Georges Albert Aymé, né le à Gray (département de Haute-Saône), mort le à Paris (), est un officier général français. Il est le frère aîné de Marcel Aymé, écrivain français du et époux d'Alix Hava, peintre.

Biographie Georges Albert Aymé est issu d'une famille jurassienne de tradition militaire.

Son père, Faustin Joseph Aymé, né en 1859 au Deschaux, mort en 1947 au Kremlin-Bicètre, s'engage au 1er régiment de dragons au sein duquel il est brigadier, maréchal des logis puis maréchal-ferrant. Il épouse Emma Monamy, née en 1863 à Villers-Robert, morte en 1904. Il est le troisième enfant d'une fratrie de six parmi lesquels :

Arthur Aymé, né en 1887 à Gray (département de Haute-Saône), mort en 1913 en Indochine française (actuel Laos) ; engagé volontaire au 4e régiment d'infanterie, puis lieutenant au 9e régiment d'infanterie coloniale, il meurt noyé dans la rivière de la province de Saravane. Camille Aymé, née en 1888 à Gray, morte en 1974 à Saint-Raphaël (département du Var). Raymond Alfred Aymé, né en 1892 à Lure (département de Haute-Saône), mort en 1975 à Paris (19e arrondissement) ; engagé volontaire au 26e régiment d'infanterie, il sert en Tunisie et au Maroc ; il est blessé lors de la Grande Guerre. Suzanne Aymé, née en 1900, morte en 1984 à Dole. Marcel Aymé, né en 1902, mort en 1967, écrivain français.

Georges Aymé intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1908 (promotion de Mauritanie).. En 1911, il en sort sur et intègre le d'infanterie coloniale (RIC) en qualité de sous-lieutenant. En , il passe au (RTS) en Côte d'Ivoire (Afrique-Occidentale française où il devient lieutenant le . Il est cité à l'ordre de l'armée le :

Première Guerre mondiale Rapatrié en métropole en , il intègre le de marche d'infanterie coloniale le . En , il est promu capitaine dans le même régiment devenu le régiment d'infanterie coloniale du Maroc. Il est blessé à la cuisse devant Ypres le , puis à la poitrine au cours de la bataille de Verdun, le . Pendant la tentative de reprise du fort de Vaux, le capitaine Aymé obtient une citation à l'ordre de l'armée. :

Fin , le capitaine Aymé est transféré au Tchad (AEF). Il est de retour en métropole le .

Entre-deux guerres Le , il est promu lieutenant-colonel, au sein de la d'infanterie coloniale.

Il se marie à Paris, le avec Alix Angèle Marguerite Hava.

Colonel le , il prend le commandement du d’infanterie coloniale en Indochine. De à fin 1939, il est secrétaire-général du Conseil supérieur de la Défense nationale.

Seconde Guerre mondiale Le , il est promu général de brigade à la tête de la d'infanterie coloniale. Le , le général Aymé prend le commandement de la d'infanterie. Durant la bataille de France, il est cité à l'ordre de l'armée :

Du camp de Rivesaltes, il rejoint les troupes coloniales sur les côtes de Somalie. En , il prend le commandement du point d'appui de Saïgon et de la division de Cochinchine-Cambodge. Fin , il est nommé au commandement de la division du Tonkin à Hanoï, en remplacement du général Pellet.

Chevalier de la Légion d’honneur depuis , il est promu commandeur de l'ordre le ..

Le , il est promu, par le régime de Vichy, général de corps d'armée commandant supérieur des troupes d'Indochine en remplacement du général Mordant, atteint par la limite d'âge..

En , le régime de Vichy s'écroule en France métropolitaine, et le Gouvernement provisoire de la République française (G.P.R.F.), présidé par le colonel De Gaulle (général de brigade à titre temporaire), incarne désormais le pouvoir. Le général Georges Aymé devient le principal collaborateur de Mordant, chef secret des réseaux de résistance contre l'occupant japonais et représentant clandestin en Indochine du G.P.R.F..

Il est arrêté par la police militaire japonaise, la Kenpeitai, à Hanoï après le coup de force japonais du et il fait prisonnier de guerre. Il est libéré après la capitulation japonaise.

Il est admis en section (retraite) le Journal officiel du .. Georges Aymé meurt à l'hôpital du Val-de-Grâce ( de Paris) le de suites d'une maladie aggravée au cours de son internement. Il est reconnu ..

Décorations

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Notes et références

Voir aussi Liens externes

Notice du général Aymé au musée du souvenir de Coëtquidan États de service de Georges-Albert Aymé sur generals.dk

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