Les X 4900 sont une petite série de treize autorails tricaisses (deux motrices encadrant une remorque), cinquième et dernière série de la famille surnommée « Caravelles » dans l'ordre des numérotations. Ils appartiennent au parc moteur de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), qui les classifie dans les éléments automoteurs diesel.

Ils ont circulé en service commercial sur le réseau ferroviaire français (sud-est et Normandie principalement) de 1975 à 2016. Deux rames ont été préservées.

Histoire et description Caractéristiques techniques vignette|gauche|X 4918 en livrée et cabine d'origine, ayant inspiré la livrée Bleu d'Auvergne. Dès 1964, soit un an après la sortie des premiers X 4300, la possibilité d'obtenir des rames de plus grande capacité, de plus grande puissance et roulant plus vite en associant deux motrices d'EAD encadrant une remorque est évoquée.

Le projet se concrétise avec la commande auprès d'ANF Industries, en 1973-1975, des treize rames de mises en service entre et . Ces autorails sont dérivés des X 4630 avec qui ils partagent les mêmes moteurs Saurer de ainsi qu'une boîte de vitesses hydraulique Voith pour chaque moteur. Schématiquement, la rame est composée de deux motrices de encadrant une remorque pourvue d'une intercirculation à chacune de ses extrémités. En raison de cette configuration, leur puissance massique est améliorée de près de 20 % par rapport aux et leur vitesse maximale portée à comme pour les X 4750 contre (, X 4500 et ).

Configuration d'origine L'aménagement intérieur marque une rupture par rapport aux autres séries de Caravelles ; il se caractérise par une nette amélioration du confort des passagers avec l'abandon des banquettes en seconde classe (cinq places de front) au profit de sièges individuels (quatre places de front). Un ainsi configuré offre une capacité de assises dont 32 en première classe.

L'esthétique est différente des autres autorails avec une livrée bleue (bleu anglais 208), blanche (blanc grisâtre TGV 708) et grise (gris argent 806) à leur livraison, découpe de peinture ensuite reprise sur les X 2100 ainsi que sur les X 2800 et Z 7100 rénovés.

Rénovation Les dix automoteurs appartenant à la Haute-Normandie font l'objet d'une rénovation lourde sur le modèle des . Les faces avant des rames rallongées de , sont radicalement modifiées et reçoivent un bouclier de protection, le poste de conduite est réaménagé en conséquence. Les suspensions des bogies sont modifiées pour tenir compte de l'augmentation de masse qui en découle. Les espaces voyageurs sont réaménagés en classe unique avec remplacement des sièges sur le modèle de ceux des Z 23500, création d'un espace bar, d'un emplacement pour suspendre quatre vélos, installation d'un système de vidéosurveillance..

Les trois éléments du parc TER Basse-Normandie bénéficient au début des années 2000 d'une révision générale à la suite de laquelle ils conservent leur livrée d'origine sans être rénovés comme les dix autres unités de la série.

Carrière Services assurés vignette|redresse=1.2|Lignes parcourues par les (en gras, les dépôts titulaires). Bien que la numérotation des suive dans l'ordre numérique celle des X 4750, ils sont mis en service deux ans avant ces derniers.

Les six premiers engins de la série sont affectés au dépôt de Marseille-Blancarde, en remplacement des autorails X 2400 et X 2800 sur la relation Marseille - Briançon. En 1975, l'essai d'un a lieu sur Grenoble - Veynes. Leur puissance supérieure est très appréciée sur les services voyageurs des lignes à fort profil des Alpes du Sud dont la relation Marseille - Briançon, mais ils circulent aussi durant un été sur la relation Marseille - Grenoble via Veynes sur la ligne des Alpes. Les sept autres engins de la série sont attribués au dépôt de Sotteville-lès-Rouen.

Le ont lieu des cérémonies pour la célébration du centenaire de la ligne de Veynes à Briançon avec la circulation d'un train spécial Veynes - Briançon - Veynes, tracté par la locomotive à vapeur (série 141 R), avec le baptême de l'autorail triple « Ville de Veynes », tête de la série édition des Hautes-Alpes du journal Le Dauphiné-Libéré du 14 juillet 1975...

En Haute-Normandie, les de Sotteville circulent souvent accouplés aux automoteurs X 4500 et X 4750 autour de Trouville-Deauville, Caen, Cherbourg, Rouen-Préfecture, Saint-Valéry-en-Caux, Dieppe jusqu'à Rennes avec desserte sur Saint-Malo ainsi que Le Mans et Tours, dans la limite de sept caisse maximum. Le reste de la série rejoint ses consœurs à Sotteville après l'arrivée des BB 67400 au service TER. Malgré l'arrivée des X 72500 et surtout des X 73500, les continuent de rouler en complément des nouveaux automoteurs, en particulier sur Rouen - Dieppe. Les X 76500 livrés en 2004 circulent entre Caen et Rouen aux côtés des .

En Haute-Normandie, la livraison des Régiolis entraîne directement la radiation des . En Basse-Normandie, ils sont évincés par des X 72500 eux-mêmes remplacés par les Régiolis.. Les deux dernières rames de la série sont radiées le .

Parc Au cours de leur existence, seuls deux dépôts entretiennent les : Marseille-Blancarde et Sotteville-lès-Rouen. Les six premières rames de la série sont réceptionnées à Marseille-Blancadre de mai à . Les sept exemplaires suivants sont réceptionnés de à par Sotteville-lès-Rouen. En , les unités marseillaises rejoignent celles de Sotteville et le parc n'évolue plus jusqu'à la radiation en 2016. Les engins marseillais sont les seuls à être dotés de chasse-pierres sur l'avant du bogie.

+ État du matériel au Numéro de rame Mise en service Radiation Livrée Dépôt Baptême(date)X4901+XR8901+X4902TER/Veynes()X4903+XR8902+X4904TER/Manosque()X4905+XR8903+X4906TER/X4907+XR8904+X4908TER/X4909+XR8905+X4910TER/X4911+XR8906+X4912TER/X4913+XR8907+X4914TER/X4915+XR8908+X4916TER/X4917+XR8909+X4918TER/X4919+XR8910+X4920TER/Sotteville le report sur Z 9605X4921+XR8911+X4922TER/X4923+XR8912+X4924TER/X4925+XR8913+X4926TER/

Préservation vignette|X 4903/4 à Gap en août 2021. La rame est sauvegardée par l'Association du Train Touristique du Centre-Var à Besse-sur-Issole. Cette rame a retrouvé une décoration proche de la livrée d'origine à l'occasion du tournage de la de la série Riviera. Elle a également servi de décors pour une séquence de Plus belle la vie et de la mini-série Ils étaient dix.

La rame est préservée par la même association.

Modélisme Cet autorail a été reproduit à l'échelle HO par la firme Jouef dans ses configuration et livrée d'origine, il l'est également annoncé par la marque LSMODELS sur son catalogue RAIL EXPO 2022.

Notes et références

Bibliographie

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Voir aussi

Articles connexes Matériel moteur de la SNCF Élément automoteur double Autorails dit « Caravelles » de la SNCF X 4300 X 4500 X 4630 X 4750 X 94750 (Rames automotrices postales)

Liens externes

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