René Marcel Hologne est un résistant français né le à Paris et décédé en déportation le à Neuengamme, en Allemagne...
Élu local, il participa pendant une quinzaine d'années à la vie municipale de la ville de Vesoul, en parallèle à ses activités associatives et son métier de brodeur. Très engagé dans la Résistance, Hologne sera décrit par les rescapés des camps comme ayant un grand courage.
Biographie Jeunesse et carrière Fils de Joseph Hologne et de Lucile Tativeau, René Hologne vient d'une famille originaire de Haute-Saône et de Haute-Marne. Né dans le , il passe son enfance dans la capitale française. Il effectue ensuite son service militaire au 42e régiment d'infanterie et en 1914, il est mobilisé pour participer à la Première Guerre mondiale, notamment au sein de l'Armée française d'Orient. À la fin de la guerre, il se marie avec Louise Céline Cholley, le à Paris. et travaille dans l'industrie de la broderie..
René Hologne devient conseiller municipal de Vesoul en 1925 et est aussi membre et président de diverses associations locales entre autres sportives comme la section football du Racing-Club Vésulien qu'il dirigea des années 1920 jusqu'en 1935. Il devient deuxième adjoint du maire de Vesoul René Weil en 1935, et s'intéresse notamment au programme des grands travaux. Weil, de confession juive, se voit dans l'obligation de démissionner de son poste à l'arrivée des allemands à Vesoul en ; Hologne lui succède en qualité de maire de Vesoul le , mais démissionne de son poste moins d'un an après, le . Le , le Journal officiel annonce que le successeur de René Hologne a été nommé dans un arrêté ministériel du : il s'agit de Paul Heymes, qui est alors directeur départemental du Secours national et chef de gare à la SNCF en retraite..
Résistance et fin de vie Pendant la Seconde Guerre mondiale, René Hologne s'illustra en tant que responsable des affaires civiles dans une organisation de résistance, un état-major, qui adhéra dès au mouvement Défense de la France. Les autres membres de cette organisation étaient notamment le fondateur Yves Barbier (ingénieur du cadastre), son adjoint Gaston Girard (inspecteur des contributions indirectes) et le responsable des affaires militaires Paul Guépratte (inspecteur à la SNCF).. Les actions de Hologne portèrent essentiellement dans l'hébergement des prisonniers évadés et des patriotes traqués, dans l'organisation du ravitaillement et dans la sauvegarde des maisons abandonnées.
Arrêté en par la Gestapo en même temps que d'autres résistants de Vesoul, le préfet Paul Théry et son chef de bureau et directeur de la Défense Passive Jean Filleul, il est ensuite envoyé à la prison de Besançon.. Le à Compiègne, il est déporté sous le matricule 34040 au camp de concentration de Neuengamme, dans la région de Hambourg en Allemagne ; ce jour-là autres hommes furent aussi déportés. René Hologne décède d'épuisement au camp de Neuengamme le .. Sa sépulture se trouve dans l'ancien cimetière de Vesoul.
Il était franc-maçon, affilié à la loge maçonnique des Cœurs Unis, dont le local était alors situé place du Trau à Vesoul.
Postérité vignette|Le stade René-Hologne à Vesoul.Le , une plaque a été apposée dans le hall d'honneur de l'Hôtel de ville de Vesoul en hommage à Hologne.
À Vesoul, une place, une rue et, depuis 1950, le stade omnisports local portent son nom. Il a été renommé symboliquement maire de Vesoul après sa mort.
Distinctions
avec palme ; par décret du .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . .
Articles connexes Résistance intérieure française Armée française d'Orient Liste de résistants en France Seconde Guerre mondiale
Liens externes
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