Marie Julien Charles Eugène L'Ebraly est un avocat et homme politique français, né le à Clermont-Ferrand et mort le à Clermont-Ferrand.
Biographie Fils de Charles Marie Gabriel Lébraly et de Geneviève Julie Nelly Claire Aubergier, Marie Julien Charles Eugène L'Ebraly nait le , à midi, au domicile de ses père et mère situé à Clermont-Ferrand, canton sud, au 13 cours Sablon. Sa naissance est déclarée le lendemain, , en présence de son aïeul, Pierre Hector Aubergier, docteur ès sciences, doyen de la faculté des sciences de Clermont-Ferrand, chevalier de la Légion d'HonneurArchives départementales du Puy-de-Dôme - Registre des naissances de la ville de Clermont-Ferrand - Année 1866 - Cote 6 E 113 102 - p. 135/219 (http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/ark:/72847/vtac4855f16795d81ba/daogrp/0#id:1221634513?gallery=true¢er=1848.000,-1360.000&zoom=6&rotation=0.000&brightness=100.00&contrast=100.00).
Il épouse, le , à Provins, Élisabeth Marie Molleveaux, fille de Louis Alector Molleveaux, notaire, et de Claire Garanger de la RocheArchives départementales de la Seine-et-Marne - Registre des mariages de la ville de Provins - Année 1893 - Cote 6 E 398 160 - p. 117/268 (http://archives.archinoe.com/cg77/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/521551/873:14312:521551/900/1600), avec laquelle il aura : Gabriel Marie Charles (1894Archives départementales du Puy-de-Dôme - Registre des naissances de la ville de Clermont-Ferrand - Année 1894 - Cote 6 E 945 - p. 107/231 (http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/ark:/72847/vta018f10c00a322943/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_3c40e140cf24467d6101d0ecf4903685#id:767377179?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00¢er=1312.000,-936.000&zoom=6&rotation=0.000)-1895Archives départementales du Puy-de-Dôme - Registre des décès de la ville de Clermont-Ferrand - Année 1895 - Cote 6 E 950 - p. 188/239 (http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/ark:/72847/vta14963fe6981467e9/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_3c40e140cf24467d6101d0ecf4903685#id:584889260?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00¢er=1312.000,-904.000&zoom=6&rotation=0.000)), Geneviève Marie (1896Archives départementales du Puy-de-Dôme - Registre des naissances de la ville de Clermont-Ferrand - Année 1896 - Cote 6 E 1428 - p. 8/218 (http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/ark:/72847/vtab395f5eaca5545a2/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_a1e6d9587ffa8caa30b875b70a618310#id:1886465403?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00¢er=1889.601,-487.403&zoom=10&rotation=0.000)-1987) qui épousera Louis Joseph Pérouse de Montclos, Marie Louise Marguerite Josephe (1898Archives départementales du Puy-de-Dôme - Registre des naissances de la ville de Clermont-Ferrand - Année 1898 - Cote 6 E 1430 - p. 65/218 (http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/ark:/72847/vta8937b99b34afa088/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_953d7d96565a82aed274c0314966150f#id:1822054958?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00¢er=1951.150,-1371.833&zoom=9&rotation=0.000)-1899Archives départementales du Puy-de-Dôme - Registre des décès de la ville de Clermont-Ferrand - Année 1899 - Cote 6 E 1965 - p. 40/227 (http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/ark:/72847/vtae31d8f571410b705/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_cd482f355cb6c897e2f07ab4d82d2e2d#id:102569937?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00¢er=1799.915,-368.460&zoom=10&rotation=0.000)), Gabriel Régis Paul Louis Marie (1902Archives départementales du Puy-de-Dôme - Registre des naissances - Année 1902 - Cote 6 E 2326 - p. 9/194 (http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/ark:/72847/vtaf5f2934be1374780/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_7f19f75394d42ab380ebc2a2f0372343#id:747083396?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00¢er=1011.083,-1584.751&zoom=10&rotation=0.000)-1994) qui épousera Françoise Marguerite Marie Geneviève Lauras, Henri Yves Marie (1904Archives départementales du Puy-de-Dôme - Registre des naissances - Année 1904 - Cote 6 E 2740 - p. 30/184 (http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/ark:/72847/vtadfdc81ed49967a41/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_7783ba28d7f130ad732db60eed1fea37#id:1779781552?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00¢er=685.306,-963.676&zoom=9&rotation=0.000)-1978), Marie Louise Gabrielle Jeanne (1908Archives départementales du Puy-de-Dôme - Registre des naissances de la ville de Clermont-Ferrand - Année 1908 - Cote 6 E 4715 - p. 102/215 (http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/ark:/72847/vtaaaab7d56006ab2e9/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_50d2e1dbb5217ffb9af1b543ad7639fa#id:149860362?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00¢er=583.835,-691.294&zoom=10&rotation=0.000)-...), qui épousera Pierre Louis Fernand Vignancour, Madeleine Marie Henriette Geneviève (1910Archives départementales du Puy-de-Dôme - Registre des naissances de la ville de Clermont-Ferrand - Année 1910 - Cote 6 E 4717 - p. 128/216 (http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/ark:/72847/vtad3b780c2dc4f491e/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_c6a7b9d2eb9087f590f78ab82b90c688#id:1443140090?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00¢er=1063.000,-708.500&zoom=6&rotation=0.000)-1995), qui épousera Marie Étienne Émile Sénéclauze, descendant de la famille de Montgolfier et de Marc Seguin.
Il décède le , à l'âge de 57 ans, en son domicile situé à Clermont-Ferrand, au 45, cours SablonÉtat-civil de la ville de Clermont-Ferrand, département du Puy-de-Dôme - Acte de décès numéro 359 - délivré le 25 mars 2019. Au jour de son décès, il est bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Clermont-Ferrand, professeur à la faculté de droit de Clermont-Ferrand, président de l'Académie de Clermont-Ferrand et commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand.
Carrière militaire Devançant son appel, il s'engage conditionnellement, pour un an, le , à la mairie de Clermont-Ferrand, et est incorporé, comme canonnier conducteur de classe, au régiment d'artillerieArchives départementales du Puy-de-Dôme - Registres matricules de la subdivision de Clermont-Ferrand - Classe 1886 - Cote R 2862 - p. 22/254 (http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/ark:/72847/vta7affb07b195a402c/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_5b48368e27341b99791424cfa53f723e#id:711377321?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00¢er=1658.500,-1105.500&zoom=7&rotation=0.000).
Il est nommé brigadier, le , et promu maréchal des logis, le suivant, ayant obtenu la note très bien aux examens de fin d'année.
Conformément à son engagement conditionnel, il est envoyé dans la disponibilité de l'armée active, le , en attendant son passage dans la réserve qui intervient le . Le certificat de bonne conduite lui fut accordé.
Par décret en date du , il est nommé sous-lieutenant de réserve au régiment d'artillerie.
Nommé, par décret en date du , lieutenant en second de réserve et maintenu au régiment d'artillerie, il passe dans la réserve de l'armée territoriale, le , et par décision ministérielle en date du même jour, est nommé lieutenant en premier au groupe territorial dudit régiment.
Par décret du , il est promu au grade de capitaine et maintenu au groupe territorial du régiment d'artillerie.
Le , il est affecté au régiment d'artillerie.
Rappelé à l'activité par décret de mobilisation générale du , il arrive au corps le suivant.
Le , il passe, avec son grade de capitaine de territoriale, au régiment d'artillerie lourde.
Par décision ministérielle en date du , il est promu chef d'escadron.
Carrière juridique Il soutient sa thèse de doctorat, intitulée De l'intérêt en matière commerciale, le , à la faculté de droit de Paris.
Il est élu bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Clermont-Ferrand :
le , faisant suite à Charles Lucien Lecoq, le , le , faisant suite à Marius Billy.
Il est élu membre du conseil de l'ordre des avocats du barreau de Clermont-Ferrand : Le et est désigné secrétaire de l'ordre, Le et est désigné secrétaire de l'ordre, Le et est désigné secrétaire de l'ordre, Le , Le et est maintenu délégué au bureau de l'assistance judiciaire, Le et est délégué au bureau de l'assistance judiciaire, Le et est délégué au bureau de l'assistance judiciaire.
Au jour de son décès, il est professeur à la faculté de droit de Clermont-Ferrand.
Défenseur du Clergé Le , il représente l'abbé Barjaud dans son action en diffamation contre le journal le Réveil républicain de Brive-la-Gaillarde.
L'affaire de la communauté de Notre-Dame d'Ussel En 1898, il défend les intérêts de la communauté des filles de Notre-Dame d'Ussel dans un procès les opposant à l'administration de l'enregistrement. En effet, en application d'une décision du conseil supérieur de l'instruction publique, la congrégation ayant refusé de se soumettre à la loi d'abonnement, le fisc a fait procéder, le précédent, à la saisie de ses immeubles. Opposant une fin de non-recevoir au recours formé par la congrégation religieuse, l'affaire est portée devant le tribunal d'Ussel. Ce procès l'oppose à Étienne Brindel, alors maire d'Ussel.
Les anciens frères sécularisés En , il assure, avec ses confrères, Maîtres Casimir Pajot, Langlais et Joseph Vignancour, la défense des anciens frères sécularisés de Clermont-Ferrand, de Bourg-Lastic, de Messeix, du Mont-Dore et de Chanonat, poursuivis devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand. Parvenant à démontrer l'inanité des poursuites, toutes les affaires sont mises en délibéré.
En , assurant la défense des anciens frères sécularisés de Meymac et de Bort-les-Orgues, il obtient du tribunal correctionnel d'Ussel l'annulation, pour vice de forme, de la procédure les visant.
En décembre de la même année, il assure la défense du propriétaire des immeubles mis à la disposition des anciens frères de Saint-Gabriel d'Escoutoux, ces derniers étant représentés par maître Pajot, devant le tribunal de Thiers, pour infraction à la loi de 1901.
La congrégation des sœurs de l'instruction de Notre-Dame d'Eygurande En , il défend les intérêts de la congrégation des sœurs de l'instruction de Notre-Dame d'Eygurande, poursuivie par leur liquidateur qui saisit le tribunal d'Ussel d'une demande en référé afin d'être autorisé à procéder à l'inventaire des biens. Le magistrat se déclarant incompétent, en se fondant sur le fait que le jugement le nommant liquidateur est frappé de tierce opposition par la congrégation, le déboute de ses prétentions.
La congrégation du cœur de l'enfant Jésus de Sermentizon Le , il représente, devant le tribunal civil de Thiers, la congrégation du Cœur de l'enfant Jésus de Sermentizon qui a formé une tierce opposition contre un jugement en date du précédent et nommant Maître Comte liquidateur. Dans une longue plaidoirie, il s'efforce ainsi de démontrer que la congrégation ne tombe pas sous le coup de l'application de la loi du 7 juillet 1904, dite « loi Combes », interdisant l'enseignement aux congrégations.
La société civile d'enseignement libre du Puy-de-Dôme En , un mois avant la promulgation de la loi de séparation des Églises et de l'État, le bureau du petit séminaire de Clermont-Ferrand loue des immeubles lui appartenant à la société civile d'enseignement libre du Puy-de-Dôme. Lors de la mise sous séquestre, prévue par la loi du , les services de l'enregistrement refusent de reconnaître ce bail et la société civile est alors expulsée, en vertu d'un arrêt préfectoral de conflit et un jugement du tribunal civil de Clermont-Ferrand la déboutant de ses prétentions. Un arrêt de la cour d'appel de Riom réforme ce jugement et permet à la société de réintégrer les locaux. L'enregistrement attaque dès lors le bail en nullité, en . Ce procès dans lequel il défend les intérêts de la société civile l'oppose à l'avocat Massé, représentant le séquestre.