Saint-Bonnet-de-Cray est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
Communes limitrophes
Hydrographie
Le réseau hydrographique de la commune est représenté essentiellement par la rivière le Bezo, ou Bézo, nommé aussi parfois Ruisseau de la Motte. Ce cours d'eau long au total de né sur les hauteurs supérieures du Brionnais entre à Saint-Bonnet venant de Ligny et parcourt, coulant exactement du nord au sud (donc en sens contraire de la Loire toute proche) dans la partie orientale du territoire municipal de Saint-Bonnet avant d'entrer sur la commune de Charlieu où il se jette dans le Sornin en rive droite. Il a aménagé une vallée à fond plat large de plusieurs centaines de mètres bien calibrée tout au long de son cours dans la commune. Il reçoit sur sa rive gauche dans les limites municipales de Saint-Bonnet l'apport peu significatif de la dizaine de « gouttes » mentionnées plus haut. Son débit mesuré en est de plus de à la limite de Charlieu.
Un autre cours d'eau, plus modeste, concerne également la commune de Saint-Bonnet. Il s'agit du Ruisseau des Equetteries nommé aussi Rivière d'Augier grossièrement parallèle au Bezo et coulant un peu plus à l'est. Venant de Saint-Edmond, il se rapproche du Bezo au lieudit les Theureaux jusqu'à n'être séparé de lui que par puis s'en écarte au niveau du Bois de Montrochet. C'est dans ce secteur qu'il concerne la commune se contentant d'en constituer la limite sud-orientale sur environ . Lui aussi affluent du Sornin qu'il rejoint un peu en amont de l'embouchure du Bezo il ne roule qu'une faible quantité d'eau : dans sa partie aval à Saint-Bonnet.
Enfin les premières centaines de mètres du petit Ruisseau des Moines qui prend sa source sous le bourg de Saint-Bonnet, coule en direction du sud-ouest et devenu en aval Ruisseau de la Besse se jette dans la Loire à Iguerande.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies , zones agricoles hétérogènes , forêts ..
Mesuré à en 2018, le taux de boisement de la commune de Saint-Bonnet-de-Cray est peu important. Le relief peu accidenté, la faible altitude et les bonnes aptitudes agricoles des sols expliquent un défrichement précoce et étendu de son terroir. En cela Saint-Bonnet ne se distingue guère de ses voisines où les conditions sont semblables : à Saint-Martin-de-Lixy, à Fleury-la-Montagne, à Saint-Edmond. Sur les 119 hectares arborés pratiquement la moitié () correspond au seul Bois de Montrochet, au sud-est, espace continu couvert de feuillus. Les autres placages forestiers se rencontrent dans les vallons au centre de la commune (Bois des Devants, Bois de Trambly). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charlieu à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Bonnet-de-Cray est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roanne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Voies de communication et transports
Sans être à proprement parler enclavé, Saint-Bonnet-de-Cray se trouve à l'écart des grandes voies de circulation. Deux routes départementales seulement traversent son territoire : toutes deux viennent, au sud, sous une numérotation différente, du département de la Loire et plus précisément de Charlieu. La entre à Saint-Bonnet venant de la commune de Fleury-la-Montagne, traverse le bourg de la commune pour se diriger ensuite vers Saint-Julien-de-Jonzy et Saint-Christophe-en-Brionnais. La longueur de son tronçon sur la commune est de . La , nettement plus longue que la précédente sur le territoire de Saint-Bonnet (), plus passante aussi, entre dans la commune au sud à seulement du centre de la ville de Charlieu ; elle traverse du sud au nord la commune en son milieu pour se diriger au nord vers Ligny-en-Brionnais. Plusieurs chemins vicinaux asphaltés desservent d'autre part entre eux les lieux habités de la communeCarte IGN 1/25000 Série bleue 2829 SB Charlieu..
Pour utiliser la voie ferrée les habitants de Saint-Bonnet peuvent se rendre à la gare de Roanne distante de sur la ligne de Lyon à Paris par Saint-Germain-des-Fossés ou à celle de Chauffailles sur la ligne de Lyon à Paray-le-Monial, située à . Une ligne d’autocar permet aussi au départ de Roanne de rejoindre la ligne du TGV Lyon-Paris à la gare du Creusot-TGV sur la commune de Montchanin en Saône-et-Loire ; elle est accessible en à son arrêt de Pouilly-sous-Charlieu.
Toponymie Saint Bonnet. (~625-~710) est un évêque de Clermont-Ferrand, né en Auvergne et mort à Lyon. La renommée de Bonnet fut importante. Un certain nombre de lieux et d'églises portent son nom en France, particulièrement dans les diocèses de Lyon, Autun, et surtout Clermont. D'après Mario RossiMario Rossi, Les noms de lieux du Brionnais-Charolais coll. « Sciences humaines et Sociales » EPU, 2009, ., « cray », très répandu dans le Brionnais, signifie sol pierreux.
Histoire
En 956, deux églises existent à Saint-Bonnet-de-Cray. En 1190, le seigneur de Semur, Simon, fait don de la terre de Saint-Bonnet aux moines de Charlieu.
Politique et administration Liste des maires
Démographie
L'histoire démographique de la commune de Saint-Bonnet-de-Cray est pour l'essentiel calquée sur l'évolution de la population des localités rurales de l'ensemble de la région. La première moitié du a connu une croissance du nombre de leurs habitants qui s'est achevée plus ou moins tôt ; à Saint-Bonnet cette croissance s'est poursuivie jusqu'en 1866 date tardive si on la compare à ce qui a eu lieu dans le voisinage (le pic démographique se place en 1831 à Saint-Julien-de-Jonzy, 1841 à Ligny-en-Brionnais, 1851 à Fleury-la-Montagne). En 1866, Saint-Bonnet était peuplée par .
À l'image également de qui s'est produit dans les campagnes la fin du et une grande partie du ont été marquées par un déclin démographique très accentué qui s'est poursuivi jusqu'à une date variable d'une localité à l'autre : Saint-Bonnet se tenant dans la moyenne quant à la fin de ce déclin soit 1982 (1968 à Fleury, 1975 à Saint-Edmond mais 1999 à Ligny, 2006 à Saint-Julien). En 1982 la commune n'était plus peuplée que de 375 habitants ; en un peu plus d'un siècle elle s'était donc vidée de plus des 2/3 de sa population. Cette hémorragie, pour considérable qu'elle soit, ne représente pas le même effondrement démographique que celui qui a affecté certaines communes de la montagne beaujolaise où des effectifs avaient disparu.
Conformément aussi à ce qu'ont connu les villages des environs les décennies les plus récentes ont connu un redressement de la situation démographique selon une croissance elle aussi variable d'une commune à l'autre dans son ampleur et quant à son rythme. Entre 1982 et 2015, le nombre d'habitants de Saint-Bonnet est passé de 375 à 496, la commune ayant donc bénéficié d'un accroissement de plus de de sa population à un rythme annuel voisin de la plaçant dans une proportion un peu inférieure par rapport à ses voisines (rythme de croissance de à Fleury, à Saint-Edmond). Pour chercher l'origine de ce renouveau il faut faire intervenir un glissement de familles vivant jusque là dans des villes petites ou moyennes désormais frappées par les crises industrielles en direction d'une localité rurale plus attractive, ainsi de Roanne vers Saint-Bonnet par exemple. L'installation de familles dans l’ensemble jeunes dans une commune d'accueil y stimule d’autre part le taux de natalité et vient renforcer l'élan démographique. On ne peut négliger d'autre part le retour au pays dans leur troisième âge de personnes ayant fait carrière ailleurs.
Le Brionnais, « pays » auquel appartient Saint-Bonnet-de-Cray a pour paysage rural le bocage. Dans cette configuration, l'habitat est dispersé et le bourg de la commune ne réunit qu'une petite proportion des habitants ; à Saint-Bonnet vivent quinze résidents permanents seulement. En revanche le nombre des écarts est considérable : on en compte une grosse quarantaine dans l'espace municipal. Les plus nombreux se rencontrent, tout naturellement vu son extension, dans la partie centrale de la commune. Ce sont, du nord au sud : les Justices, les Mues, les Brondes, la Grange Ginet, le Burchy, la Terre des Bois, les Boicots, Vermont, le Château de Vermont, la Varenne, les Paillers, Grange Godot, la Mirandole, les Serves, les Essertets, les Crats, les Vernes, les Satardières, Balagaud, les Brures, les Gouttes, la Brosse, les Lièmes, les Magourcines, les Terres Rouges, le Trambly, la Motte, les Terres des Brosses, les Planchettes.
Au nord-ouest, en dehors du bourg, les lieudits sont Bosrond, le Clos de Saint-Bonnet, Corbey, les Près Grandjean. Sur l'interfluve Bezo-Equetteries les lieux habités se nomment la Terre des Bois, le Pré de la Maison, la Rivière, la Grange Corne, et les Theureaux. Le fond inondable de la vallée du Bezo n'accueille que le Virot et le Moulin de la Motte.
Quelques écarts de la commune atteignent la dimension du hameau rassemblant un nombre d'habitations plus considérable que les lieudits ordinaires : Malfarat et Vertbois, les Devants, Fontgrain, les Places, la Mollerie, la Croix Rousse.
Économie