Max Favalelli, né le à La Charité-sur-Loire (Nièvre) et mort le à Sarlat-la-Canéda (Dordogne), est un journaliste français, verbicruciste et animateur de jeux télévisés.
Biographie Max Favalelli est le fils d'un médecin d'origine corse ; sa mère est originaire de l'Allier. Ses parents se rencontrent quand son père, venu faire un remplacement en Auvergne, soigne une entorse dont souffre sa mère..
Né à La Charité-sur-Loire, il y fréquente l'école communale pendant huit ans avant de passer son baccalauréat à Nevers.
À l'âge de , il arrive à Paris afin d'y poursuivre des études qui le mènent au lycée Janson-de-Sailly, à la faculté de droit et enfin à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC).
Adepte de sports tels que le tennis ou le rugby, Max Favalelli participe en 1922 au concours pour jeunes écrivains organisé par le périodique L'Auto. Il remporte le premier prix et est engagé pour six mois à l'essai par Henri Desgrange qui le confie à Henri Decoin alors chargé des rubriques « boxe », « natation » et « mondanités » de L'AutoParis-Presse, L'Intransigeant, 21 novembre 1952, p.6 : "Il remporta en 1922 le premier prix d'un concours de contes sportifs de L'Auto. Ce premier prix donnait droit à faire un reportage pour le journal d'Henri Desgrange. Ainsi, Max Favalelli fit son premier papier sur le championnat de Paris cycliste. Desgrange fut séduit par ce débutant et le confia à Henri Decoin qui s'occupait alors à L'Auto, de mondanités, de natation et de boxe".
À l'issue de son service militaire à Colmar et à Besançon, et sous la pression de son père, il est engagé dans une entreprise de recherches minières. Pendant trois ans, ce travail lui permet de réaliser ses premiers voyages en Haute-Volta et en Côte d'Ivoire.
C'est finalement au cours d'un voyage à Paris qu'il rencontre Jean Fayard. Après avoir été présenté à son père, l'éditeur Arthème Fayard, Max Favalelli est engagé à CandideParis-Presse, L'Intransigeant, 21 novembre 1952, p.6 : "Jean Fayard apprécia fort ses chroniques déjà si parisiennes et il le fit entrer à Candide". appartenant aux Éditions Fayard. Il peut alors exaucer son rêve de toujours : devenir journaliste.
Durant les années 1930, Max Favalelli est rédacteur pour le journal Je suis partout, dans Lucien Rebatet, Les Décombres, Paris, Denoël, 1942, ., où il publie également ses mots-croisés du au . Il est mobilisé en .
Admirateur du talent de cruciverbiste de Tristan Bernard, il lui envoie quelques essais de grilles de mots croisés et après que ce dernier lui a donné quelques conseilsCombat, 24 octobre 1950, p.6, interview de Max Favalelli par Henry Magnan (sous le pseudonyme de Palinure) : "J'admirais beaucoup les trouvailles de Tristan Bernard définissant par exemple une veuve par "femme de feu". Il publiait alors un roman dans Candide où j'écrivais. Je lui ai soumis des essais. Il a bien voulu couler de sa barbe fluviale quelques conseils pour allaiter le nourrisson. Pendant l'Occupation, il m'écrivait des lettres en forme de mots croisés.", il devient verbicruciste pour Candide, puis pour de nombreux autres journaux, dont le magazine 7 Jours pendant l'Occupation Magazine 7 Jours 15 août 1943, mots croisés de Max Favalelli, p.7, France Dimanche et même L'ÉquipeGaston Meyer, Les Tribulations d'un journaliste sportif, Éditions Jean-Claude Simoën, 1978, p.137.. Il garde tous les doubles de ses grilles ; en 1984, il en possède plus de Télé 7 jours n°1254, semaine du 9 au 15 juin 1984, page 81, portrait-interview de Max Favalelli par Paulette Durieux : « Max Favalelli : Je ne suis pas un homme de lettres »..
Pendant l'Occupation , il se fait, selon ses dires, mal voir par le régime de Vichy pour avoir donné dans un de ses mots-croisés la définition suivante au mot maréchal : « a mérité le bâton »Combat, 24 octobre 1950, p.6, interview de Max Favalelli par Henry Magnan (sous le pseudonyme de Palinure) : "- Je me suis laissé dire que Vichy ne trouvait pas de son goût certaines de tes définitions. - Ah ! mon vieux, ils étaient d'un susceptible ! Pour aider mes lecteurs à trouver le mot maréchal, j'avais pensé qu'il serait clair d'écrire : A mérité le bâton.". L'existence de la définition n'est cependant pas attestée.
Après la Libération, il suit à neuf reprises pour un journal le Tour de France. Il réalise à partir d' les grilles de mots-croisés de l'hebdomadaire Le Monde Illustré. En 1946, il est engagé à Paris-PresseParis-Presse, L'Intransigeant, 21 novembre 1952, p.6.
Il entre à la télévision en 1952 pour y présenter l'émission Carte blanche. Il est connu en France comme l'un des animateurs de l'émission à succès Le Mot le plus long, de 1966 à , puis surtout Des chiffres et des lettres du au . À 80 ans en 1985, il est alors le doyen de la télévisionTélé 7 Jours n° 1254, semaine du 9 au 15 juin 1984, page 80 : « Max Favalelli, sans doute le doyen de la télé ».. Surnommé « Monsieur dictionnaire », il est associé dans le grand public à une connaissance quasi encyclopédique du contenu du dictionnaire (même s'il ne s'appuie pas que sur sa mémoire).
Max Favalelli est également scénariste pour le cinéma : on lui doit le scénario du film L'Ennemi public (1953) d'Henri Verneuil et il tient son propre rôle dans le feuilleton Le Gruyère qui tue de Pierre Dac et Francis Blanche dans la série Signé Furax.
Domicilié à Paris, dans le , près du Champ-de-Mars, il meurt le à Sarlat-la-Canéda, dans le Périgord noir où son fils Michel (1943-1991). dirige une librairie.. Il est inhumé à Saint-André-d'Allas (Dordogne)..
La ville de Varennes-sur-Allier lui a rendu hommage en attribuant le nom de Max Favalelli à sa salle municipale.
En guise d'épitaphe, Max Favalelli déclare dans une interview « qu'il serait content s'il laissait simplement derrière lui quelques bonnes définitions de mots croisés ».
Il a été membre de l'Académie Alphonse-Allais.
Vie privée
Marié le à Clermont-Ferrand avec Germaine Hervigot (1906-1995), dite Minou, il a deux enfants : Michel (1943-1991) et Agnès (1946-2021) et plusieurs petits-enfants.
Définitions célèbres de mots croisés SourceDéfinitions de Max Favalelli, sur cruci2.com, consulté le 20 janvier 2017.. , en six lettres : gâteux. , en quatre lettres : rien. , en treize lettres : stationnement. , en dix lettres : anesthésie. , en huit lettres : matraque. , en dix lettres : strapontin. , en huit lettres : entaille. , en onze lettres : bain de siège. , en huit lettres : maréchal. , en cinq lettres : amour (« l'amour est enfant de bohème, il n'a jamais connu de loi », tiré de l'opéra Carmen). , en deux lettres : os (par le chien).
Notes et références
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