Dompierre-les-Ormes (Dompiarre en charolais) est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Dompierre est un village campagnard de basse montagne, en Bourgogne du Sud, à vocation touristique et agricole, de . Le panorama local est marqué par le bocage charolais caractéristique, avec ses haies et pâtures, ses paysages vallonnés et ses montagnes coiffées de forêts qui valent à cette région le surnom de « Petite Suisse du Mâconnais »Communauté de communes Matour et sa région, consulté le 15 mai 2013.. La majeure partie de son territoire est classée aux titres des programmes de protection de la faune et de la flore français et européen.
La commune est issue de la fusion de Dompierre-les-Ormes et Meulin en 1965. Ses habitants sont appelés les Dompierrois. Géographie
Localisation
Niché au pied du mont Saint-Cyr, le village de Dompierre-les-Ormes se trouve entre Cluny et Charolles, en Saône-et-Loire.
La commune est située au centre de la communauté de communes et en est la plus étendue avec plus de hectares.
Communes limitrophes
Dompierre-les-Ormes et alentours vignette|L'une des trois tables d'orientation du mont Saint-Cyr. À Dompierre : le Lab 71, installé dans la Galerie européenne de la forêt et du bois, site de découverte des sciences et du développement durable, axé sur la jeunesse et les scolaires ; l'arboretum domanial de Pézanin, l'un des plus riches de France, créé en 1903 ; le mont Saint-Cyr (sommet à Montmelard) et sa table d'orientation.
À moins de 30 minutes, en Bourgogne du Sud vignette|La Roche de Solutré en Bourgogne du Sud. la voie verte, espace pour piétons, vélos, cavaliers et rollers« Les véloroutes et voies vertes de saône et loire », Voies vertes, consulté en juillet 2013.. les grottes d'Azé, avec leurs peintures rupestres ; la Roche de Solutré, grand site de France, et son musée de la préhistoire ; Cluny, ville médiévale et son abbaye, cité du cheval avec Equivallée et le Haras national de Cluny ; le vignoble du Mâconnais et celui du Beaujolais ; Taizé, centre œcuménique à vocation mondiale ; le château de Cormatin et le Val Lamartinien ; le canal du centre, qui traverse le département, reliant la Saône à la Loire ; Charolles, ville du Téméraire et cité de la race charolaise, Mâcon, Paray-le-Monial…
Hydrographie vignette|Vue sur l'étang de la Vernée.
On trouve des étangs avec une pêche autorisée et réglementée par cartes : le lac de Pézanin, au cœur de l'arboretum domanial de Pézanin (), et l'étang communal de la palissade.
Les plus grands étangs privés sont : l'étang de la Vernée (), et l'étang d'Audour ().
La ligne de partage des eaux Méditerranée/Atlantique passe sur la commune.
Transports et voies de communications Le Nord de la commune est traversé par la Route Centre-Europe Atlantique (RN 79) qui relie l'Est de la France à l'Ouest. Le tronçon dompierrois de la route est passé au gabarit autoroutier entre 2020 à 2022 avec l'aménagement à 2x2 voies entre le col des Vaux et La Chapelle-du-Mont-de-France et permettre la circulation à 110 km/h. Ces travaux de 51 millions d'euros s'inscrivent dans le cadre d'un chantier global d'un montant d'1,1 milliard d'euros, avec à Dompierre la construction d'un nouvel échangeur complet pour desservir le village et sa région et la zone industrielle Genève-Océan. Les aménagements ont également permis de rétablir la continuité écologique des cours d'eau et la création d'un passage à faune.
La commune est desservie par la , et est située en voiture : à 20 minutes de Mâcon (autoroute A6, autoroute A40 Mâcon-Genève, gare de Mâcon-Loché-TGV et gare de Mâcon-Ville) ; à 30 minutes de Paray-le-Monial (gare SNCF Paray-le-Monial) ; à 1 h 15 de LyonItinéraire michelin Lyon ; à 2 h de GenèveItinéraire michelin Genève ; à 4 h 20 de ParisItinéraire michelin Paris.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Matour à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Dompierre-les-Ormes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mâcon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (64,3 %), forêts (25,8 %), zones agricoles hétérogènes (8,2 %), zones urbanisées (1,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
La commune tire son nom du latin Domnus Petrus et Domna Petra. Elle est citée sous ses noms dans une charte de Cluny dès 951. D’après une notice de l’abbé Mamessier sur Dompierre (1872), Domnus Petrus (Seigneur Pierre) viendrait d’un sanctuaire dédié à saint Pierre. Et un acte de 1456 mentionne une ancienne confrérie établie alors dans l’église de Dompierre en l’honneur de saint Pierre-ès-Liens.
Un acte du désigne Dompierre-en-Mâconnais car le village dépendait du bailliage de Mâcon.
Un autre acte du nomme Dompierre d’Audour, car il relevait de la justice des seigneurs d’Audour. Enfin, ce fut Dompierre-aux-Ormes, puis Dompierre-les-Ormes sans doute parce que des ormes y prospéraient.
Histoire Néolithique à la Révolution
Le nom de Dompierre ne paraît qu’en 951, mais le site était sûrement habité bien avant. À Audour, hameau situé au sud-est de Dompierre, le comte de Dortan découvrit en 1882 une sépulture néolithique contenant deux haches de grès poli, de nombreux débris se rapportant à l'âge du bronze : bracelets, tronçons d'épées, pointes de lances… Audour était donc habité depuis l'Antiquité et constituait un poste militaire, vu la grande quantité d'armes découvertes. Audour signifie d’ailleurs littéralement « à la forteresse », du celte Duros (forteresse). L'emploi de l'article étant banni dans la langue latine, cela situe le nom d'Audour à une époque où seul le celte était employé mais pas encore le latin.
Massan, hameau situé au nord du bourg de Dompierre, sur la route de Trivy, est cité dans les chartes de Cluny sous le nom de Vicamasaon Ager Masaonensi. C’était un « ager » dont dépendaient Montmelard, Trivy et Chalenforges (hameau actuel de Trivy).
En 1248 existait à Bois-du-Lin un hôpital destiné au soin des lépreux : Domnus Hospitalis de Bos Dolent. Une chapelle, datant du ou , fut détruite en 1785. Après avoir appartenu aux moines de Saint-Cyr, qui dépendait de l’abbaye Saint-Rigaud, située à Ligny-en-Brionnais, elle fut rattachée à l’ordre de Malte, aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Le hameau de Frouges dépendait du Beaujolais. La seigneurie de Frouges avait la justice sur Dompierre. Le château, avec forteresse et chapelle sous le nom de Saint-Eustache, fut détruit en 1420. En 1585, Pierre des Loges, seigneur de Frouges vendit sa terre de Frouges à Philibert de Fautrière, seigneur d’Audour. On a retrouvé divers ustensiles en fer sur l’emplacement du château.
Un château était situé dans le bourg de Dompierre, le château de La Faye, situé en face de l’église actuelle. En 1731, la seigneurie disparaît, terre et château passant au seigneur d’Audour.
Les églises successives de Dompierre ont été édifiées avec des blocs de pierres granitiques se trouvant sur place, sans doute des pierres de culte celtique christianisées, comme ce fut le cas pour de nombreuses églises très anciennes. Dompierre, située aux confins du Mâconnais, du Beaujolais, du Brionnais et du Charolais, relevait du bailliage de Mâcon, mais était une paroisse appartenant au diocèse d'Autun et qui payait ses impôts à la Recette de Semur-en-Brionnaisle livre sur les Dompierre de France par Marie Besson.
Après la Révolution
vignette|Château d'Audour à l'époque des Gaufridy de Dortan. vignette|gauche|75px|Vénus de Milo. Le , le peintre Auguste de Forbin épouse à Dompierre Mélanie d'Audour de Dortan. Il héritera par ce mariage du château d'Audour.
En 1820, le comte de Marcellus, époux de Valentine de Forbin, la fille d'Auguste de Forbin, ramène la célèbre Vénus de Milo en France. Durant son périple depuis l'Empire ottoman la précieuse statue fait une halte au château d'Audour, avant d'être offerte à Paris au roi Louis XVIIIFrançoise Wagener Chapitre I, du côté de chez Mélanie..
La « Fronde cantonale de 1850 » fut un événement marquant de l'histoire du secteur de Dompierre. En effet, cette année-là, les maires, conseillers municipaux et notables de huit communes du canton (sur neuf communes) adressèrent une lettre au préfet de Saône-et-Loire afin que fût fixé à Dompierre le chef-lieu de canton au vu de l'aspect pratique que cela comporterait en plus de l'évidente prospérité économique du bourg, plus tard desservi par deux gares et ses importantes foires. Cette fronde sera décisive et ainsi, même si Matour garda le nom de chef-lieu, pour le perdre en 2015, tous les établissements publics (perception, gendarmerie) déménagèrent et furent installés à DompierreBulletin municipal 2005.
Seconde Guerre mondiale