La Ford Fiesta est un modèle d'automobile citadine polyvalente 3-5 portes produit par le constructeur américain Ford et que sa filiale Ford Europe produit de 1976 à 2023. Six versions successives de la Fiesta sont conçues depuis sa création. La petite Ford est produite uniquement en Europe jusqu'en 1996, mais depuis le modèle et des variantes sont aussi produites dans les pays émergents (Brésil, Inde, Afrique du Sud) pour ces-dits marchés.

Ford Fiesta MkI (1976 à 1983)

thumb|Vue arrière Le modèle d'entrée de gamme était équipé d'un moteur Kent de , puissance courante à cette époque pour une voiture de ce gabarit. Une version 45 ch et le modèle Ghia de constituaient le haut de la gamme.

La première Fiesta, développée par Tom Tjaarda, avec pour référence la Fiat 127 de la Ghia, pèse à peine tandis que son volume de chargement () était l'un des plus vastes de sa catégorie. Elle disposait de la meilleure visibilité panoramique.

Sa résistance aux chocs avait été optimisée grâce à l'utilisation par les ingénieurs Ford des premiers programmes de simulation assistée par ordinateur. La calandre avant faisait office de profil aérodynamique : à faible vitesse, ses barres permettaient l'admission d'air, alors qu'à vitesse élevée, elles l'orientaient vers le dessus du capot moteur. Ce système Ford, breveté, a permis à la Fiesta de bénéficier d'un Cx de 0,42, un des meilleurs de sa catégorie, qui a lui-même permis de réduire considérablement la consommation de carburant. À une vitesse constante de , la version consommait , à : et en cycle urbain .

À l'avant, comme la Fiat 127, la Fiesta recourait à des jambes McPherson, dont le brevet avait été déposé en 1949 par l'ingénieur Ford Earle S. MacPherson, qui devint plus tard vice-président de Ford Motor Company.

L'essieu arrière rigide était doté d'un système anti-plongée nouvellement développé. Les amateurs de conduite sportive pouvaient opter pour la Fiesta « S », avec une suspension plus ferme et une barre stabilisatrice avant pour résister aux forces latérales.

Les équipements tels que les vitres "securit", les ceintures de sécurité à enrouleurs réglables en hauteur et le dégivrage de la lunette arrière étaient déjà montés de série sur la première génération de Fiesta. La longue liste d'options était digne d'un véhicule haut de gamme de l'époque et comprenait, entre autres, une gamme de toits ouvrants transparents (et amovibles).

La Gamme se décline en 4 finitions : Spéciale L Ghia S

Les moteurs sont les suivants : Moteur Kent 957 BC Moteur Kent 957 HC Moteur Kent HC Moteur Kent J3E Moteur Kent L3E

En 1976, Ford présente la Ford Fiesta sous sa forme initiale.

En 1977, Ford monte un moteur sous le capot de la Fiesta.

En 1981, la Mk1 subit un restylage léger. Les pare-chocs sont changés (mi-plastique, mi-acier) et des appuie têtes sont ajoutés. Cette même année apparait la première XR2 avec son développant pour , alimenté par un carburateur double corps Weber. Elle est équipée de phares ronds, d'ailes élargies, d'un becquet, de sièges sport, d'un compte-tours et de jantes alu en . Elle arbore une sérigraphie XR2 sur les flancs.

En 1982, les carrossiers "Crayford" produisent la Fiesta « Fly » — une version cabriolet de la Fiesta Mk1 Ghia 1300 et seulement quinze véhicules ont été produits. L'année suivante, la plus puissante Fiesta XR2 a été produite à sept exemplaires en décapotable.

Au total, Ford aura investi plus d'un milliard de dollars pour cette seule voiture, le plus gros budget jamais consacré par Ford pour la production du véhicule le plus petit de son histoire.

En 1983, la Fiesta Mk1 laisse sa place à la Fiesta Mk2 (millésime 1984).

Modèles de compétition Fiesta Groupe 1 Les modèles et ont été homologuées Gr.1 en 1977.

Le modèle a été homologué Gr.1 en 1978.

Le modèle a été homologué Gr.1 en 1979.

Fiesta Groupe 2 Le modèle a été homologué Gr.2 en 1979.

Cette voiture a participé au Rallye de Monte-Carlo 1979 avec Ari Vatanen-David Richards () et Roger Clark-Jim Porter () à son volant.

Fiesta Groupe A Le modèle a été homologué Gr.A en 1982.

Les modèles et ont été homologuées Gr.A en 1984.

Chaque phase différente est considérée par le constructeur comme une nouvelle version de Mk.

Fiesta MkII (1983 à 1989)

En , Ford présente sa deuxième génération de Fiesta. La plate-forme et une partie de la carrosserie ayant été conservées, cette deuxième Fiesta est aussi parfois considérée comme une demi-génération puisqu'il s'agit surtout d'un gros restylage. Cette version 1983, qui reste exclusivement une trois portes, est toutefois enrichie de nombreuses améliorations. Le capot devient davantage plongeant, les prises d'air s'affinent et les optiques s'étirent. Le coefficient de traînée est réduit de 0,42 à 0,40 permettant une réduction de la consommation de carburant. Cette caractéristique tirait avantage du cinquième rapport, plus long, introduit pour réduire encore la consommation. En matière aérodynamique, la Fiesta prend toutefois du retard puisque la jeune Opel Corsa affiche un Cx de 0,36 et que la Peugeot 205 descend à 0,35. thumb|left|Ford Fiesta 1.1 C de 1987 Globalement, les niveaux de confort ont été accrus. L'intérieur a été retravaillé du plancher au pavillon, conférant à la Fiesta des caractéristiques haut de gamme pour un véhicule de cette catégorie. Suivant les derniers développements d'ergonomie, cet intérieur a été divisé en zones fonctionnelles et doté d'un circuit de chauffage et de ventilation optimisé.

Même la version "L" était équipée d'origine de vastes rangements de portes dans les portières et d'une banquette rabattable. Les modèles haut de gamme tels que la Ghia et la sport XR2 bénéficiant, quant à eux, d'un confort accru grâce à des ouïes de ventilation supplémentaires et une sellerie de qualité supérieure. Le modèle XR2 se démarquait également par quelques détails esthétiques, dont un becquet arrière.

L'extension de la gamme de motorisations permet encore d'améliorer la consommation de carburant. En , au Salon de Francfort, Ford présente une Fiesta équipée d'un nouveau diesel de . La Fiesta est ainsi une des premières petites diesel du marché, avec la Peugeot 205 qui se "diésélise" au même moment, mais après la Fiat 127 (1981). Sa consommation officielle de à lui permettait d'afficher parmi les plus basses consommations du marché ( pour une 205 diesel).

Le rajeunissement de la Fiesta fut un succès et en , elle franchit le seuil de la trois millionième unité vendue. Une Fiesta Ghia couleur champagne célébra cet événement.

La Fiesta n'était pas simplement un véhicule économique s'adressant à un très vaste public, elle jouait aussi un rôle de premier plan en matière de technologie de pointe. Dès 1984, Ford prépare certaines de ses Fiesta (sur certains marchés) à fonctionner à l'essence sans plomb.

La Fiesta a également reçu une transmission à variation continue, partagée avec la Fiat Uno et conçue par Van Doorne. Cette transmission automatique "sans à-coup" ici appelée CTX utilisait une courroie spéciale entraînée par deux poulies permettant de faire varier en permanence le rapport. Elle était fabriquée à Bordeaux.

Ce système combinait les avantages de la boîte de vitesses manuelle et ceux de la transmission automatique. Ses performances furent comparées à l'époque à celles d'une boîte de vitesses manuelle optimisée à . Cette comparaison se basait sur la puissance et la consommation et révélait des performances supérieures à celles des transmissions automatiques traditionnelles.

La Gamme se décline en 10 finitions : thumb|Ford Fiesta XR2 de 1987 T (Noir avec ligne dorée, moteur ) C L CL Fun Rock Festival et SuperFestival Scoop ou Florida (pare-chocs gris) Ghia (1,1, 1,3 et 1,4 à partir de ) S (1,1 S, 1,3 et 1,4 S à partir de ) XR2 (1.6 de 96cv , 95 CV à partir de )

Les moteurs sont les suivants : OHV, . OHV, 54 ch. CVH, . CVH, (XR2) diesel, OHV, .

Enfin en 1989 la Fiesta Mk2, laisse sa place à la Fiesta Mk3.

Modèles de compétition Fiesta XR2 Gr.A La Fiesta XR2 () a été homologuée en Gr.A en 1985.

Fiesta MkIII (1989 à 1995)

thumb|right|Ford Fiesta MkIV - Ford Fiesta MkV Après quasiment treize ans de production, la Fiesta d'origine est remplacée en par un tout nouveau modèle, cette fois décliné en , aux dimensions légèrement accrues et aux lignes aérodynamiques adoucies.

Pour la première fois sur un véhicule de cette catégorie, un système de freinage anti-blocage SCS (Stop Control System) est disponible en option. Il s'agit d'une système mécanique, proposé sur toutes les Fiesta équipées de la boîte de vitesses manuelle. Parmi les autres équipements disponibles, on notera le pare-brise chauffant, la transmission automatique CTX (variateur) sur les et , le nouveau diésel OHC à injection indirecte, la nouvelle conception moulée des sièges, les verrous de portes et de direction haute sécurité et les points d'ancrage des ceintures de sécurité avant réglables en hauteur.

Tous les moteurs peuvent fonctionner à l'essence sans plomb et la gamme comprend deux nouveaux moteurs Kent HCS (High Compression Swirl), à combustion pauvre de et . Les CVH à combustion pauvre (comprenant le module de gestion moteur EEC IV pour les XR2i équipées du moteur EFI) complètent la gamme essence. La version haute performance de la XR2i s'ajouta à la gamme des existants en , offrant un intérieur et un kit carrosserie exclusifs.

La nouvelle Fiesta fut présentée au Salon de Genève en . Avant d'être mise sur le marché, cette nouvelle voiture avait dû effectuer de nombreux tests. On lui fit parcourir trois millions de kilomètres, non seulement dans les laboratoires et sur les pistes d'essais privées, mais également sur les routes de « Monsieur Tout le Monde ». Ainsi, environ la moitié du kilométrage de développement fut couverte par des clients, procurant ainsi de précieuses informations pratiques en retour.

Ce fut considéré comme une première dans l'histoire de Ford. Quelque avant de pré-production, dans toutes versions (carrosserie, options et motorisation confondues), furent introduits dans les flottes de grandes sociétés en . Chaque semaine, ces véhicules suivaient un programme prédéfini précis puis étaient testés selon des critères de qualité, longévité, consommation et fiabilité.

Alex Trotman, alors Président de Ford Europe, a bien expliqué l'importance de ce travail : « Ford s'engage à fournir une qualité optimum dans tous les domaines. Nous sommes sûrs que la Fiesta sera l'un des principaux acteurs de sa catégorie. Le niveau de qualité requis sera atteint par le biais de ce programme d'essais. »

Avec ce nouveau modèle, apparaît le concept Fiesta Urba. Présenté comme une citadine dernier cri, ce concept, jaune, était équipé de deux portes côté passager et d'une porte côté conducteur, de dispositifs d'assistance de stationnement, de dispositifs d'ouverture de porte de garage intégrés et d'un réfrigérateur dans le coffre. L'appellation Urba sera ensuite conservée pour les versions équipées de la transmission à variateur.

Lors d'un essai comparatif effectué par auto, motor und sport en , le nouveau modèle surpasse ses principales rivales : la Fiat Uno la Volkswagen Polo et la Peugeot 205. Cette même année, dans le magazine Autobild, la gamme Fiesta dans son ensemble est classée première devant la Fiat Uno, la Volkswagen Polo, la Nissan Micra et la Renault 5. La presse française, moins tendre, lui reproche son manque insuffisant de progrès en tenue de route.

À la fin de l'année 1989, Ford enregistrait un record de ses ventes. À peine un mois après son lancement, la Fiesta était en tête des ventes de sa catégorie dans sept pays européens. Plus de furent vendues au cours de la première année.

La Fiesta profitera de quelques évolutions au cours de sa carrière. 1991 : mise sur le marché de la Fiesta RS Turbo (1,6l 8v ) 1992 : la XR2i emprunte désormais le bloc moteur de la XR3i (1,8 16v ) et délaisse alors son 1,6 de ; : apparition de la version turbo diesel de .