Émile Perrot, né le à Marcilly-sur-Seine et mort le à Paris, est un pharmacien, professeur à la faculté de pharmacie, botaniste et mycologue français.....

Biographie En 1891, Émile Constant Perrot soutient sa thèse de pharmacie à Paris, intitulée Contribution à l'étude histologique des Lauracées.

Très tôt passionné par les champignons, il rejoint la toute jeune Société mycologique de France, dont il devient le secrétaire-général de 1895 à 1905Nommé Secrétaire-Général (séance du 7 mars 1895), il a rempli cette fonction pendant dix ans consécutifs, malgré l'ampleur et l'ingratitude la tâche bénévole en plus son professorat. De concert avec Peltereau, trésorier, il sut donner à la SMF une vitalité interne et externe. « Liste générale des membres de la Société mycologique de France », Bulletin trim. de la Société mycologique de France, Tome 12, p. I-XI, 1896 . Il en devient membre honoraire à compter de 1906, selon Guétrot, loc. cit. p. 34, et p. 67Le Livre d'or du centenaire, in Bulletin trim. de la Société mycologique de France, Tome 100, fasc.2, p.XVIII, 1984. Maixent Guétrot (1934) : Le Quarantenaire de la Société mycologique de France (1884-1924) ; éd. par la Société mycologique de France, 1934, disponible [archive] sur Gallica..

En 1899, âgé de 32 ans, il soutient ses deux thèses : Anatomie comparée des Gentianacées. Thèse de doctorat ès sciences naturelles de la Sorbonne). Étude générale sur le tissu criblé. Thèse d'agrégation des Écoles supérieures de pharmacie.

En 1902, il est promu professeur à la Faculté de pharmacie de Paris et se spécialise en pharmacodynamie, matière médicale et botanique. Lauréat de l’Académie nationale de médecine (1913) avec le prix Desportes, puis de la Société de géographie (1915), il est missionné au Congo, en Côte d'Ivoire et au Sénégal (1914).

Émile Perrot devient commissaire du gouvernement général de Madagascar à la Exposition de caoutchouc à Londres (1914) puis membre du comité supérieur consultatif de l’Instruction publique aux colonies (1919). Affecté au gouvernement militaire de Paris comme pharmacien aide-major puis chef de laboratoire de bactériologie (1915), il est nommé adjoint au directeur du service de santé à Lyon (1918).

Membre correspondant hors des Colonies du groupe de l'Afrique occidentale française (AOF), 1917-1938, il participe à la mise en valeur des ressources et productions végétales dans les colonies françaises..

En 1922, il prit part au Conseil académique et au Conseil de la Nouvelle université de Paris et devint assesseur du doyen de la faculté.

En 1928, il devint de l’École pratique des hautes études.

De 1929 à 1938, il est membre du Comité des Experts Pharmacologistes de l'Office international d'hygiène publique chargé de l'évaluation des stupéfiantsOffice International d’Hygiène Publique. (1935). Session extraordinaire du Comité Permanent de l'Office International d’Hygiène Publique (avril-mai 1935) : Procès verbaux des séances. Paris : Imprimerie Nationale. .

Publications scientifiques . . . .

Plantes alimentaires et médicinales 1901 : Sur une Sapindacée à arille comestible : le Blighia sapida Koen. Paris, F. Levé. 1904 : Cartes de distribution géographique des principales matières premières d'origine végétale. Paris, A. Janin . . . 1908 : Quelques productions naturelles végétales de l'Afrique occidentale française. Melun, Impr. administrative, 28 p. 1909 : Le Thé en Chine et dans l'Indo-Chine. Paris, P. Dupont, 24 p. 1910 : Sur l'extrait physiologique de café vert. Bulletin général de thérapeutique. . 1926 : Le Chrysanthème insecticide (pyrèthre), ses préparations ; substitutions et falsifications. Vannes, Lafolye frères. 1927 : Yagé, ayahuasca, caapi et leur alcaloïde : télépathine ou yagéine. Bulletin des sciences pharmacologiques. 1932 : À propos des plantes stabilisées et du Digitalis lanata. Bulletin de la Société de thérapeutique. 1933 : Les Productions agricoles secondaires en association à la grande culture. Revue des agriculteurs de France, 31 p. 1939 : La Cueillette des plantes médicinales indigènes et la coopération scolaire. II. Les Plantes médicinales, principales ressources de nos coopératives scolaires vosgiennes. Paris, Ministère de l'agriculture, Laboratoire national de contrôle des médicaments, 46 p., Avec Euriat 1943 : Plantes médicinales de France. volume. Paris, Presses universitaires de France, 48 p.

Hommages

En 1901, le botaniste allemand Otto Warburg donne son nom à une espèce de sansevière, Sansevieria perrotiiUrs Eggli et Leonard E. Newton, Etymological Dictionary of Succulent Plant Names, Birkhäuser, 2004 , suppl. 183..

Notes et références

Liens externes

Base Léonore .

Catégorie:Naissance en août 1867 Catégorie:Naissance dans la Marne Catégorie:Mycologue français Catégorie:Botaniste français du XXe siècle Catégorie:Pharmacien français du XXe siècle Catégorie:Membre de l'Académie nationale de pharmacie Catégorie:Membre de l'Académie nationale de médecine Catégorie:Membre de l'Académie des sciences d'outre-mer Catégorie:Membre de la Société botanique de France Catégorie:Membre de la Société mycologique de France Catégorie:Membre de la Société linnéenne de Lyon Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1935 Catégorie:Décès en septembre 1951 Catégorie:Décès dans le 5e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 84 ans