Varennes-sous-Dun est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté. Géographie Localisation

Varennes-sous-Dun fait partie du Brionnais.

La commune de Varennes-sous-Dun est située dans le département de Saône-et-Loire, l'arrondissement de Charolles et depuis 2015 dans le nouveau canton de Chauffailles considérablement agrandi. Elle relevait jusqu'alors du canton de La Clayette aujourd'hui supprimé. Elle a pour voisines sept autres communes. Son périmètre long d'un peu plus de enserre un territoire en forme d'ovale irrégulier plus étiré en longitude qu'en latitude. Les limites de la commune sont à peu près totalement artificielles; au sud-ouest pourtant sur la colline du Bois d'Achat la sépare de La Chapelle et au sud son territoire atteint le sommet de la Montagne de Dun point culminant de ce secteur. La superficie de la commune, 17,76 km², est nettement supérieure à la moyenne des communes du Nord-Est roannais, 13 km². La plus grande distance interne, du nord au sud est de mais d'est en ouest dans le voisinage du Sornin on compte tout de même . C'est à l'ouest avec La Chapelle-sous-Dun sur et à l'est avec Saint-Racho sur qu'elle est le plus étroitement soudée. Elle confine avec Mussy-sous-Dun au sud et Châtenay à l'est sur ., avec Curbigny au nord-ouest sur et Gibles au nord-est sur . Dans le coin sud-ouest de son territoire, Varennes touche à Chassigny-sous-Dun par un point seulement où se rencontrent quatre communesCarte IGN 1/25000 Série bleue 2828 SB Paray-le-Monial.

La rivière le Sornin traverse complètement le territoire communal de Varennes d'est en ouest laissant un peu plus de 7 km sur sa rive nord et une dizaine de km² sur sa rive sud, celle-ci plus montueuse que celle-là. En réalité le bassin versant du cours d'eau dans la commune comporte trois compartiments; deux d'entre eux de part et d'autre du Sornin ont un relief et des altitudes sensiblement comparables, le troisième tout au sud se distinguant des deux autres par son caractère montagneux.

Dans chacun des deux compartiments qui bordent la rivière les altitudes décroissent d'est en ouest; dans leur partie occidentale elles se tiennent entre 350 et et le relief y présente un modelé très doux tandis que leur partie orientale est plus élevée dans l'ensemble avec des altitudes supérieures à et des pentes plus accentuées. Dans ces hauteurs orientales quelques sommets se distinguent en tant que pointements isolés frôlant les ou les dépassant : les Roches Fayette () sur la rive nord de la rivière, le Mollet de Trémont (.) et le Bois de Montrossin (.) sur la rive sud. Chacun des deux glacis qui du nord et du sud s'inclinent vers le talweg du Sornin est strié par des ruisseaux de direction orthogonale par rapport à la rivière et qui sont ses tributaires; les ruisseaux du sud sont plus longs que ceux du nord.

Sur environ 3,5 km² dans la partie la plus méridionale du territoire de Varennes, les altitudes se relèvent considérablement dépassant les d'altitude pour culminer à . Il s'agit d'un massif montagneux fortement redressé formé par la montagne de Dun et ses contreforts et qui domine nettement la campagne environnante dans les communes qui lui doivent leur nom Varennes, la Chapelle, Chassigny, Mussy et Anglure. L'altitude moyenne du territoire communal s'établit à . La pente moyenne comptée entre les de la montagne de Dun et l'aval du Sornin, point le plus bas de la commune à , est de 10 %. Sur la rive nord du Sornin moins accidentée la pente moyenne est plus faible de moitié, à peine plus de 5 %. Localement, la pente peut être beaucoup plus soutenue, 25 % au dessus du lit du haut-Grinçon, 31 % sur le flanc des Roches Fayette. C'est surtout son compartiment méridional qui rattache la commune de Varennes au horst beaujolais mais l'ensemble de son territoire s'étend sur les marges du massif tandis qu'au sud la montagne de Dun en constitue un môle avancé vers l'ouest. C'est ainsi la structure qui explique la double inclinaison de l'aire municipale de Varennes du sud au nord et de l'est à l'ouest.

Varennes-sous-Dun subit naturellement l'attraction immédiate de La Clayette petite cité commerçante dont l'agglomération inclut la commune. Dans un cadre spatial plus étendu, Roanne, distant de et où conduit facilement la pente au sein du bassin du Sornin, exerce une influence ressentie dans les domaines commercial, culturel, sanitaire mais en limite de sa zone de rayonnement. En revanche, l'attraction de villes comme Charolles ou Mâcon est plus limitée : dans le cas de Charolles, pourtant chef-lieu de l'arrondissement auquel appartient Varennes et en dépit de sa relative proximité, du fait son faible poids démographique ( h.); dans le cas de Mâcon malgré son rôle de chef-lieu de département par son relatif éloignement () et l'obstacle du relief. La petite ville de Paray-le-Monial bénéficie de sa relative proximité () et l'attraction de ses commerces et de son hôpital n'est pas négligeable. Enfin. le rôle de la métropole régionale rhônalpine, Lyon, qui ne se trouve qu'à de la commune est considérable dans les habitudes sociales des Varennois éclipsant celui de Dijon trop éloignée -157 km - de ce coin périphérique de l'espace bourguignon.

Le Brionnais est par excellence un pays de bocage et le territoire de Varennes constitué de terrains siliceux à la différence des communes situées à l'ouest du Sornin en présente cependant les caractéristiques : prédominance des herbages, parcelles de forme irrégulière et de taille inégale encloses de haies vives, habitat dispersé et réseau serré de chemins ruraux. Il est vrai que la modestie des altitudes - les hauteurs de Dun mis à part - et les conditions climatiques sont analogues à ce qu'elles sont plus à l'ouest. Dans ce type de paysage la répartition de la population multiplie les écarts - une quarantaine dans la commune - et les fermes isolées. Le bourg ne rassemble généralement qu'une assez faible fraction des habitants de la commune. À la différence de ce qui a lieu plus à l'ouest, les lieux habités atteignant la taille du hameau sont bien représentés. Répartis selon les différents secteurs de la commune les lieux-dits sont les suivants :

- au nord du Sornin : les Guernes, les deux hameaux de Trappeloup et du Grand Chemin, Combe au Chien, Bel Air, les Bruyères, les Noyers, les Pins, Berrurier, le Montillet, la Saigne, les trois hameaux de Champarny, le Mont et la Tuilière et encore le Buisson, les Augays, les Chambons.

- au sud de la rivière : Roncemay, le Barot, la Beluze, les Croix, les Bodets, Montgesson, la Macelle, la Segaude, les Brûlés, la Rivière, le Vigneau (hameau), les Gachers, les Ronzeaux, les Gelins (hameau), Trémont, le Palluet, Bretesset, les Guinets, Vaux ou Vervaux (hameau), Beauvernay.

- sur les hauteurs méridionales, à plus de d'altitude : le hameau de la Faux, les Avaizes, la Creuse, les Saignes.

Géologie et relief L'appartenance du territoire de Varennes au massif beaujolais se révèle dans sa nature géologique. Les terrains qu'on y rencontre appartiennent au socle hercynien. Ils sont constitués de roches granitiques, granite porphyrique pour l'essentiel présentant dans le sud un faciès cataclasé, localement du leucogranite. Le fond des vallons aménagés par les petits affluents du Sornin est comblé par des colluvions tandis que le couloir de la vallée du Sornin est tapissé d'alluvions récentes, sables et limonsCarte géologique BRGM 1/50000 623 Charolles.

Hydrographie Le réseau hydrographique dans la commune de Varennes est représenté par le Sornin et ses tributaires directs. La rivière forme l'axe central de ce réseau traversant la commune d'est en ouest sur un peu plus de . Elle entre à Varennes à l'altitude de . et en ressort à . Sa pente moyenne est ainsi de 0,6 %, celle d'un cours d'eau de demi-montagne. Le Sornin est une rivière alimentée par des précipitations abondantes, comme tous les cours d'eau issus de la partie occidentale des monts du Beaujolais. Il présente des fluctuations saisonnières de débit très marquées, comme bien souvent dans l'est de la France, avec des hautes eaux d'hiver et de printemps (maximum en février), et des basses eaux d'été, de juillet à septembre, avec une baisse très marquée du débit moyen mensuel. Il reçoit plusieurs petits affluents dont le cours est entièrement inclus dans la commune de Varennes; deux d'entre eux portent un nom, sur sa rive gauche le ruisseau de la Proie ( de cours) coulant du sud au nord et plus en aval sur sa rive droite le Reuil ( de cours) coulant du nord au sud. Dans la partie sud de la commune, le cours supérieur du Grinçon () appartient lui aussi au bassin du Sornin. Ce ruisseau naît sur le flanc sud-occidental de la Montagne de Dun et se jette dans la rivière à La Chapelle-sous-Dun. Seul échappe au bassin proprement dit du Sornin tout à fait au nord du territoire de Varennes sur quelques centaines de mètres un ruisselet tributaire de la Genette.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Matour à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité