La famille de Talaru est une famille éteinte de la noblesse française originaire du Forez et du Lyonnais qui s'est distinguée par les fonctions politiques et ecclésiastiques occupées par ses membres.
Elle s'est éteinte en 1850 avec Louis Justin Marie de Talaru, membre de la Chambre des Pairs, dernier porteur du nom en ligne masculine.
Histoire Origine
La famille Talaru prend son nom d'un lieu-dit de Saint-Forgeux, situé dans le Rhône.
Cette famille du Lyonnais puis du Forez a fourni de nombreux ecclésiastiques, des abbés, des moines, des moniales, des chanoines (plus de 25) parmi lesquels trois sont devenus archevêques. Cette famille compta également parmi ses membres une lignée de marquis au service du royaume de France.
Selon l'héraldiste Henri Jougla de Morenas, la famille de Talaru est une ancienne Maison de chevalerie dont la filiation est prouvée depuis Hugues de Talaru (fl. 1215), qui eut Girard (chevalier en 1250), qui eut Jean de Talaru marié en 1252 à Marie de Malvoisin, qui eurent Mathieu , qui eut le cardinal-archevêque Jean de Talaru († 1393), frère de Hugues de Talaru (chevalier ; † vers 1350/1361) qui suivra. (Jougla de Morenas suit en fait la généalogie donnée par La Chesnaye Desbois, en abandonnant cependant les trois degrés antérieurs à 1215, trop peu assurés).
Cependant, l'historien Édouard Perroy a profondément renouvelé la généalogie des familles nobles foréziennes médiévales. Il cite dès le siècle Durand de Talaru (fl. 1064, 1069) et son probable frère Hugues l'Ancien (Vetulus, Senior ; fl. entre 1084 et 1095 ; père d'Itier, abbé de Savigny jusque vers 1107, et oncle d'Upert de Talaru, prieur de Randan en 1096-1110). Les premiers Talaru, de petite noblesse, ne sont pas les seigneurs, seulement des fidèles, des vassaux, membres de la familia du château de Talaru.
Au siècle, apparaissent deux autres Hugues, un autre Durand, un autre Itier, aussi un Guy et un Zacharie de Talaru.
Au siècle, sont cités Guillaume (fl. 1215) et son frère, le Hugues (1222, 1225) (deux fils d'une Guyone) ; puis deux frères : autre - Guy († entre 1255 et 1260 ; époux de Flamenche, originaire du Pays de Donzy : cf. Salt, Ste-Agathe, Rozier, et père d'un autre Zacharie, né vers 1236), et autre - Zacharie de Talaru (père de Jean, chevalier en 1268, † ap. 1281, marié à Marguerite Mauvoisin et père de Catherine de Talaru qui teste en 1343 ; d'où postérité en Lyonnais) ; et leur frère ou cousin aîné - Pierre de Talaru (chevalier, mari d'Hugone de Noailly : auteur de la branche de Noailly ci-après). Vers 1250, ledit Pierre de Talaru élève sur les terres de sa femme les maisons-fortes de Noailly (à Violay, et non Noailly) et de Villette (à Villechenève). Ils ont trois fils : Hugues () de Noailly (chevalier en 1275 ; père de Mathieu ), Bernard (chevalier en 1290), et Girard de Villette (aussi chevalier ; † av. 1300 ; père de Guyone de Talaru, † en 1321, qui transmet Villette à son mari Guyonet de Tarare).
Mathieu de Talaru de Noailly (fils d'Hugues, fils de Pierre ci-dessus) fait l'aveu de Noailly au comte Jean en 1297, est l'exécuteur testamentaire de sa cousine ladite Guyone de Villette, et décède probablement vers 1325/1328. De sa femme Agnès, il a Hugues (II) de Talaru de Noailly († v. 1350), frère du cardinal-archevêque Jean de Talaru, et de Philippe de Talaru († 1381) qui fut chanoine de Lyon en 1345 et doyen de Chartres en 1357. Proche des comtes Jean et Guy/Guigues VII dont il fut le châtelain comtal à St-Galmier, Virigneu, La Fouillouse, Cervières, et le vicaire en Italie en 1331, Hugues (II) maria Béatrice Charpinel, d'une bonne famille lyonnaise : leur postérité suivra.
Patrimoine En 1372, le château de Chalmazel revient à la famille des Talaru par le mariage de Mathieu de Talaru avec Béatrice de Marcilly. Cette forteresse a accueilli quatorze générations de Talaru.
À la fin du en 1533, ils préférèrent habiter dans leur château d'Écotay, ou dans celui de Saint-Marcel-de-Félines, hérité par mariage.
Au , pour être plus près de Versailles, ils s'établissent dans le château de Chamarande au sud de Paris.
Le château de Chaussins qui faisait partie des biens de Louis-Justin-Marie de Talaru a été vendu en ..
Personnalités Jean de Talaru (1325-1393), archevêque de Lyon en 1375-1389, cardinal en 1389. Amédée de Talaru (1377-1444), archevêque de Lyon en 1417. Hugues de Talaru (1450-1517), archevêque de Lyon en 1488. Louis de Talaru, marquis de Talaru et de Chalmazel, comte de Chamarande en Hurepoix (domaine dont le nom renouvelait le fief de Chamarande en Forez, venu d'une alliance avec la famille d'Ornaison), chevalier de l'ordre du Saint-Esprit (1749), est mort en 1763. Il s'est marié en 1720 en secondes noces avec Marie-Marthe de Bonneval. Il était Premier maître-d’hôtel de la reine et chevalier des ordres du roi. César Marie de Talaru (1725-1794) marquis de Talaru et de Chalmazel, comte de Chamarande, maréchal de camp en 1761, Premier maître d'hôtel de Marie-Antoinette. vignette|Ange-François de Talaru. Ange-François de Talaru (1725 ou 1727-1798). On trouve également comme date de naissance le Ange François de Talaru sur le catalogue de la BnF. évêque de Coutances (1764-1790) et député du clergé aux États généraux de 1789. Refusant le serment constitutionnel, il a émigré en Angleterre. Louis-François de Talaru, vicomte de Talaru, est le fils de Louis de Talaru et Marie-Marthe de Bonneval. Il est né en 1729 et mort en 1782. Il s'est marié avec Henriette-Jeanne-Hélie de Bec-de Lièvre le . Il était Premier maître-d’hôtel de la reine et chevalier des ordres du roi (1776). Sa femme a été nommée, le , dame de madame Adélaïde de France. Louis-Justin-Marie de Talaru (1769-1850) pair de France et Maréchal de campCentorame Bruno, « Le don de Chambord à l’« enfant du miracle ». Etude sur la souscription de 1820-1826 », dans : Emmanuel de Waresquiel éd., Les lys et la République. Henri, comte de Chambord. Paris, Tallandier, « Hors collection », 2015, p. 43-64. DOI : 10.3917/talla.ware.2015.01.0043. Lire en ligne.. 25 chanoines et chanoines-comtes, au sein du Chapitre de Saint-Jean de Lyon, entre les et siècles..
Armes Les armes de la famille se blasonnent ainsi : Parti d'or et d'azur, à la cotice de gueules, brochante sur le tout.
vignette|upright=1.6|gauche|Armes d'Edme François de Talaru de Charmazel, chantre de l'église Comte de Lyon, dans l'Armorial général de FranceCharles d'Hozier, Armorial général de France. Généralité de Lion, vol. 17, page 329 (lire en ligne)..
Titres Marquis-pair de Talaru ()., de Chalmazel et de Magneux-le-Gabion Comte de Chamarande et de Talaru (titre de courtoisie) Vicomte de Talaru (titre de courtoisie) Baron d'Escotay (Écotay) Seigneur de Chalmazel, de La Grange, de Noailly et de Talaru
Généalogie Souche commune
Branche de Chalmazel
Galerie
Alliances Principales alliances : d'Albon (1349, 1502), de Varennes (1356), de Marcilly (1364), de La Tour (1388), de La Palud (1419), de Lavieu de Feugerolles (1422, 1458), de Langeac (1433), de Maubec (1450), de Clermont (1452), Rolin (1493), de Lévis-Couzan (1495), Mitte de Chevrières (1524), Blau de Gibertès de Cronce (1562), Le Long de Chenillac (1563), de Saint-Germain d'Apchon (1586), de Champier (1602, 1619), de Malain de Lux (1622), Gillet (1633), Arod (1636), de Coligny (1644), du Saix de Rivoire (1644), d'Hérail de Pierrefort (1650), de Champagne de Villaines (1660), d'Ornaison de Bonnes (1681), de Calar de Freissonnet (1692), d'Harcourt (1717), de Bonneval (1720), de La Croix de Castries (1741), de Becdelièvre (1767), de Rosières-Sorans (1802, 1834), d'Angerès (d'Angérieu), de Beauvoir, du Boys, Cariat, de Châteauneuf de Rochebonne, Charpinel, de Chevriers, de Damas de Crux, de La Roche-Tournoël, de Luzy, de Malvoisin, de Monteynard, de Saconay, de Saint-Romain, de Sassenage, de Varey, de Véré/de Verrey, de Villelume, de Vitry.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la Noblesse : Talaru, t. XIII, p. 551-558, chez Lamy ou Badiez, à Paris, 1783 ; (pour Claude de Talaru, marquis de Chalmazel vers 1660 : Ambroise Jacquet, ForezHistoire : Chalmazel, p. 26 et 37 ; ainsi que le baron Anatole-Arthur Textor de Ravisi, Campagne de Provence et siège de Toulon (1707), Société d'Agriculture de la Loire, 1877, p. 17 et 71, contestent la version de La Chesnaye)
Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t. VI, 1952 : Edouard Perroy, Les familles nobles du Forez au siècle, t. II, p. 851-862, Centre d'Etudes foréziennes à Saint-Etienne, et la Diana à Montbrison, 1977 (cf. une version abrégée en ligne : Edouard Perroy : Talaru, p. 851)
Articles connexes Liste de familles éteintes notoires de la noblesse française Liste des familles reçues aux Honneurs de la Cour Armorial des familles du Forez Armorial des familles du Lyonnais
Liens externes
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