La Clayette (prononcé , « La Clète »Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, ..) est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie Localisation La Clayette est située dans le Brionnais, entre le Charolais au nord et le Roannais au sud, à proximité du Beaujolais et de la région lyonnaise.
Depuis 2004, la ville fait partie du Pays Charolais-Brionnais, berceau de la race bovine charolaise. Le territoire bocager est candidat au patrimoine mondial de l'Unesco au titre des paysages culturels.
vignette|redresse=1.8|centre|Carte de la commune de La Clayette et des proches communes.
Topographie vignette|center|800px|Le château et son parc à l'extrémité ouest de l'étang, rue de la Promenade. La Clayette présente un paysage vallonné. La montagne de Dun est située au sud-est de La Clayette sur la commune de Saint-Racho.
Hydrographie La Clayette est construite sur les bords d'un grand étang, ou petit lac, de trente hectares environ, alimenté par le ruisseau de la Genette, affluent du Sornin, qui lui-même se jette dans la Loire.
Le Sornin coule au sud de la commune et marque la frontière avec La Chapelle-sous-Dun et Varennes-sous-Dun.
L'étang de La Clayette s'étend d'ouest en est, avec une profondeur maximale de quatre mètres..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Matour à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , La Clayette est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de La ClayetteUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de La Clayette comprend une ville-centre et deux communes de banlieue... La commune est en outre hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (44,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (44,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (33,5 %), zones urbanisées (31,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (13,1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (9,7 %), forêts (9,4 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Espaces verts et fleurissement Une aire de loisirs avec parcours de santé se trouve à l'est du lac, rue de la Planchette.
En 2020, La Clayette obtient le label « Villes et Villages Fleuris » avec « trois fleurs ».
Voies de communication et transports vignette|Carte des environs vers 1830. vignette|Gare de La Clayette-Baudemont.
La Clayette est située au carrefour des routes RD 985 et RD 987, à de Charolles, de Paray-le-Monial, de Roanne, de Mâcon, de Lyon, de Moulins.
La Route Buissonnière entre Fontainebleau et Lyon traverse la commune par la RD 985.
La gare SNCF de La Clayette-Baudemont est située sur la ligne Lyon — Paris. Elle est desservie par les missions TER suivantes : Lyon — Paray-le-Monial ; Lyon — Tours (via Paray-le-Monial, Moulins, Nevers et Bourges) ; Lyon — Nevers (via Paray-le-Monial et Moulins).
Les gares TGV de Mâcon-Loché et du Creusot sont respectivement situées à et .
Toponymie Le nom de La Clayette apparaît en 1307 dans un acte par lequel Jean de Lespinasse reconnaît tenir en fief du roi de France « le grand étang dit de la claete avec le moulin attenant ».
L'origine du nom est incertaine mais viendrait vraisemblablement du mot « claie » qui pourrait désigner une grille disposée au niveau du déversoir d'un étang., un treillage jeté sur le bourbier pour faciliter le passage à gué, ou encore une barrière pour retenir les eaux d'un moulin..
Histoire Origines vignette|Fortifications du château. vignette|Le château et ses douves. Une maison forte est édifiée près de l'étang par Jean de Lespinasse en 1307 afin de résister aux brigands qui dévastaient le royaume de France.
Alors que l'invasion anglaise se fait menaçante avec la guerre de Cent Ans et que la France est parcourue par des bandes armées, le roi Charles V encourage les seigneurs à remettre en état leurs forteresses. Ainsi, Philibert de Lespinasse successeur de Jean transforme la maison forte en château en 1380..
Louis de Chantemerle hérite par mariage de la seigneurie en 1420. Il occupe plusieurs charges à la cour des Ducs de Bourgogne et est nommé bailli de Mâcon. Trois foires s'ajoutent en 1437.
Les rois de France Louis XI et François Ier séjournent au château respectivement du au et le .
Au Moyen Âge, l'élevage des chevaux a précédé, dans le pays clayettois, l'élevage bovin. Le commerce des chevaux se déroule en particulier lors de la foire de la Toussaint, autorisée par François en 1534.
Le cheval blanc qui figure sur le blason de la ville ferait référence au cheval blanc d'Henri IVCallier Louis "La Clayette, ville du cheval" in " La Clayette hier et aujourd'hui" Imp. Clayettoise, 1989, . Le cheval qu'il montait lors de la bataille d'Ivry le aurait été acheté à la foire de La Clayette et proviendrait d'un élevage situé à la Pouge, hameau de Saint-Symphorien-des-Bois« La Clayette, ville du cheval », article de Frank Nadel paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » de décembre 2003 (pages 4 et 5)..
Alice de Chantemerle, dernière descendante de la famille du même nom, fonde par testament le couvent des Minimes (bâtiment actuel de la mairie) en 1632. La seigneurie de La Clayette est acquise par Bernard de Noblet en 1722.
Au cours du , La Clayette devient un centre important du cuir autour du petit étang des tanneries.
Jusqu'à la Révolution en 1789, La Clayette dépend de Varennes-sous-Dun.
Après la Révolution vignette|Le château () et son pont-levis ().
En 1790, les premières assemblées municipales se tiennent dans la chapelle Sainte-Avoye.
En 1876, les premières courses hippiques sont organisées par la société hippique de Saône-et-Loire.
La gare de La Clayette-Baudemont ouvre en 1889 avec la mise en service de la ligne de Chalon-sur-Saône à Pouilly-sous-Charlieu. Le chemin de fer se développe avec l'ouverture en 1900 de la ligne de Paray-le-Monial à Givors-Canal (avec correspondance pour Lyon).
En 1894, l'église de La Clayette est inaugurée par l'archiprêtre Guittet en présence des familles de Noblet et de Rambuteau.
Au cours du , le château vit un profond remaniement de la partie nord avec notamment l'ajout d'un pont-levis de style néo-gothique.
Le vignette|Vue générale dans les années 1910, depuis Baudemont.
Dans la première moitié du sont organisés des raids hippiquesInc. « le cheval de demi sang français : Charolais, Forez, Berry et Dombes » ed. A. Le Goupy Paris, 1918 95 p. (BNF/Gallica).
En 1904, l'hôpital de La Clayette est construit en remplacement d'un petit hospice de 1879.
La ligne de chemins de fer R.S.L. (Rhône - Saône-et-Loire) dite « du Tacot » est mise en exploitation en 1911 entre La Clayette et Monsols (Rhône) pour le transport de fret et de voyageurs.. La ligne cesse son exploitation en 1935. La voie est déposée en 1939La Clayette et le Brionnais, de Roger Michaudon, paru aux Éditions Alan Sutton en 1998, pp. 14-15..
En 1919, les forges de La Clayette sont créées (pièces en fonte et alliages divers).
En 1928, la société Potain est créée (grues à tour et appareils de levage).
Entre 1940-1942, La Clayette fait partie de la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy.
En 1946, le château est partiellement classé au titre des monuments historiques.
Le a lieu un concours hippique national crée à l'initiative de Louis Callier. Ce concours de saut d'obstacles comprend des épreuves pour amateurs et professionnels.
En 1957, la maison Bouhy est créée rue Centrale. L'entreprise s'installe en 1969 route des Forges, ce qui marque l'envol de la distillerie (liqueurs et jus de fruits).
En 1960, la maison Dufoux est créée par Bernard Dufoux, chef pâtissier-chocolatier qui installe sa première boutique et son laboratoire dans la rue Centrale.
Le En 2002, le château est partiellement inscrit au titre des monuments historiques. La municipalité fait l'acquisition de la statue en bronze dite du « Cheval cabré » qui devient rapidement l'un des emblèmes de la ville.
En 2007, le site de production de la société belge Sunnyland (anciennement Bouhy, Boisset, McCain) est fermé.
En 2010, le site de production de la société américaine Manitowoc (anciennement Potain) est fermé.
En 2018, le concours hippique du parc du château se met en sommeil par manque de bénévoles.
En décembre 2020, la municipalité procède à l'enlèvement de la statue du Cheval cabré à la suite d'une décision du tribunal administratif de Dijon, la sculpture de Christian Maas se révélant être un plagiat de La Fontaine aux chevaux par Frédéric Jager. La municipalité, qui l'ignorait au moment de l'achat, s'est dit regretter d'avoir dû procéder au retrait d'un « emblème de la commune ».
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