Couches est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. La commune s'est appelée Couches-les-Mines de 1853 à 1955. Géographie Localisation Couches se situe à environ de Chalon-sur-Saône, d'Autun et du Creusot.C'est un village viticole et agricole.

De la commune de Couches dépendent trois hameaux réunis sous le terme générique de « Montagnes de Couches » : Éguilly, les Foisons et Origny« Les Montagnes de Couches », article d'Alain Dessertenne et Françoise Geoffray paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » de juin 2017, pages 14 à 16..

Communes limitrophes

Géologie et relief La commune est située sur la côte couchoise, entre les monts du Morvan et la côte chalonnaise. Couches, qui a une superficie de vingt kilomètres carrés, est une des communes les plus vastes de France. L'altitude de Couches va de 231 à .. Hydrographie La commune est traversée par les ruisseaux de la Creuse, de Corcelles, et de Bouhy.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Lorraine, plateau de Langres, Morvan » et « Bourgogne, vallée de la Saône ».. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Maurice-lès-Couches à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Accès et transports

* par la route : la D 978, qui va d'Autun à Chalon, passe par Couches. L'autoroute A6 est à .

* par le train : une gare se trouve à . La gare TGV est à .

* par le bus : la ligne de bus qui relie Chalon-sur-Saône à Autun passe à Couches.

Urbanisme Typologie Au , Couches est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (82,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (55,1 %), zones agricoles hétérogènes (19,5 %), forêts (12,5 %), terres arables (4,9 %), cultures permanentes (4,1 %), zones urbanisées (3,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie 843 « Colticas » (Regesta Imperii I,2,1, no.366)

Histoire Antiquité L'histoire de Couches est très ancienne, elle remonte à l’époque néolithique, avec les sept menhirs d'Epoigny, qui est un des plus importants sites mégalithiques de Bourgogne. Ces menhirs, presque tous relevés lors de la restauration, portent des gravures.

Couches était, à l'époque romaine, une agglomération importante sur la voie romaine conduisant de Lyon au Bassin parisien, en passant par Chalon et Autun.

Sur le plan cadastral de 1813, au B , figure une Croix de la Maladière, terres en bordure de la voie romaine d'Autun à Châlons-sur-Saône au nord-ouest de Couches ; la terre voisine portant le nom de Bains Bénits, de nombreux tessons de céramiques dans le voisinage attestent qu'il y avait là des vestiges gallo-romains..

Moyen Âge C'est en 731 que les musulmans dévastèrent la ville, probablement lors du sac d’Autun.

Une abbaye est fondée au . Elle est soumise aux attaques et vexations des seigneurs du voisinage et est rattachée en 1026 à l'abbaye de Flavigny et réduite en prieuré. Les seigneurs renouvellent leurs attaques contre les moines pour accroître leurs propres domaines. L’abbé de Flavigny place alors la ville de Couches sous la garde royale.

En 1285, le duc Robert II de Bourgogne est inféodé par le roi Philippe le Bel de tous les droits royaux sur Couches, y compris la garde du prieuré. Les habitants de Couches protestent alors contre cet abandon royal des droits sur Couches.

En 1295, par lettres royales, il est décidé que le duc conserverait la garde du prieuré et la moitié des droits de justice mais le roi gardait ses droits sur la ville et maintenait ses officiers. La ville de Couches est devenue une enclave royale.

La terre de Couches est divisée au en deux territoires distincts :

Couches en royauté, placée sous la protection du roi comprenant l’église paroissiale, l’hôpital, le prieuré Saint-Georges et la plus grande partie du bourg. La ville appartient au bailliage de Mâcon, puis à celui d’Autun. Couches en duché, placée sous la suzeraineté du duc de Bourgogne. Cette zone appartient au bailliage de Montcenis, qui fut supprimé par lettres patentes le et réuni à celui d'Autun. Couches en duché était, du point de vue territorial moins important que Couches en royauté, bien que les comtes et barons liés aux ducs de Bourgogne aient réussi à enlever une bonne partie des terres aux moines du prieuré.

Période moderne

Le château est confié à la garde d'un capitaine : Antoine de Digoine à la fin du , Philibert Poulet en 1590. Au , Couches possède des halles. De nombreux marchands vivent en ville.

Au , la ville d’Autun qui venait de confier aux jésuites la direction de son collège, voulut acquérir le prieuré de Couches, trop éloigné de Flavigny pour être facilement administré par cette abbaye. L’abbé de Flavigny consentit l’union du prieuré au collège d'Autun moyennant d’importantes compensations financières.

À la fin du , Couches se distinguait par une communauté protestante relativement importante : 87 personnes en 1685, au moment de la révocation de l'Édit de Nantes« Il y a 300 ans : la révocation de l’Édit de Nantes en pays couchois », article de Lucien Taupenot (alias Luc Hopneau) paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » (automne 1986), pages 19 et 20.. Pour la plupart, ses membres durent émigrer, entre autres la famille Le Sage, qui s'installa en Suisse et au Danemark« Exil d'une famille de protestants couchois », article de Lucien Taupenot (alias Luc Hopneau) paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » d'octobre 1996, pages 16 et 17..

Période contemporaine 1955 : la commune, dénommée « Couches-les-Mines » depuis 1853, change de nom et devient « Couches ».

Politique et administration Tendances politiques

Administration municipale Couches dépend de la sous-préfecture de Saône-et-Loire à Autun. Le conseil municipal est composé de 15 membres conformément à l’article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales.. À l'issue des élections municipales de 2008, Albert Bondoux a été élu maire de la commune.

Listes des maires

Canton et intercommunalité Cette commune est le chef-lieu de ce canton, comptant habitants en 1999. En intercommunalité, ce village fait partie de la communauté de communes autour du Couchois. Bernard Dessendre est conseiller général de ce canton depuis 1982.

Instance judiciaire et administrative Dans le domaine judiciaire, la commune dépend aussi de la commune de Chalon-sur-Saône qui possède un tribunal d'instance et un tribunal de grande instance, d'un tribunal de commerce et d'un conseil des prud'hommes. Pour le deuxième degré de juridiction, elle dépend de la cour d'appel et de la cour administrative d'appel de Dijon..

Jumelages Wallerstein (Allemagne).

Population et société Démographie Ses habitants portent le nom de Couchois. Évolution démographique

Pyramides des âges

Enseignement La commune relève de l'académie de Dijon.

Médias Le Journal de Saône-et-Loire est le quotidien régional diffusé dans toute la Saône-et-Loire et distribué à Autun et ses environs dans son édition d'Autun.

Vie locale

Enseignement

Santé La commune possède un centre de rééducation (nommé Mardor).

Culte Couches est le siège de la paroisse Saints-Pierre-et-Paul, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe quatorze villages (Châtel-Moron, Couches, Créot, Dennevy, Dracy-lès-Couches, Essertenne, Morey, Perreuil, Saint-Bérain-sur-Dheune, Saint-Gilles, Saint-Jean-de-Trézy, Saint-Léger-sur-Dheune, Saint-Maurice-lès-Couches et Saint-Sernin-du-Plain).

Manifestations culturelles et festivités Fête de la Vivre : fête médiévale qui se déroule tous les vingt ans. La légende remonte à 1328. La première édition moderne a eu lieu en 1888laboutiqueajacques.com > Entre mystique et légende / Le terrible dragon couchois - une légende à "Vivre". La dernière a eu lieu les 23, 24 et et a attiré plus de . La « Vivre » est un animal fabuleux (sorte de dragon) qui semait la terreur au Moyen ÂgeAu sujet de cette Vivre, lire : Françoise Sermonat, La Vivre de Couches, revue « Images de Saône-et-Loire » (décembre 1970), .. La fête comprend des reconstitutions historiques, des défilés de chars, des groupes musicaux et animations et, pendant le défilé du premier jour, une distribution (à volonté) de vin blanc (que chaque participant reçoit dans un pichet dédié vendu pendant la fête), tout cela ayant lieu dans un cadre médiéval. La fête est organisée par des habitants de tout le Couchois. La fête a célébré son centenaire lors de la session d'moonchild.ch > La Vivre d'août 1988: Centenaire des Fêtes de la Vivre.. La prochaine session doit se tenir en 2028, soit 700 ans après le commencement de la légende. Jazz à Couches : festival de jazz qui se déroule chaque été début juillet depuis 1986... La Fête de l'Oiseau est organisée chaque année par l'association « Les Chevaliers de l’Arquebuse », créée en 1427.

Sports Le territoire de la commune offre de nombreuses randonnées grâce à ses sentiers pédestres (comme le circuit des lavoirs). On peut aussi pratiquer du VTT, du tennis et louer des vélos.

La ville possède une équipe de rugby à XV, le SCC (Sporting Club Couchois) créé en 1920. Le SCC accèdes à la Fédérale 3 en 1981 et s'y maintient depuis avec seulement 2 saisons en Fédérale 2 en 1988 et 2008.

Écologie et recyclage

Économie vignette|Les vignobles de la côte chalonnaise et du couchois.

Au , des mines de fer étaient exploitées à Couches par la société Schneider pour ses usines du Creusot. Cette activité remontait au dernier quart du et se concentrait au hameau de ChalenceyAlain Dessertenne et Françoise Geoffray, Les mines de fer du Couchois, partie : sites miniers, revue Images de Saône-et-Loire (mars 2018), ..