La 1re division de cavalerie (en allemand : ) était une unité de cavalerie du Troisième Reich formée en octobre 1939. Elle a combattu aux Pays-Bas, en Belgique, en France et sur le front oriental, avant d'être dissoute à la fin de 1941 pour être transformée en division blindée, la 24. Panzerdivision qui sera détruite à Stalingrad puis reformée.
Historique opérationnel Bien que la Reichswehr comprît un fort taux d'unités à cheval (3 divisions sur 10), dont la division de cavalerie prussienne, la était la seule grande unité allemande de cette Arme au début de la Seconde Guerre mondiale. Elle est issue de la de cavalerie qui combattit en Pologne. La campagne en Europe occidentale débute pour l'unité aux Pays-Bas (bataille de l'Afsluitdijk), avant qu'elle ne soit affectée à la et envoyée en France. La division traverse la Somme le . Le , lors de la deuxième phase de la bataille de France, ce sont probablement des soldats allemands appartenant à cette division qui massacrent près de Maintenon une cinquantaine de tirailleurs sénégalais prisonniers, dont de nombreux blessés, appartenant au de tirailleurs sénégalaisScheck, R. (2007). Une saison noire. Les massacres de tirailleurs sénégalais. Mai-juin 1940. Paris : Tallandier. & 75.. Les 18 et , elle combat autour de Saumur, haut lieu de la cavalerie française, et tente de s'emparer d'un pont sur la Loire. La division atteint La Rochelle à la fin des combats.
Après la capitulation française, la division est cantonnée en France jusqu’au début de l’été de 1941, puis est transférée à l’est en préparation de l’attaque contre l’Union soviétique et affectée au d'armée. La division combat dans le secteur sud du front, participant aux actions menées autour de la Bérézina et du Dniepr, notamment dans le but de protéger le flanc sud de la et de nettoyer les marais du Pripet des unités contournées de l’Armée rouge.
La division est retirée dans l'est de la France en en vue de sa dissolution, ses étant transférés à des divisions d'infanterie. Le dernier défilé de l'unité eut lieu à Gomel le , puis elle est dissoute officiellement le et refondée le même jour sous le nom de 24. Panzer-Division avec le même commandant, le général de cavalerie Kurt Feldt, et un emblème rappelant clairement ses origines.
Si le combat à cheval apparaît obsolète durant le conflit, l'unité ne sera ni la seule, ni la dernière de ce type à être déployée par l'armée allemande : outre les et divisions de cavalerie tardivement formées furent engagées des divisions de cosaques et de cavalerie SS, dont la SS-Kavallerie-Division « Florian Geyer ». Elle ne doit pas de plus être confondue avec la légère (1. leichte Division) appartenant aussi à la cavalerie.
Ordre de bataille vignette|Fanion d'un régiment de cavalerie. 1. Kavalleriebrigade (1re brigade de cavalerie) 1. Kavallerieregiment (1er régiment de cavalerie) 2. Kavallerieregiment (2e régiment de cavalerie) 2. Kavalleriebrigade (2e brigade de cavalerie) 21. Kavallerieregiment (21e régiment de cavalerie) 22. Kavallerieregiment (22e Régiment de Cavalerie)vignette|Cavaliers allemands lors de la bataille de France. 1. Montiertes Artillerie-Regiment (1er régiment d'artillerie à cheval) 1. Bataillon (1er Bataillon) 2. Bataillon (2e Battalion) 1. Fahrradbataillon (1er bataillon de bicyclettes) 40. Panzer-Zerstörer-Bataillon (40e bataillon de chasseurs de chars) 40. Ingenieurbataillon (40e Bataillon du génie) 86. Signalbataillon (86e Bataillon de transmissions) 40. groupe logistique divisionnaire.
Notes et références
Catégorie:Unité militaire de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1939 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1941