Les X 2400 sont une série d'autorails monocaisse de la SNCF. Les XABDP 2400, dits unifiés 600 ch, construits à 79 exemplaires de 1951André Papazian, Autorails de chez nous, éditions MDM. à 1955. Ils comportent 12 places de et 56 de classe, avec une longueur de et sont capables d'atteindre une vitesse maximum de . Ces autorails ont la possibilité d'être attelés à des remorques ou jumelés, chaque élément ayant son propre conducteur, communiquant entre eux par signal sonore.
Historique La série des X 2400 a été mise en service sur le réseau ferroviaire aux côtés des X 3800 dit Picasso. Ces autorails vont entrainer la disparition progressive de la traction à vapeur et renouveler le parc d'autorails.
La série se trouve à sa mise en service, affectée au dépôt de Limoges et utilisée pour les lignes à forte rampes du Massif central. Les autorails sont quelquefois attelés à des remorques unifiées XR 7300, 7800 et 8100 notamment.
De nombreux dépôts vont aussi recevoir des engins neufs dont Grenoble - avec les X 2410, X 2414 et X 2445 en 1954, Rennes, Lyon-Vaise, Marseille, etc. Les X 2400 seront vite accompagnés par la série des X 2800 équipés d'un seul moteur, mais plus puissant.
Le coût de maintenance des X 2400 étant bien supérieur à celui des X 2800 équipés d'un seul moteur, la série sera mutée progressivement au dépôt de Rennes, pour des lignes moins difficiles.
L'arrivée des X 2100 et des X 2200 dans les années 1980 va permettre la mise en retraite de la série qui se terminera en 1989..
L'X 2464 sera retiré du service en 1988 pour être transformé en engin de mesures des installations électriques. Il aura dès lors la livrée Corail, à base de gris foncé, d'orange et de blanc avec mise en place de cartouches d'engins de mesures.
Plus d'une dizaine d'exemplaires seront sauvegardés.
Il existe deux sous-séries de X 2400 : XABDP 2401 à 2469 avec une masse , avec deux moteurs 517 G Renault de (340 ch). XABDP 2470 à 2479 avec une masse , avec deux moteurs Saurer de (320 ch).
Services assurés Ces autorails ont circulé sur tout le réseau français et notamment sur : Paris-Nord - Beauvais Rennes - Saint-Brieuc Rennes - Saint-Malo Rennes - Nantes via Redon Nantes - Ligne de Savenay à Landerneau - Brest Brest - Morlaix - Saint-Brieuc - Rennes Ligne de Morlaix à Roscoff Ligne de Bréauté à Fécamp Grenoble - Marseille via Veynes par la ligne des Alpes (de 1954 à 1962) Clermont-Ferrand - Marseille via Nîmes à la création de la relation « Le Cévenol » (de 1954 à 1959) Lyon - Toulouse via Le Puy, Mende et Albi Bordeaux - Mont-de-Marsan via Morcenx Bordeaux - Sarlat via Le Buisson Bordeaux - Limoges via Périgueux Limoges - Agen Nantes - Limoges via Poitiers Ligne de Tours à Saint-Nazaire - Le Croisic Nantes - Saint-Gilles-Croix-de-Vie (X 2423) Clermont-Ferrand - Montluçon Marseille - Toulon Toulouse - Auch
Dépôts titulaires Amiens (affectation temporaire) Batignolles-Remblai (affectation temporaire) Caen (de 1954 à 1960) Châlons-sur-Marne, devenu Châlons-en-Champagne, (affectation temporaire) Grenoble (avec 3 exemplaires en 1955 (X 2410, X 2414, X 2245), puis 4 exemplaires (jusqu'en 1962), au Centre autorails de Grenoble) Limoges (de 1967 à 1987) Lyon-Perrache (annexe traction, et affectation temporaire de 1951 à 1952) Lyon-Vaise (de 1952 à 1961) Longueau (de 1966 à 1969) Marseille-Blancarde (de 1969 à 1974) Marseille-Saint-Charles (de 1955 à 1964, puis transfert à Marseille-Blancarde) Metz-Sablon (affectation temporaire en 1973) Montluçon (affectation temporaire de 1951 à 1966) Nancy-Heillecourt (X 2470 à X 2479, de 1955 à 1966) Nantes-Blottereau (de 1960 à 1966) Nîmes (affectation temporaire de 1967 à 1969, puis transfert à Marseille-Blancarde la même année) Rennes (de 1955 à 1989, dernier dépôt titulaire) Rouen-Orléans (de 1955 à 1966) Sotteville (de 1958 à 1978) Strasbourg (de 1954 à 1966) Toulouse (de 1951 à 1962)
Engins conservés X 2403 : sauvegardé par le Gentiane express. . X 2419 : Train Touristique de la Vallée du Loir (TTVL), circule entre Thoré-la-Rochette et Troo. . X 2423 : Chemins de fer du Centre-Bretagne (CFCB) à Loudéac depuis X 2425 : Chemin de Fer du Haut Forez depuis (ex Quercyrail) X 2426 : Chemin de fer touristique Pontarlier-Vallorbe depuis (consulté le 03/01/2026). ex-Train touristique du Cotentin, vendu en 1995 à Pontaurail.
Hors service, conservés pour pièces, ou ferraillés X 2402 : Stationné à Saint-Dié. Démantelé en 2004 X 2413 : Pupitre de conduite préservé et en exposition à la Cité du train X 2416 : Préservé par le CFTA, Réseau Breton de Carhaix (à l'état d'épave, a été démantelé) X 2429 : Préservé par le CFTA, Réseau Breton à Carhaix (démotorisé). Il a été revendu à la SNCF car cette dernière n'avait plus de pièces de rechange pour celui qu'elle avait conservé (X 2464), il a été démantelé au chantier de Culoz dans L'Ain. X 2431 : Train à Petite Vitesse des Morins (TPV) entre Boulogne-sur-Mer et Desvres. Ferraillé en 1998. X 2448 : Propriété d'un particulier, stockée à Oignies. Démantelé en à cause de son trop mauvais état de conservation. Des pièces détachées ont été récupérées pour l'X 2403. X 2464 : Engin de mesure des installations électriques SNCF. Retiré du service le , garé au Mans.. X 2468 : Train touristique de Guîtres à Marcenais, puis acquis en 1992 par le CFTSA. Revendu en 2007 (consulté le 25/08/2009) à la SNCF pour servir de pièces de rechange. Démantelé au chantier de Culoz en 2014. X 2475 : un temps envisagé pour le musée de Saint-Étienne, projet abandonné et engin ferraillé
Accidents et incidents
L' X 2449, tractant une remorque unifiée et deux XR 8800 a été détruit le lors de la collision frontale de Châteaubourg.
Modélisme Des artisans tels que Loco-diffusion ou Atmofer ont édité le X 2400 en kit ou monté. La firme Electrotren a reproduit à partir de 2008 plusieurs versions de cet autorail en HO., modèle repris par Jouef en 2019 avec quelques améliorations (nouvelles numérotations, sonorisation, numérisation)..
Galerie de photographies
Bibliographie Jacques Defrance, Les Engins Moteurs Français (SNCF) 1.7.1982, Éditions Frank Stenvalls, 1983. Jehan-Hubert Lavie, Jean-Paul Demoy, Vincent Cuny, Jean-Paul Quatresous, « Les portraits du rail - X 2400 & X 2051 : en ligne, les montagnards sont là. », Ferrovissimo n°22, . Jerôme Mourier , « Un X 2400 avec sa remorque sur l'étoile de Veynes », Voies Ferrées n°169, septembre-. Olivier Constant, Encyclopédie du matériel moteur SNCF - Tome 4 : Les autorails des années 1950 à nos jours (2), hors série Le Train. Cévenol Express, DVD, La Régordane. Page consacrée aux autorails U 600 ch
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Autorails unifiés de la SNCF : X 5500 et X 5800, autorails unifiés ; X 3800 « Picasso », autorail unifié ; X 2400, autorail unifié . Matériel moteur de la SNCF Matériel moteur préservé de la SNCF
Catégorie:Autorail Decauville Catégorie:Autorail Renault Catégorie:Ancien autorail de la SNCF