La liste des épées légendaires recense les épées qui ont été assez fameuses pour qu’on leur ait attribué des noms propres que les légendes, mythologies ou textes religieux ont conservés.
Pour les autres objets légendaires, voir :
Épées de la Matière de France Almace, l'épée de Turpin, évêque de Reims et compagnon de Roland dans la Chanson de Roland. , épée forgée par enchantement par Falerina dans l’Orlando Innamorato de Boiardo. Le prince sarrasin , amant de Bradamante dans l’Orlando furioso de L'Arioste, la ceint à son tour après qu'elle a été dérobée à Roland. Elle est capable de pourfendre même les armures enchantées. Par antonomase, elle revêt au le sens commun d'« épée invincible », notamment chez Nerval. Baptism, Bauptime ou Beautisme, une des trois épées du géant Fier-à-bras, le héros de la Geste du Roi. Elle fut forgée par Ansias ou Aniseax, qui mit trois ans à la fabriquer, et qui forgea aussi Florence et GrabanSelon un texte des frères Grimm, trois frères forgèrent chacun trois épées : Véland ou Galan (Flanberge, Hauteclere, Joyeuse), Munificans (Durandal, Sauvaigine et Cortan) et Ansias (Baptisma, Plorence et Grabans, qui appartenaient à Fierabras).. Closamont, nom donné à Hauteclaire par Victor Hugo dans Le Mariage de Roland, qui reproduit une erreur de traduction d'Achille Jubinal. Corrouge, épée d'Otuel, roi sarrasin converti qui combat aux côtés de Roland dans la Chanson d'Otinel, un des chapitres de la Chanson de Roland. Courtain ou Courte (cf. Courtain dans la partie "Épées de la légende arthurienne" et Curtana dans "Autres épées légendaires des îles Britanniques"), épée d'Ogier le Danois, héros de la Chanson d'Ogier de Raimbert de Paris. Forgée par Munificans. Elle apparait aussi dans le Morgante maggiore, où elle est nommée Cortan ou Cortana. Dolereuse ou Douloureuse, une des trois épées de Guillaume au court nez, elle avait appartenu au roi Capalu. Durandal, l'épée de Charlemagne puis de Roland dans la Chanson de Roland. Elle fut forgée par Munificans avec Courtain et Sauvagine. Floberge (du vieux norrois, flæma : « chasse » et berg : « roc »), l'épée de Renaud de Montauban. Au cours des siècles, son nom fut altéré en Flamberge. Maugis d'Aigremont la donne à son cousin Renaud dans les gestes Garin le Loherin et Chanson de Maugis d'Aigremont. Florence, l'une des 3 épées du géant Fier-à-bras, le héros de la Geste du Roi. Elle fut forgée par Ansias avec Baptism et Graban. Graban, l'une des 3 épées du géant Fier-à-bras, le héros de la Geste du Roi. Elle fut forgée par Ansias avec Baptism et Florence. Hauteclaire, Hauteclère ou Alteclère (« garde brillante »), l'épée d'Olivier, compagnon de Roland dans la Chanson de Roland et dans la Chanson de Girart de Vienne. Elle a appartenu auparavant à l'empereur Closamont, à Pépin le Bref, au duc Beuves d'Aigremont et à Charlemagne. Elle est nommée Talhaprima dans Roland à Saragosse et Closamont dans le Mariage de Roland de Victor HugoL'auteur reproduit l'erreur commise par Achille Jubinal dans sa traduction en prose du Girart de Vienne attribuée à Bertrand de Bar-sur-Aube. Thomov 1978, 472.. Ideuse, une des trois épées de Guillaume au court nez. Joyeuse, l'épée de Charlemagne puis de Guillaume au court nez une fois celui-ci sacré chevalier (Geste de Guillaume d'Orange). Forgée par Véland. Une épée présentée comme Joyeuse fait partie des regalia des rois de France qui étaient déposées à la basilique Saint-Denis ; épargnée lors du sac du sanctuaire par les révolutionnaires, elle fait désormais partie des collections du Musée du Louvre, à Paris, où elle est exposée. La partie la plus ancienne (le pommeau) remonterait au - s, tandis que Charlemagne a vécu entre le et le . Merveilleuse, épée de Doolin de Mayence, créée dans la forge de Véland par un de ses apprentis. Une fée se charge de l'affiler, voir Histoire de la fleur des batailles Doolin de Mayence. Montagu, une des trois épées de Guillaume au court nez. Elle fut recuite et aurait été en la possession d'Alexandre le Grand. Murglaie, l'épée de GanelonGanelon
(La Chanson de Roland, Joseph Bédier), cousin et compagnon de Roland dans la Chanson de Roland et qui le trahit à la bataille de Roncevaux. Elias le chevalier au Cygne, Cornumarant le roi de Jérusalem et Beuve de Hanstone ceignent une épée du même nom. Musagine, cf. Sauvagine. Précieuse, l'épée de Baligant, « émir de Babylone » venu aider Marsile dans la Chanson de Roland. Sarrasine, épée du « roi d'Égypte » Brunamont dans la Chanson d'Ogier le Danois. Ogier la brise en deux en la frappant avec Courtain. Sauvagine, épée d'Huon de Bordeaux. Elle fut forgée par Munificans avec Courtain et Durandal. Elle est nommée Musagine dans Fierabras. Talhaprima, cf. Hauteclaire.
Épées du Cycle de la croisade vignette|redresse|Croix pectorale, éperons et épée censées avoir appartenu à Godefroy de Bouillon, exposés dans la sacristie de la basilique du Saint-Sépulcre. L'épée dite « de Godefroy de Bouillon », conservée aujourd'hui dans le trésor de la basilique du Saint-Sépulcre, à Jérusalem. Murgalaie, peut-être la même épée que Murglies : elle arme Elias dans Le Chevalier au cygne, Beuve de Hanstone, et est prise au roi sarrasin de Jérusalem Cornumarant par Baudouin de Syrie. Recuite, épée forgée par Irashels, puis trempée une année entière par Véland. Elle fut en la possession successive d'Alexandre le Grand, Ptolémée, Judas Macchabée, Vespasien et enfin du « roi de Jérusalem » Cornumarant et de son fils Cordabas, à en croire le Roman de Godefroy de Bouillon.
Autres épées de France Courtoise ou Cort, épée de Guillaume Taillefer, comte d'Angoulême mort en 962, et qui lui valut le surnom de Taillefer qu'il transmit à sa descendance, selon Adémar de Chabannes. Elle est réputée avoir été forgée par Véland et parfois appelée Durissime. L’épée de Fierbois que Jeanne d'Arc explique lors de son procès avoir envoyé déterrer sous l'autel d'une chapelle dédiée à Sainte-Catherine d'Alexandrie, où elle aurait, selon une légende, été déposée par Charles Martel après sa victoire contre Abd al-Rahman à Poitiers en 732« Les secrets de Jeanne - De Chinon à Rouen ; L'Epée de Fierbois », jeannedomremy.fr (consulté le 2 juin 2018).. Elle était ornée de cinq croix. Fineguerre « finisseuse de guerre », épée de Gérard de Nevers après avoir appartenu à un sultan de Bagdad dans le Livre de Gerart comte de Nevers.
Épées d'Espagne
Colada, la deuxième épée de Rodrigo Díaz de Vivar dans le Poème du Cid. Le Cid la prend à Raymond III, comte de Barcelone, allié des Maures. Elle était réputée valoir mille marcs d'argent. Lobera, l'épée de saint Ferdinand III de Castille conservée dans la cathédrale de Séville. Tizona, l'épée principale de Rodrigo Díaz de Vivar, dit le Cid. Elle fut enterrée avec lui. Le Cid l'a prise au roi Baucar ou Bucar selon le Poème du Cid. On lui attribue une valeur de mille marcs d'or.
Épées de la légende arthurienne Arondight ou Aroundight, épée de Lancelot du Lac, apparait dans des écrits tardifs du cycle comme Sir Bevis of Hamptoun. Carnwennan, ou Carnwenhau (« petite poignée blanche ») est la dague du roi Arthur dans les légendes arthuriennes galloisesCulhwlch and Olwen (Lady Charlotte Guest's translation). est une épée d'Arthur, et de son père Uther avant lui. Si Arthur ne l'utilise que lors de cérémonies pacifiques, elle échoit à Mordred qui combat et vainc Arthur avec. Coreiseuse (soit Courroucée, en anglais ) est l'épée du roi Ban de Bénoïc, le père de Lancelot. Courtain (cf. Courtain dans la partie "Épées de la Matière de France" et Curtana dans "Autres épées légendaires des îles Britanniques") est l'épée dont Tristan brise la pointe en fendant le crâne de Morholt, puis qui échoit à Ogier le Danois (cf. le chapitre « Épées de la Matière de France »)Curtis, Renée L. (trans.), ed. (1994), The Romance of Tristan, Oxford, p.xvi . Excalibur épée du roi Arthur (cf. Caladbolg). Elle est donnée à Arthur par la Dame du Lac. À la mort du roi, Bédivère la lance dans le lac, d’où sort une main qui s’en saisit. Parfois appelée Caliburn dans la légende arthurienne. L’épée à l’étrange baudrier que le roi Salomon avait placée dans une nef à l’intention de Galaad. Son fourreau, « Mémoire de sang », incorpore un morceau de l’Arbre de vie planté par Ève après l’expulsion du Paradis, et le baudrier est fait d’or, de soie et des cheveux d’une vierge. Galuth ou Galatyn pour Le Morte d'Arthur de Thomas Malory, l'épée de Gauvain, un des Chevaliers de la Table ronde dans la légende arthurienne. L’épée du Graal, une épée sacrée brisée que Perceval a réparée, et qui conserve une fissure , voir Perceval ou le Conte du Graal. Elle est associée au Graal et à une lance sacrée, confiés tous trois à la garde du Roi pêcheur. L’épée dans le rocher, que seul le roi de Bretagne légitime peut extraire du bloc de granit où elle est plantée. C'est la première épée d'Arthur, avant qu'il ne la brise dans un combat contre le roi Pellinore d'Autice, décrit dans Le Morte d'Arthur de Thomas Malory.
Secace (ou Sequence, ) est une épée utilisée par Arthur à la bataille de Saxon Rock. Sous le nom de Seure, Lancelot du Lac s'en arme pour une batailleWarren, Michelle. History On The Edge: Excalibur and the Borders of Britain, 1100-1300, Minneapolis: University of Minnesota Press, ..
Épées de la mythologie celtique Answerer « celle qui répond », autre nom de Fragarach. Beagalltach (la « petite furie ») est une épée donnée au Fianna Diarmuid Ua Duibhne par son père adoptif le dieu solaire Oengus (en même temps que Moralltach). Diarmuid la brise en morceaux en combattant le sanglier géant qui lui sera fatal. Caladbolg (« dur tranchant ») est l’épée magique de Fergus Mac Roeg dans la mythologie celtique irlandaise, ou du moins connu (sous le nom de Calacholg, « dure lame »). À partir du le nom prend (au pluriel et par antonomase) le sens commun d’« épées glorieuses ». C'était une épée à deux mains, dont la pointe traçait des arcs-en-ciel quand on la maniait, et qui avait le pouvoir de massacrer une armée entière. Empêché de tuer Conchobar Mac Nessa, Fergus Mac Roeg dévie son coup et arase trois collinesO'Rahilly, T. F., Early Irish history and mythology, Dublin Institute for Advanced Studies, 1957, . Elle est assimilée à l’Excalibur de la légende arthurienne. Ceard-nan Gallan (« forgeron des branches »), l’épée du héros irlandais Oisín. Claíomh Solais (« épée de lumière » ou « brillante épée » en irlandais) apparaît à plusieurs reprises dans le folklore gaélique d’Irlande et d’Écosse Vol. I II), I,24.. Elle a parfois été assimilée à Excalibur Livre I, 19 de The Works of Sir Thomas Malory, ed. Vinaver, Eugène, ed. Field, Rev. P. J. C. (1990). 3 vol. Oxford: Oxford University Press. , , . ou plus récemment à l'épée de Nuada ().. L’épée chantante de Conaire Mór, qui chantait dans les batailles. Coscrach, une épée de . Cosgarach Mhor (« la grande triomphante »), épée du Fianna . Cruadh-Chosgarach (« celle qui détruit durement »), épée de Caílte mac Rónáin, un des Fianna. Cruaidín Catutchenn, l’épée de Cú Chulainn. (« poignée blanche ») est l'épée du roi écossais Rhydderch Hael et l'un des treize trésors de l'île de Bretagne dans la mythologie celtique. Sa lame s’enflammait quand elle était maniée par un homme de valeur.
Leochain, une des épées magiques de Fergus Mac Roeg dans la mythologie celtique irlandaise. Mac an Luin (« fils des ondes »), l’épée du guerrier légendaire Fionn Mac Cumhaill. Moralltach (ou Morallta, la « grande furie ») est une épée donnée à Diarmuid Ua Duibhne par son père adoptif le dieu solaire Oengus (en même temps que Beagalltach). Lui-même la tenait du dieu marin Manannan Mac Lir. Tous ses coups étaient mortels.