Frédéric Henry Le Normand de Lourmel, né le à Pontivy et tué le à la bataille d'Inkerman en Crimée, est un général de brigade français.

Biographie Fils de l’officier de carrière Louis François Le Normand de Lourmel et de Jeanne Minet de la Villepaye (héritière du manoir du Vauclair en Pléneuf)., Frédéric Henry Le Normand de Lourmel est issu d'une famille noble bretonneLa filiation donne ceci comme éléments : Pierre Le Normant, seigneur de Noyal, en Noyal-sous-Lamballe, (Côtes d'Armor), maintenu noble en Bretagne, le 11 février 1669. François-Aimé Le N. deL., capitaine au régiment de Beauvoisis le 27 juin 1727, gentilhomme d'honneur de M. le maréchal, duc de Fitz-James aux États de Bretagne de 1772, incarcéré aux Ursulines de Lamballe, le octobre 1793, mort le 4 pluviose an II. François-Jacques-Gabriel Le N. de L., lieutenant de la division de cannoniers gardes-Côtes de Saint-Brieuc, incarcéré au Grand Séminaire de Saint-Brieuc le 11 octobre 1793 .François-Victor-Aimé, désigné d'office pour servir dans les gardes d'honneur de l'Empereur en mai 1813, atteint de trois blessures à la bataille d'Erfürth, le 23 octobre 1813, commandant de la Légion de Lamballe du juin 1815 jusqu'à la fin des cent jours ().. Il est né au , rue Neuve à « Napoléonville », nom que portait alors Pontivy dans le Morbihan.. .

Très tôt, son père disparaît. Le jeune Frédéric vit alors son enfance dans un entourage exclusivement féminin entre sa mère et ses deux sœurs. Après des études secondaires au Collège RoyalCe collège correspond au lycée Joseph Loth actuel. de Napoléonville, il entre à l'école militaire de Saint-Cyr le et en sort sous-lieutenant le .. À partir d', il participe à la conquête de l'Algérie par la France. Il y reste une dizaine d'années pendant lesquelles il se distingue par sa bravoure en de nombreuses expéditions. Promu capitaine le , capitaine adjudant-major le , il devient chef de bataillon au d’infanterie de ligne, chef de bataillon du à pied le , lieutenant-colonel du le , colonel du le .. Il s’illustre au combat et reçoit treize citations à l'ordre de l'Armée.. Il est reconnu pour les charges qu’il mène, baïonnette au fusil et sabre en main, vers l’ennemi, notamment à la bataille de Zaatcha (Algérie) et lors de la campagne de Kabylie, en 1850.. La même année, il épouse Jeanne des Roches de Chassey. Ce mariage restera sans descendance et la comtesse de Lourmel (1823-1870), une fois veuve, deviendra dame d'honneur de l’impératrice Eugénie.. Le , sur proposition du ministre de la guerre, il est nommé aide de camp du Prince Président de la République Napoléon III et reçoit le grade de général de brigade le suivant.

Conseiller du canton de Pontivy à partir de 1852, il est élu président du conseil général du Morbihan le , est réélu en 1853 et 1854..

Sur sa demande, il quitte l'Empereur et est nommé, le , commandant de la d'infanterie de la de l'Armée d'Orient qui prend part à la guerre de Crimée. Lors de la bataille d’Inkerman (Crimée), il repousse avec la , une tentative de sortie des troupes russes assiégées dans Sébastopol et est mortellement blessé par une balle qui lui traverse la poitrine. Il reçoit une inhumation de prestige qui reproduit la tradition capétienne de la (Mos Teutonicus) : sa dépouille est ramenée et inhumée dans le cimetière de Pléneuf. le , tandis que sa veuve fait transférer son cœur dans l'église Notre-Dame-de-la-Joie de Pontivy le .

Hommages et distinctions Chevalier de la Légion d’honneur en 1843, il est fait commandeur le . Par décret de l'Empereur Napoléon III du ., le village algérien actuel d'El Amria prend le nom officiel de « Lourmel » lors de sa fondation en 1856. dans diverses villes de France, ainsi qu'une station de métro de Paris portent le nom de Lourmel, nom de convenance pour Le Normand de Lourmel. Né à Pontivy, le général y est particulièrement honoré. Dès 1854, le maire de la commune, Pierre Jouanno, propose que la rue Neuve, au où est située la maison natale du général, soit renommée rue de Lourmel.. Dans l'église Notre-Dame-de-la-Joie de Pontivy, une plaque de marbre, à droite du maître-autel, marque l'emplacement où repose le cœur du général de Lourmel.. La statue du général, réalisée par le sculpteur Joseph de Nogent, située place Aristide-Briand (place couramment appelée "La Plaine") est élevée en 1861Corinne Prével-Montagne, "La représentation des grands hommes dans la sculpture publique commémorative en Bretagne 1685-1945", thèse de doctorat, Rennes II, t. 4, 2004, . Elle est démontée le et fondue, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreuxPendant les guerres, les statues en bronze sont réquisitionnées car leur métaux, alliage d'étain et de cuivre, sont mobilisés pour l'industrie et l'armement. On enlève les statues pour les fondre et leur socle de pierre reste vide.. Une nouvelle statue provenant du village algérien de Lourmel, réalisée par le sculpteur Ernest Diosi, est installée square Langlais en 1963. puis sur la Plaine en 1994.. Cette sculpture fait partie de la liste des œuvres d'art dans l'espace public du Morbihan.

Publications

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie Colonel Régis Le Bouteiller des Haries, « Le général Frédéric de Lourmel, un héros de Pontivy », Bulletin de l'Association Bretonne, Tome CXI, 2002,

Articles connexes

Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire-Français; éd. 2016, p.242: .

Liens externes

Le général Frédéric de Lourmel

Catégorie:Naissance en juillet 1811 Catégorie:Naissance à Pontivy Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Général français du Second Empire Catégorie:Nom de convenance Catégorie:Président du conseil général du Morbihan Catégorie:Décès en novembre 1854 Catégorie:Décès à 43 ans Catégorie:Militaire français mort au combat