Le cimetière Saint-Pierre est un cimetière situé à Caen. Ouvert dans les années 1780, il ne reçoit plus de corps.
Le site est classé depuis le .
Situation
Le cimetière est situé au rue du Doyen-Morière, à proximité du carrefour de la Pigacière, sur les coteaux au nord du centre-ville ancien de Caen.
Histoire
Le , le parlement de Normandie confirme un arrêt du bailliage de Caen de 1779 ordonnant le transfert des cimetières urbains en dehors de la ville. La paroisse Saint-Pierre, la plus importante de la ville, bénéficie alors de trois cimetières : le principal accolé à l'église paroissiale, le second vers le couvent des Carmes de Caen sur l'île Saint-Jean, et le cimetière Busquet, à l'extérieur des murs de la ville, dans le Vaugueux. Le nouveau cimetière, implanté sur les hauteurs de la ville, au carrefour des routes de la Délivrande et de Lébisey, est bénit en 1783 par Claude Nicolas François Mery de Berthenonville, doyen du Sépulcre et vicaire général du diocèse de Bayeux. Le premier corps est inhumé le .
Le cimetière de l'église Saint-Gilles est également jugé trop exigu. Un devis est présenté le pour agrandir le cimetière Saint-Pierre afin qu'il puisse servir à la paroisse Saint-Gilles et à l'Hôtel-Dieu de Caen qui vient d'être transféré dans l'ancienne abbaye aux Dames. Mais ce n'est qu'en 1830 qu'un terrain jouxtant le cimetière est acheté. Le nouveau cimetière Saint-Gilles est bénit en 1831. Les deux cimetières sont réunis et un terrain de est acquis le par l'abbé Leveneur afin d'agrandir le cimetière. Le cimetière occupe alors toute la longueur de la rue de Lébisey entre la rue de la Délivrande et l'avenue de la Croix-GuérinPlaquette de la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de Basse-Normandie, septembre 2013 .
Dans les années 1880, deux nouveaux cimetières sont ouverts par la ville, l'un route de Ouistreham, l'autre rue Saint-Gabriel (actuels cimetières Nord-Est et Saint-Gabriel). Les anciens cimetières sont alors fermés. La dernière inhumation dans le cimetière Saint-Pierre a lieu le 15 janvier 1886. Le cimetière se transforme en bois. Par arrêté du , le cimetière est classé comme site naturel.
Pendant la bataille de Caen, le site est très endommagé. Alors encore situé à la périphérie de la ville, le cimetière est rattrapé par l'extension urbaine liée à la reconstruction de Caen et la croissance urbaine des Trente Glorieuses. La rue de la Délivrande est reportée légèrement plus à l'Ouest ; la partie de la rue qui mène au cimetière est conservée en étant renommée rue du Doyen-Morière. En 1953, les deux tiers du cimetière sont déclassés. Le déclassement total du cimetière a lieu le . Un établissement scolaire et une résidence sont construits sur l'emplacement libéré.
En 2024, la ville de Caen décide de mettre en vente l'ancien logement du gardien. Pour cela, elle fait réaliser une clôture ainsi qu'une ouverture d' dans le mur d'enceinte du cimetière (à droite du portail existant) afin d'individualiser l'accès à cette nouvelle parcelleDélibération C-2024-09-30/56 du conseil municipal de Caen..
vignette|centre|Plan du cimetière Saint-Pierre ; en rouge, les limites avant 1953.
Sépultures et monuments remarquables
Les piliers de l'entrée du cimetière ont été au gravés d'apostrophes, de maximes et de pensées sur la mort ; autrefois au nombre de 117, on en dénombre aujourd'hui une quarantaine encore lisible.
Henri de Belzunce, gouverneur du château de Caen, massacré par la foule le , est inhumé dans le cimetière.
Jean Vincent Félix Lamouroux, professeur d'histoire naturelle à l'Université de Caen Normandie, mort le à Caen y est inhumé.
Notes et références Notes
Références
Articles connexes Patrimoine religieux de Caen Liste des sites classés du Calvados
Saint-Pierre Catégorie:Site classé ou inscrit dans le Calvados