Roussillon-en-Morvan est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. En 2018, elle compte 273 habitants. Géographie Situation et description La commune de Roussillon-en-Morvan est située, comme son nom l'indique, dans le massif du Morvan, plus précisément dans le parc naturel régional du Morvan. Elle s'élève sur un petit plateau situé en bordure de la Canche, sur l'ancienne voie gallo-romaine qui reliait Autun à Orléans par Château-Chinon au milieu de la forêt de Glenne et de celle du Folin. Elle était autrefois l'une des communes les plus importantes du canton et son territoire est l'un des plus accidentés du Morvan dont le sol sablonneux et ingrat ne donne que seigle et sarrasin<ref>Claude Coutépée: Description Générale de Bourgogne " Nouvelle édition, t.II, p.586.</ref>. À la fin du , la forêt couvrait encore hectares.

Sur le territoire de la commune est partiellement implantée une forêt domaniale : la forêt de Glenne (contenance totale : 439,10 ha), qui mêle conifères et feuillusSource : « Les forêts domaniales », article rédigé en collaboration avec la direction départementale de l'Office national des forêts et paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 31 (novembre 1976), p. 7-10..

Communes limitrophes

On y accède aujourd'hui par la route de Château-Chinon à Autun et de Roussillon à Saint-Léger-sous-Beuvray.

Ce chef-lieu, est bâti sur une montagne. Il se composait au , essentiellement d'une agglomération assez considérable de chaumières et de quelques jolies constructions.

Hydrographie La Canche, rivière provenant du hameaux de Bois l'Abbesse, au sud, coule au fond d'un étroit ravin. Elle forme une cascade appelée "Le Sault-de-la-Canche". Son affluent qui arrose également la commune est le ruisseau Lagoutte.

Il existe également cinq fontaines sur le territoire de la commune.

Hameaux, écarts et lieux-dits Aigrevault : Aspera Vallis, sur une hauteur rocheuse dominant la sombre vallée de La Canche, possédait jadis une maison seigneuriale. Dans un champ voisin à l'ouest sont les restes d'une construction romaine, avec des débris de mosaïques. Ce hameau formait un fief en toute justice mouvant de Roussillon. Il a été le berceau d'une noble famille de ce nom. Guyot d'Aigrevault parut au siège de Château-Chinon. Charles de Laval seigneur de La Boulaye en était possesseur en 1470, Denis son fils le vendit à Henri Ravier, Bailli d'Autun, qui en fit en 1560, la montre de ses vassaux, au nombre de dix par devant Claude de Saulx-Ventoux, lieutenant-général de Bourgogne. Jeanne Ravier, sa petite-fille le porta en 1598, à Charles d'Arlay écuyer qui le céda en 1664 à Pierre de Choiseul-Traves, sire de Vautheau. Nicolas de Chalgy, comte de Roussillon l'acquit en 1671 et le réunit à ses domaines. Hugues Rolet, écuyer, greffier au bailliage d'Autun, en 1515 puis notaire, maître forestier et contrôleur du grenier à sel en 1523, échevin puis vierg d'Autun de 1540 à 1541, se disait aussi seigneur d'Aigrevault, en partie en 1524Claire Boudreau & Auguste Vachon:" Généalogica Heraldica " Presses Universitaires d'Ottawa. 1998.. et Charles du Vivier en 1534. Blain-le-Vieil : au-dessus est l'ancien moulin banal de la seigneurie, affermé en 1468, trois setiers et demi de seigle. Bellevue : on y découvert des antiquités, comme des tuiles à rebords, vases et médailles. Bise : petite rue à côté du Pommoy. Bois l'Abbesse : Les Barbeaux : on y voyait jadis des fragments de la voie romaine qui d'Autun se dirigeait vers Arleuf. Chezet (Chéset) : ancien relais de poste, c'est un gros bourg, bâti à flanc de montagne. Au Nord, il était traversé naguère par la route de Château-Chinon à Autun et par la voie romaine déjà citée. C'est peut-être le lieu nommé Chizeaux dans le dénombrement donné par Isabeau, femme de Jean de Châtillon, seigneur de Roussillon, en 1271 ; Jean de Chizeaux se trouva au siège de Château-Chinon. Fontaine-Saint-Martin - Goy - la Goutte - les Grosses-Têtes -les Guillaumes : Le Jeuzot : autrefois Gisors, au nord-est dominé par une montagne de 619 mètres d'élévation, était aussi un fief mouvant de Roussillon. Nicole de Cotignon le porta à Charles de Laval, sieur de La Boulaye. Michel, leur fils, laissa de Charlotte de Génelard un fils, Pierre, marié en 1545 à Suzanne de Champ-Robert, dame de La Cosne, au pariochage d'Anost. De cette union vint Vivande de Laval, qui épousa Michel de La Perrière. Elle testa en faveur de Jean de Champ-Robert, son cousin sur lequel Le Jeuzot fut vendu par décret et adjugé à Hugues de Chaugy, seigneur du Monceau et de Roussillon. Mizieux : divisé en Grand-Mizieux et Petit-Mizieux, sur une montagne entourée de forêts, est à 527 mètres d'altitude était au , alternatif de avec La Celle et en 1865 fait partie des deux communes. Sous la féodalité il formait une dépendance de la châtellenie de Glaine. Les anciens seigneurs de Roussillon y percevaient divers droits, connus sous le nom de charnaigesTerrier de 1468. Le Monceau : (fief à Claude Viry qui le vend en 1473 à Michel de Chaugy), avec celui de La Bussière. Au-dessus de la rivière de La Canche se trouvait jadis une verrerie établie par les seigneurs de Roussillon qui l'affermaient 500 livres par an, à condition de fournir le bois nécessaire au chauffage du fourneau. Elle avait été primitivement fondée dans la basse-cour de la maison-forte du Monceau, où elle existait encore en 1619. L'établissement avait 32 mètres de long et 12 de large, et occupait 6 ouvriers. Le Pavillon : Le Pommoy : près du ruisseau de La Goutte et de la nouvelle route d'Autun, avait droit d'usage et de pacage dans les forêts de Roussillon et d'y mener les porcs de l'auge de mars, par concession de Hugues de Chaulgy, dès 1579, au moyen d'un écu d'or par feu et d'une rente de cinq sous, payable à la Saint-Ladre. Les Pécines : on y voyait jadis des fragments de la voie romaine comme aux Barbeaux qui allait d'Autun à Arleuf. Les Grandes-Ventes :

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Château-Chinon (Ville) à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Roussillon-en-Morvan est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Autun, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (75,3 %), prairies (19,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Anciennement : Blain, Blinum, Ruscilium, Ruscilio.

Histoire On trouve sur ce finage des abris sous roches, datant du Néolithique et dont l'un est visible, son matériel étant déposé au Muséum d'histoire naturelle d'Autun.

La paroisse, datant du , était jadis du diocèse de Nevers et de l'archiprêtré de Châtillon-en-Bazois. Le patronage de la cure était au prieur de l'abbaye de Saint-Symphorien d'Autun. Cette terre appartenait depuis des temps anciens à une noble famille de ce nom, et il est vraisemblable qu'elle soit originaire de Roussillon dans les Pyrénées ou les comtes d'Autun avaient tissé des liens matrimoniaux et patrimoniaux avec les seigneurs du Languedoc-Roussillon. Thierry , comte d'Autun en 755, eut un fils : Guillaume au Court-Nez qui devint comte de Toulouse et marquis de Septimanie, connu sous le nom de .

Cette antique seigneurie de Blain, dépendance de la puissante baronnie de Roussillon et dont la forteresse couronnait un monticule escarpé, au sud d'Anost appartenait en partie, au à la noble Maison de Château-Chinon, dont un membre portait le nom en 1177.

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