la Grifouléde et Lagarde.

Urbanisme Typologie Au , Murat-sur-Vèbre est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lacaune, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (51,9 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,8 %), prairies (23,7 %), terres arables (14,9 %), zones agricoles hétérogènes (13,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,9 %), zones urbanisées (0,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,2 %)..

L'IGN met à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Lieux-dits, hameaux et écarts Les hameaux et écarts de la commune de Murat-sur-Vèbre sont :

Des hameaux s’appelent également Peyroux, Condomines dans la commune de Nages. Le hameau de Moulin-Mage jouxte l’actuelle commune de Moulin-Mage, il en est séparé par le ruisseau du Viau.

Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 806, alors qu'il était de 786 en 2016 et de 788 en 2011..

Parmi ces logements, 45,7 % étaient des résidences principales, 46,7 % des résidences secondaires et 7,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,3 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Murat-sur-Vèbre en 2022 en comparaison avec celle du Tarn et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (46,7 %) supérieure à celle du département (7,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Murat-sur-Vèbre en 2022. Typologie Murat-sur-Vèbre. Tarn. France entière. Résidences principales (en %)45,783,882,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)46,77,49,7 Logements vacants (en %)7,68,78

Projets d'aménagement Le Contrat bourg centre Occitanie signé le avec la Région, le Département, la Communauté, le PnrHL et la CAUE du Tarn définit les projets de développement selon quatre axes : soutien à l'économie locale, services à la population, cadre de vie, valorisation du patrimoine culturel..

Ces projets sont soutenus par l'État dans le cadre du contrat Petites villes de demain signé en avril 2021Le contrat concerne trois communes avec Lacaune et La Salvetat-sur-Agout.

Soutien de l'économie locale Trois opérations de soutien sont recensées : l'acquisition de l'usine agroalimentaire de Candoubre, pour symbolique, avec l'installation d'une entreprise artisanale de salaison (2019) ; un projet d'une halle couverte pour héberger le marché hebdomadaire ; la réouverture du bar-restauration rapide, par l'acquisition du bâtiment soutenu par l'opération nationale 1000 Cafés du Groupe SOS(inauguration ).

Services à la population