L’Époque est un journal français qui a paru du au .

Histoire Une première version de L’Époque a été fondée en 1845, sous le patronage de François Guizot, le directeur de la publication Bernard-Adolphe Granier de Cassagnac. et dirigée par Félix Solar jusqu’à sa disparition en .. Cette feuille dynastique et ultra-conservatrice rivalisait avec La Presse opposée aux journaux de parti et souhaitant se placer en dehors de la politique De grand format (75 x 50 cm), ce journal traitait de politique, mais aussi de sciences, droit, commerce et littérature.

Lorsqu’à la fin de l'année 1864, l'écrivain Ernest Feydeau décide de fonder un journal politique, modéré et indépendantJournal des débats, , ., dont il voit un modèle dans le Times britanniqueLe Figaro, , ., il envisage de l'intituler Le Bon Sens avant d'opter in fine pour L’Époque. Le nouveau journal est financé et administré par une société au capital de francs, installée au de la rue Coq-HéronVoisin du journal La Lanterne et du Petit Figaro, siégeant tous deux au 5., créée par Feydeau et un associé, le rentier Jules Giraudeau. Ce dernier devient cogérant du journal, tandis que Feydeau se réserve les fonctions de rédacteur en chef et de directeur politiqueLe Moniteur universel, 5 mars 1865, ..

Le premier numéro de L’Époque, quotidien du soir, paraît le . Sa ligne éditoriale, qui se veut totalement indépendante, est libérale en ce qui concerne les droits de la presse et des citoyens, mais conservatrice sur certains grands sujets politiques et sociaux. L’Époque prend ainsi le contre-pied des journaux d'opposition (L'Avenir national, L'Opinion nationale, Le Siècle et Le Temps) sur la question romaine et sur l'enseignement primaire gratuit et obligatoireLa Presse, 5 mai 1865, ..

En , Feydeau est condamné à payer une amende pour avoir publié, dans le numéro du , une fausse nouvelle « de nature à troubler la paix publique » au sujet d'un risque d'épidémie de pesteJournal des villes et campagnes, , ..

Le , Feydeau revend L’Époque à Frédérick Terme, qui devient ainsi le nouveau rédacteur en chef et gérant du journalLe Moniteur universel, 16 juin 1866, ..

vignette|gauche|Les hommes de L’Époque en 1867 : Dusautoy, Napoléon III et Duvernois (illustration de Régamey, 1883)Taxile Delord, Histoire illustrée du Second Empire, , Paris, 1883, ..

Le , alors que le journal est en grande difficulté financière, Terme le revend pour francs à Auguste Dusautoy, ancien tailleur de Napoléon IIILe Siècle, , .. L'arrivée de ce partisan inconditionnel de l'empereur inquiète le chroniqueur Jules Richard, qui y voit une menace contre l'indépendance et le libéralisme de L’Époque, et qui préfère par conséquent partir à La Situation d'Antoine GrenierLe Figaro, 6 juillet 1867, ..

Napoléon III, secondé par le général Fleury, semble bien avoir été non seulement l'inspirateur de L’Époque de Dusautoy mais également son financeur, si l'on en croit les documents comptables retrouvés aux Tuileries après la chute du régime impérialLe Moniteur universel, 28 janvier 1871, .. Sous cette influence, L’Époque devient le journal officieux de l'Empire libéralLe Français, 17 octobre 1868, . grâce à Clément Duvernois, directeur politique à partir du La Presse, , ., Terme ayant quant à lui conservé le poste de rédacteur en chefLe Figaro, , ..

vignette|Caricature de la rédaction de L’Époque par Gilbert-MartinLe Philosophe, , ..

Terme ayant publié le un article d'Arthur Arnould critiquant la brutalité des sergents de ville parisiensJournal des débats, , ., les deux hommes sont condamnés à une amendeLe Constitutionnel, , .. Terme et un autre journaliste, Xavier Eyma, écopent d'une nouvelle amende quelques semaines plus tard en raison d'un article du qui annonçait la signature d'un traité militaire franco-italien à Biarritz. Cette information ayant été démentie, Terme et Eyma avaient par conséquent été accusés de publier de fausses nouvelles « de nature à troubler la paix publique »Journal des débats, , ..

Au début de l'année 1868, L’Époque connaît quelques mutations, en devenant un journal du matin. Duvernois, tout d'abord démissionnaire, garde son posteLe Figaro, , . et devient propriétaire du journal le après avoir racheté les parts de DusautoyLe Figaro, , .. Cependant, déçu par l'échec de sa campagne pour la suppression des candidatures officiellesLe Figaro, , ., il démissionne définitivement le Le Moniteur universel, , .. Terme doit par conséquent réorganiser le journal, dont le tirage est alors de exemplairesLe Diable à quatre, , ..

Le , le journal cesse de paraître quotidiennementLe Figaro, , . et devient un hebdomadaire avant de disparaître. Terme et Duvernois fondent alors Le PeupleLe Figaro, , ., ré-intitulé Le Peuple français en juillet suivant afin de se différencier d'un journal homonymeLe Français, , .. Une nouvelle mouture de L'Époque formée d’anciens journalistes de L’Écho de Paris reparaitra le avant de disparaitre définitivement fin 1946.

Collaborateurs notoires Henri de Kérillis

Jean-Louis Vigier Gérard Bauër

Henry Bordeaux Jean-Jacques Gautier Louis-Gabriel Robinet Raymond Cartier Jean Sennep

Autres collaborateurs

Notes et références Notes

Références

Liens externes

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