Le , le immatriculé UR-42352 assurant le vol UM Airlines 4230 entre Kaboul et Saragosse s'écrase à Maçka, en Turquie, alors qu'il est en phase d'approche sur Trabzon. Les , des soldats espagnols de retour d'Afghanistan, et les périssent dans l'accident.

L'accident est dû à l'inexpérience et à la fatigue de l'équipage, dont la mauvaise météo affecte les réactions. Il cause une importante polémique en Espagne, les familles des victimes reprochant au gouvernement d'avoir loué en connaissance de cause des avions vétustes malgré les avertissements des soldats, puis constatant des erreurs dans l'identification des cadavres. Au total, n'ont pas été correctement reconnus, ce qui mène à une destitution d'une partie de l'État-Major en et des condamnations pénales en . En , le Conseil d'État affirme que le ministère de la Défense, étant donné son niveau d'information, aurait pu éviter l'accident en ayant recours à d'autres affréteurs aériens.

Accident Le à FET, le immatriculé UR-42352 de la compagnie ukrainienne s'écrase sur une montagne aux environs de Maçka, en Turquie, après avoir échoué deux fois à se poser sur la piste de l'aéroport de Trabzon, sur les bords de la mer Noire. L'appareil, parti de l'aéroport international de Kaboul, assurait le rapatriement à Saragosse, via une première escale à l'aéroport international de Manas puis sa pause turque, de des forces armées et de la Garde civile espagnoles engagés au sein de la Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF)..

L'avion était affrété pour le compte du ministère de la Défense par l'Agence de maintenance et d'approvisionnement (NAMSA) de l'OTAN, qui avait passé contrat avec l'affréteur aérien . L'affréteur avait alors sous-traité la réalisation du contrat à UM Airlines..

La commission d'enquête espagnole conclut que le crash est dû à la combinaison de la fatigue excessive de l'équipage, du manque d'expérience du pilote, et de la méconnaissance des spécificités aéroportuaires de Trabzon et de la procédure d'approche VOR. Elle affirme que la présence de nappes de brouillard, bien que n'étant pas une cause directe de l'accident, associée aux éléments précédents a affecté les réactions de l'équipage..

Déroulement À FET, le Yak-42 entame sa descente dans l'objectif d'atteindre d'altitude, niveau d'élévation requis pour une approche par l'Est sur Trabzon. Pourtant, trois minutes plus tard, il passe au-dessus de la piste à une hauteur de . Le pilote entreprend alors une boucle afin de recommencer son atterrissage et descend à à FET, puis désactive le système de pilotage automatique. Ayant échoué à poser son appareil trois minutes plus tard, le commandant remonte à à FET et vire à nouveau de bord afin de reprendre sa procédure d'approche. Ayant perdu toute notion de position, il n'achève pas son virage et entame sa descente dans une zone montagneuse où l'altitude de sécurité est de . Il s'écrase contre la montagne à FET..

Victimes + Victimes du vol par nationalité. Nationalité Passagers Équipage Total 62 0 62 0 12 12 0 1 1 Total 62 13 75

Nom Grade Arme OrigineJosé Ramón Solar Ferro10px Lieutenant-colonel10px Armée de terreNoja, CBJosé Antonio Fernández Martínez10px Commandant10px Armée de terreMadrid, MDJavier García Jimeno10px Commandant10px Garde civileCeutaAntonio Novo Ferrero10px Commandant10px Armée de terreGuitiriz, GAFelipe Antonio Perla Muedra10px Commandant10px Armée de terreMadrid, MDJosé Manuel Ripollés Barrios10px Commandant10px Armée de terreSidi Ifni, IfniManuel Gómez Generes10px Capitaine10px Armée de terrePampelune, NCIgnacio González Castilla10px Capitaine10px Armée de terreMadrid, MDSantiago Gracia Royo10px Capitaine10px Armée de terreSaragosse, ARJuan Ignacio López de Borbón10px Capitaine10px Armée de terreMadrid, MDJosé María Muñoz Damián10px Capitaine10px Armée de terreSaragosse, ARJesús Mariano Piñán del Blanco10px Capitaine10px Armée de terreGijón, ASDavid Arribas Cristóbal10px Lieutenant10px Armée de terreBurgos, CLAntonio Cebrecos Ruiz10px Lieutenant10px Armée de terreSantander, CBDavid Gil Fresnillo10px Lieutenant30px Armée de l'airSégovie, CLMario González Vicente10px Lieutenant10px Armée de terreMadrid, MDSergio Maldonado Franco10px Lieutenant10px Armée de terreHerrera de Pisuerga, CLDavid Paños Saa10px Sous-lieutenant30px Armée de l'airMadrid, MDJoaquín Alvarez Vega10px Adjudant-chef30px Armée de l'airMuros de Nalón, ASGodofredo López Cristóbal10px Adjudant-chef10px Armée de terreValdeolivas, CMJuan Bonel Suárez10px Adjudant10px Armée de terreMadrid, MDFrancisco Javier Cobas Ligero10px Adjudant10px Armée de terreCeutaMiguel Angel Díaz Caballero10px Adjudant10px Armée de terreGrenade, ANCésar Garciela González10px Adjudant10px Armée de terreVigo, GAEmilio Gonzalo López10px Adjudant10px Armée de terreMadrid, MDJuan Carlos Jiménez Sánchez10px Adjudant10px Armée de terreMadrid, MDFrancisco Moro Aller10px Adjudant30px Armée de l'airVillaturiel, CLJosé Ignacio Pacho González10px Adjudant10px Armée de terreBilbao, PVJosé María Pazos Vidal10px Adjudant30px Armée de l'airMarín, GAEduardo Rodríguez Alonso10px Adjudant30px Armée de l'airSotés, RIPedro Rodríguez Alvarez10px Adjudant30px Armée de l'airSotés, RIBlas Aguilar Ortega10px Premier sergent10px Armée de terreValence, VCMiguel A. Algaba García10px Premier sergent30px Armée de l'airMadrid, MDFrancisco de Alarcón García10px Premier sergent10px Armée de terreValence, CVFrancisco Javier Hernández Sánchez10px Premier sergent10px Armée de terreMurcie, MCSergio López Sáez10px Premier sergent10px Armée de terreSaragosse, ARIsmael Hipólito Lor Vicente10px Premier sergent30px Armée de l'airSaragosse, ARÍñigo Maldonado Franco10px Premier sergent10px Armée de terreHerrera de Pisuerga, CLRafael Martínez Micó10px Premier sergent10px Armée de terreAlfafar, CVJosé Luis Moreno Murcia10px Premier sergent30px Armée de l'airBarcelone, CTAlberto Antonio Mustienes Luesma10px Premier sergent10px Armée de terreSaragosse, ARJosé M. Sencianes López10px Premier sergent30px Armée de l'airMalaga, ANJosé Antonio Tornero Rodenas10px Premier sergent30px Armée de l'airAlbacete, CMFrancisco J. Cardona Gil10px Sergent-chef30px Armée de l'airValence, CVDavid González Paredes10px Sergent-chef10px Armée de terreSaragosse, AREduardo Hernández Máñez10px Sergent-chef10px Armée de terreValence, CVJuan Ramón Maneiro Cruz10px Sergent-chef10px Armée de terreMadrid, MDJuan Jesús Nieto Mesa10px Sergent-chef10px Armée de terreMontehermoso, EXJosé Gabino Nve Hernández10px Sergent-chef10px Armée de terreBata, GEMiguel Sánchez Alcázar10px Sergent-chef10px Armée de terreVillanueva de los Infantes, CMVicente Agulló Canda10px Caporal-chef30px Armée de l'airLalín, GAFernando España Aparisi10px Caporal-chef30px Armée de l'airValence, CVJuan C. Bohabonay Domínguez10px Caporal-chef30px Armée de l'airLas Palmas, CNIván Jesús Rivas Rodríguez10px Caporal-chef10px Armée de terreSalamanque, CLFeliciano Vegas Javier10px Caporal-chef10px Armée de terreCáceres, EXJosé Ignacio Viciosa García10px Caporal-chef10px Armée de terrePalencia, CLJose Israel Ferrer Navarro10px Caporal10px Armée de terreAlbacete, CMJavier Gómez de la Mano10px Caporal30px Armée de l'airLeón, CLMiguel Ángel Calvo Puentes10px Aviateur30px Armée de l'airMadrid, MDDavid García Díaz10px Aviateur30px Armée de l'airSantander, CBCarlos Oriz García10px Aviateur30px Armée de l'airSaragosse, AREdgar Vilardell Iniesta10px Aviateur30px Armée de l'airL'Hospitalet de Llobregat, CT

Polémique en Espagne Vétusté de l'appareil Le , la députée socialiste de Cadix Mamen Sánchez Díaz transmet une série de questions écrites au ministre de la Défense espagnol Federico Trillo sur les des avions loués par le ministère pour transporter les troupes, ainsi que les raisons qui empêchent les appareils espagnols de réaliser ces déplacements. Elle transmet par ailleurs le mal-être des soldats, contraints de voler .. Le , le commandant José Manuel Ripollés Barros, mort dans l'accident, envoie un courrier électronique à sa famille dans lequel il met en cause l'état du Yak-42, évoquant notamment les roues et la présence d'une couchette dans la cabine, ce qui est formellement proscrit..

Trillo assure le que le Yak-42 était le modèle le plus sûr pour le transport des troupes et souligne ne pas avoir eu le choix de louer de tels avions, puisque les compagnies aériennes ne peuvent ouvrir de lignes régulières vers des pays en guerre et que les forces armées ne disposent pour les vols militaires longue distance que Lockheed C-130 Hercules, réservés au transport de matériel.. Dès le lendemain de cette déclaration, les militaires d'un détachement espagnol décollant de Bassora pour revenir à Madrid à bord d'un Iliouchine Il-76 affrété par le ministère de la Défense, prennent des photos de l'avion qui en démontrent le mauvais état, notamment des pneus du train d'atterrissage..

Lors des funérailles des victimes le sur le tarmac de la base aérienne de Torrejón de Ardoz, une partie des familles crie leur colère à l'encontre de Trillo et du président du gouvernement José María Aznar, qualifiés d' et de et ironisant sur le fait que le ministre de la Défense n'a jamais voyagé sur un des avions loués par son administration..

Les Forces armées norvégiennes, imitées par leurs homologues finlandaises et suédoises, avaient résilié leur contrat de location du Yak-42 UR-42352 avec UM Airlines après un rapport alarmant de soldats ayant voyagé à son bord, évoquant notamment des sièges non-fixés au sol, des sorties de secours bloquées et un équipage ne parlant pas anglais. Ces trois pays n'ont toutefois pas fait part de cette décision à leurs alliés présents en Afghanistan...

Erreurs d'identification Premiers doutes Le , cinq proches des soldats se rendent sur les lieux de la catastrophe et retrouvent plusieurs effets personnels dont deux plaques d'identité militaire. Ils s'interrogent publiquement les conditions d'identification des victimes et un porte-parole du ministère rétorque qu'elles se sont produites sur la base des étiquettes nominatives cousues aux uniformes ou des plaques d'identité quand il y en avait. Certains parents restent dubitatifs puisque des soldats voyageaient en civil et que le crash a été suivi d'un incendie qui a pu altérer les tissus.. Le mois suivant, la veuve d'un soldat apprend que feu son mari a été reconnu grâce à l'écusson de l'arme des ingénieurs de l'armée de terre cousu sur son vêtement et à une comparaison entre son visage et sa photo d'identité de l'armée..

Rapport turc accablant Un rapport du ministère public turc, publié le , indique que ne pouvaient être identifiés faute d'éléments suffisamment précis. Seuls deux soldats portaient au cou leur plaque d'identité. L'équipe espagnole, dont faisaient partie quatre médecins et deux infirmiers mais aucun médecin légiste puisque l'armée n'en dispose pas, s'est donc basée sur les vêtements (mais neuf militaires étaient vêtus en civil) ou des effets personnels. Pour 14 d'entre eux, ils ont eu recours à la photo d'identité militaire, mais la plus récente datait de quatre mois et beaucoup avaient été défigurés par le crash..

Selon ce rapport, un document signé par le général Vicente Navarro, du corps médical de l'armée, après le drame précise que ont été rendus aux autorités espagnoles sans avoir été identifiés. Ces dernières se sont pourtant refusées à des analyses ADN, alors que les experts turcs l'ont proposé et qu'une équipe de la Garde civile avait été prépositionnée pour se rendre à Trabzon sans jamais y être envoyée. Les responsables espagnols ont assuré à leurs homologues turcs que les victimes seraient reconnues plus tard, mais les cercueils scellés ont ensuite voyagé directement en Espagne pour la cérémonie nationale avant d'être remis aux familles pour l'inhumation, sans que celles-ci n'aient eu le droit de les ouvrir..