Cette page reprend une partie des bâtiments remarquables se trouvant sur le trajet de la ligne 32 du tramway de Bruxelles.
Historique La ligne de tram 32 a été créée le , elle a pour but de limiter les correspondances pour les usagers en soirée.
En effet ces trams circulent uniquement de vingt heures à une heure du matin, et sont en réalité la fusion de la ligne 4 et 82. Cette ligne a donc été mise en place afin d’offrir aux usagers une ligne directe en soirée, lorsque les services sont réduits, afin de parcourir les deux lignes sans avoir recours à une correspondance.
La ligne 32 démarre donc de la commune d’Evere, à l’arrêt Da Vinci, pour se terminer à l’arrêt Drogenbos Château, dans l’une des communes périphériques de Bruxelles.
Architecture autour de la ligne de tram 32 (Da Vinci- Drogenbos château)
Église de la Sainte-Famille alt=Église de la Sainte-Famille|vignette|Église de la Sainte-Famille Date de construction : 1898 Schaerbeek, Square François Riga Public Lieu catholique
La chapelle, située à l’institut Champagnat était devenue trop petite pour accueillir les gens, il fut donc décidé par la fabrique de l’église de construire une véritable église sur un terrain offert pas Mlle Van Nerum.
La construction de l’édifice va être réalisé en deux étapes.
En 1898, les premiers plans seront réalisés par l’architecte Collès, cofondateur de l’université de Saint-Luc. Cet édifice se situe dans le quartier d’Helmet et avait pour but de développer l’aménagement urbain de ce quartier. Il est déterminé que l’église aura son chevet en direction de la chaussée d’Helmet et que son portail principal sera dirigé vers la vallée de la Senne, où se trouve la gare de Schaerbeek. En 1900, la première pierre est posée, et seulement un an après le lieu sera ouvert au public. À ce moment seul le transept, le chœur et une travée de la nef sont construits, par manque de moyens les travaux de la façade en pignon, du clocher, ainsi que de la tour ronde sont reportés.
Ce n’est qu’en 1936, que l’architecte F. Vandendael reprend les travaux et modifie quelque peu l’église avec un style architectural art déco. Il y ajoute une tour de clocher haute de 60 mètres qui sera partiellement démontée par les Allemands en 1943, mais finalement restaurée en 1964.
En 1983 de gros travaux ont lieu après la chute d’une pierre provenant d’une des voûtes. Des cloisons sont montées, formant un espace intérieur plus petit. La dernière inauguration se fera en 1984.
Église Saint-Nicolas
alt=Église Saint-Nicolas Bruxelles|vignette|Église Saint-Nicolas Bruxelles.
Public Rue au Beurre, 1000 Bruxelles Édifice religieux
L’origine de cette église remonte au , avec une simple chapelle destinée aux commerçants des marchés bruxellois. C’est d’ailleurs la raison de son appellation «Saint-Nicolas», qui évoque le commerce. Elle fait partie des premières églises de la ville de Bruxelles, c’est plus précisément la quatrième, après l’hospice de Coudenberg. Elle se situe à quelques pas du bâtiment de la place de la Bourse.
L’église Saint-Nicolas connu des destins parfois tragiques. En effet, en 1367, une violente tempête détruisait la tour qui servait de beffroi de Bruxelles à l’époque. Cette dernière a donc été reconstruite dans un style gothique en 1380. Le deuxième événement bousculant de cette église fut le bombardement de Bruxelles en 1695 par les français. L’église fut rapidement reconstruite à l’exception de sa tour qui s’effondra en 1714 en raison du poids de treize cloches...
Ce n’est que des années plus tard, en 1956, que la restauration de l’église Saint-Nicolas s’enclenchait. La façade fait peau neuve avec des nouvelles pierres blanches. Durant cette restauration, on a retrouvé quelques vestiges dans le porche d’entrée de l’église romane qu’elle représentait au .
Sa structure intérieure est assez particulière et témoigne de l’histoire spéciale qu’a connu cette église. En effet le chœur prolonge en oblique la nef centrale.
Îlot Sacré alt=Ilôt Sacré|vignette|Ilôt Sacré
1000, Bruxelles Public
Pendant longtemps le centre de Bruxelles, comme tous les vieux quartiers d’Occident, a été menacé par la promotion immobilière. Pour se protéger de celle-ci, les villes cherchent la protection par la loi.
C’est le , qu’un règlement de protection urbanistique fut élaboré et que le Conseil Communal en votait le plan d’aménagement. Différentes normes urbanistiques strictes découlent de cette loi, comme : « Les enseignes ne peuvent être mises perpendiculairement à la façade; elles doivent obligatoirement être en lettres gothiques; l’éclairage ne peut être qu’indirect. » « En cas de rénovation de la façade, celle-ci doit d’abord être décapée, et si l’on découvre un mètre carré de briques anciennes, elle doit être refaite en style ; la brique espagnole doit être employée; les linteaux entourant les fenêtres doivent être en pierre blanche martelée à l’ancienne, c’est-à-dire à la main. »
Le polygone de l’Îlot Sacré est ainsi officiellement délimité le par un arrêté royal : à l’ouest, par les rues du midi, de Tabora, des Fripiers ; au nord, par les rues de l’Ecuyer et d’Arenberg ; à l’est, par le boulevard de l’Impératrice ; au sud, par les rues Saint-Jean et du Lombard.
Le terme « Îlot sacré » n’apparaît qu’assez tard, dans les textes des années 1960, on le connaît plutôt sous le nom d’« Îlot constitué par la Grand-Place et ses environs ».
Aujourd’hui, l’Îlot Sacré regorge de restaurants, de bars et de magasins: es rues sont les artères du cœur bruxellois. Un événement important dans l’évolution de l’Îlot Sacré est l’interdiction des marquises et des terrasses.
Bourse alt=La bourse de Bruxelles|vignette|La bourse de Bruxelles 1873 Place de la bourse, 1000 Bruxelles Public
La construction du Palais de la Bourse s’inscrit dans le programme d’assainissement ainsi que dans la modernisation de Bruxelles. Les autorités chargent Léon Suys à la réalisation du Palais de la Bourse. L’enjeu principal dans la création de cet édifice est de pouvoir redynamiser le centre bruxellois en répondant aux besoins à l’époque de centraliser les affaires économiques et commerciales.
Cette construction s’est effectuée sur les ruines de l’ancien couvent franciscain du après Jésus-Christ. Ces ruines sont actuellement visibles dans le musée souterrain de la bourse.
Le style néo-palladien de ce bâtiment est assez caractéristique de son époque de construction. En effet au , les bâtiments sont munis de nombreux éléments d’architecture antique, tels que des piliers corinthiens, etc. La palais de la Bourse est remarquable, notamment grâce à la constitution de son plan en croix latine.
Dans la continuité de cette construction, les magistrats bruxellois entament le lancement d’une nouvelle artère importante au cœur de Bruxelles. Cette nouvelle avenue relie le quartier nord au quartier midi; c’est l’actuel boulevard Anspach, devenu piéton à partir du .
Cette place est un cœur névralgique de la ville. Pour prendre un exemple en 1957, 32 lignes de tram passaient autour de la Bourse.
Place Fontainas alt=Place Fontainas|vignette|Place Fontainas Création en 1871 Place de Fontainas 1000 Bruxelles Public Place publique
Située entre la Place Anneessens et la Place de la Bourse, la Place Fontainas doit son nom à André Napoléon Fontainas qui fut bourgmestre de Bruxelles de 1860 à 1863.
Cette place est de forme rectangulaire. Quatre rues mènent à ses angles: la rue de la Grande Ile, la rue du Marché au Charbon, la rue d’Anderlecht et la rue des Bogards. Elle relie par son centre, le Boulevard Maurice Lemonnier avec le Boulevard Anspach.
À l’origine cette place était une île formée entre deux branches de la Senne. Cette île était appelée Overmolen . La rue de la petite île traversait l’île et menait ainsi à deux ponts : le pont de la Barbe et le pont du Bon Secours. L’île a été rasée en 1869 lors du voûtement de la Senne. En 1871, la Place Fontainas fut construite à son emplacement.
Jusqu’aux milieu des années 1970 le tram traversait la place en surface. En effet, en 1976 le pré-métro a été installé sous la place.
Institut Lucien Cooremans alt=Institut Cooremans, place Anneessens|vignette|Monument à François Anneessens, place Anneessens. 1889 Place Anneessens 11, 1000 Bruxelles Public École
L’institut Lucien Cooremans a été construit le long de la place Anneessens. Cette place a été construite en 1639 et était délimité par la rue d’Anderlecht et la Senne.
À l’époque, on y trouvait le marché mais lorsque la Senne fut recouverte, ce quartier attira des gens avec plus de moyens et le vieux marché fut déplacé dans le quartier des Marolles car les habitants estimaient que c’était un endroit qui manquait d’hygiène. Les Bruxellois ont alors appelé la place «avent à met», qui voulait dire ancien vieux marché.
En 1889, on nommera le lieu place Anneessens, en hommage à François Anneessens qui avait été décapité en 1719 pour avoir défendu les libertés communales contre les autorités des Pays-Bas Autrichiens.
Lors du voûtement de la Senne, Bruxelles décide de construire une école primaire sur cette place. Elle fait appel à l’architecte bruxellois, Émile Janlet. Il dessine une façade éclectique où la Renaissance flamande domine, symbole de prospérité et de puissance communale.
Le bâtiment va être modifié pour la première fois en 1910 par l’architecte Edmond de Vigne, qui agrandit l’institut côté rue du Dam.
De nos jours la cour est occupée par un bâtiment plus moderne.
Gare du Midi alt=Gare du Midi|vignette|Gare du Midi. Public Saint-Gilles -Avenue Fonsny 1060 Bruxelles 1952 Gare ferroviaire
La gare du Midi n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Elle n’a pas toujours à l’emplacement actuel (Saint-Gilles). Elle a connu trois emplacements différents, et chaque fois en s’éloignant du centre-ville. Mais, cette dernière aura un impact majeur dans le développement des différents quartiers sud de la capitale.
Tout commença en avec l’ouverture des débuts de la gare du Midi: la station des Bogards. La gare est un bâtiment très simple, en bois, avec deux ailes latérales réservées aux différents services.
La deuxième gare marque un changement crucial. En effet, en 1864 la gare est déplacée en dehors du centre-ville pour prendre place dans la commune où elle est actuellement placée : Saint-Gilles. À ce moment, c’est encore une simple gare terminus.
Au début du , Bruxelles va connaître un tournant ultime grâce aux projets de jonction entre les gares de Bruxelles-Nord et Bruxelles-Midi. À la suite du développement important du trafic ferroviaire en Belgique, ces deux gares vont être reliées en 1952 lors de la fin de ces travaux. C’est à cette date que la gare va adopter sa façade constituée en brique jaune.
La fin du est un moment important pour la gare du Midi, mais aussi pour Bruxelles. En 1994, elle devient une gare internationale en accueillant le TGV. Cela induira une opération .
Tour du Midi alt=Tour du midi|vignette|Tour du midi Conçue entre 1961 et 1967. Rénovation en 1996. Saint-Gilles, avenue Paul-Henri Spaak 2-4 Privé Tour de bureaux
Conçue entre 1961 et 1967 pour la Caisse nationale des Pensions pour Employés, cette tour de bureaux de 150m de haut est la plus haute tour de Belgique.
Située face à la gare de Bruxelles-midi, ce bâtiment de 38 niveaux s’organise en 3 volumes : le bloc A, le bloc B et le bloc C.