Le régiment de Vexin est un régiment d'infanterie du royaume de France, créé le sous le nom de régiment de Castries, devenu sous la Révolution le d'infanterie de ligne.
Création et différentes dénominations : création du régiment de Castries : renommé régiment de Morangiès : renommé régiment de Louvigny : renommé régiment de Bacqueville : renommé régiment de La Trémouille : renommé régiment de Tessé : renommé régiment de Sennectère : renommé régiment de Chaillou : renommé régiment de Ségur : renommé régiment de Gensac : renommé régiment de Vastan : renommé régiment de Bouillé 10 décembre 1762 : prend le titre de régiment de Vexin : devient le d’infanterie de ligne
Mestres de camp et colonels : René Gaspard de La Croix, marquis de Castries : Joseph François de La Croix, marquis de CastriesNé le et décédé le à Paris : Charles de Molette, marquis de MorangièsIl est mortellement blessé, le durant le siège de Chivasso, par une balle qui lui fracasse l'épaule : Louis Antoine Armand de Gramont, duc de Louvigny : Jean François Boyvin, marquis de Bacqueville : Charles René Armand, duc de Trémoille : René Marie de Froulay, marquis de TesséLe il prend le commandement du régiment de la Reine : Henri, marquis de Sennectère : N. Amelot de Villedomain, marquis de Chaillou : Henri Philippe, comte de Ségur : Gilles de La Roche, comte de Gensac : N., marquis de Vastan : François Claude Amour du Chariol, marquis de Bouillé : Charles Armand Fidèle de Durfort, comte de Duras : Étienne Charles, chevalier de Damas-Crux : Jean-Baptiste Chauvet d'Allons
Historique des garnisons, combats et batailles du régiment Régiment de Castries (1674-1695) Guerre de Hollande Ce régiment est créé par ordonnance du . Il est formé à Montpellier par René Gaspard de La Croix, marquis de Castries, qui en cède immédiatement le commandement à son fils Joseph François de La Croix, marquis de Castries.
En 1674, le régiment est à 2 bataillons. Son uniforme comprend un habit, veste et culotte blancs, parements, revers, et collet verts, poches en long, garnie de 4 boutons dont 2 au milieu, le dessous de la manche et du parement fermé par 6 petits boutons, 6 petits au revers et 3 gros au dessous, boutons jaunes . Chapeau bordé de galon blanc. Drapeau brun Claude-Antoine Littret : Uniformes militaires, drapeaux, étendards et guidons, de tous les régiments de France, tant de la cavalerie que de l'infanterie, page 75.
Il demeure d'abord en garnison à Montpellier et en 1677, il est envoyé à l'armée de Roussillon dans le cadre de la guerre de Hollande. Le , il fait ses premières armes à la bataille d'Espouilles, où il contribue à la complète ruine des régiments espagnols d'Aragon, de Medina-Sidonia, de Palma et de Monteleone.
En 1678, Le régiment sert encore avec distinction au siège de Puycerda. Le , un détachement de 200 hommes s'empare d'une tour qui commandait un passage à une lieue de la place et y fait 40 prisonniers. Le régiment de Castries reste en garnison à Puigcerdà jusqu'à la paix.
En 1681, le régiment, désigné pour l'expédition de secrète dont le but était l'occupation de Casal dans le Montferrat. Il arrive le à Pignerol, et dans la nuit du , il est reçu dans la citadelle de Casal, où il demeure quelque temps en garnison .
Guerre des Réunions En 1683, il est employé contre les protestants du Languedoc.
L'année suivante, dans la guerre des Réunions, il passe en Catalogne avec le maréchal de Bellefonds, le régiment se trouve, le , il combat au passage du Terà Puente-major, et termine cette campagne par le siège de Gérone.
Guerre de la Ligue d'Augsbourg Au mois d', dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, il se rend dans l'électorat de Cologne et prend ses quartiers d'hiver à Nuytz.
Le , il marche au secours du régiment de Fürstemberg logé dans les environs, qui s'était laissé surprendre par un gros corps brandebourgeois. Depuis huit heures du matin jusqu'à la nuit, le régiment de Castries soutint les efforts de plus de chevaux et parvint à faire une belle retraite sans se laisser entamer. Il se retire à Bonn, et se fait peu après remarquer dans la défense de cette place.
Passé à l'armée de Flandre en 1690, il se trouve à la bataille de Fleurus durant laquelle le colonel eut un cheval tué sous lui et est blessé.
En 1691, le régiment fait le siège de Mons. Après la prise de Mons, on l'envoya en Alsace. Il fait deux campagnes sur cette frontière, se rend en 1694 sur les Alpes, passe l'hiver suivant à Pignerol.
Régiment de Morangiès (1695-1705) Guerre de la Ligue d'Augsbourg Devenu régiment de Morangiès, le , il sert en 1696 au siège de Valenza Siège de Valence par le Duc de Savoie : [estampe Montalègre. Graveur], et après que la paix eut été faite avec Victor-Amédée II, le duc de Savoie, il revint sur le Rhin, et y est employé sous le maréchal de Choiseul jusqu'à la paix générale.
Guerre de Succession d'Espagne Le régiment, dirigé sur l'Italie dès le mois de , fait la campagne de 1701 sous les ordres du maréchal de Villeroy et participe aux batailles de Carpi et de Chiari. On le trouve, en 1702, aux batailles de Crémone, de Luzzara et aux prises de Luzzara et de Borgoforte, puis il prend cette année ses quartiers d'hiver à Sabionnetto.
Un , créé le , qui était d'abord resté dans les garnisons de Flandre, rejoint à la fin de 1702 l'armée d'Italie et fait partie de la garnison de Mantoue .
En 1703, le suit le duc Vendôme dans le pays de Trente, en Italie, et se trouve aux prises de Nago et d'Arco, et plus tard aux combats de Stradella. Après la retraite de l'armée, les deux bataillons sont jetés dans Torbole, où ils sont attaqués le . Les fortifications de cette ville qui ne consistaient qu'en quelques redoutes construites à la hâte, le régiment fait si bonne contenance, que l'ennemi se retire.
Le , le régiment de Morangiès combat à Castelnuovo de Bormia, où le colonel est blessé. Il sert ensuite aux sièges de Verceil, d'Ivrée et de VerruePlan de Verrue, attaquée par l'armée du roy commandée par Mgr le duc de Vendosme. Ce siège commença le 14 octobre 1704 et dura jusqu'au 9e avril 1705.
Le , il se distingue à l'attaque du fort de l'Ile de Verrue, et, à la fin d'avril, il va faire le siège de La Mirandole. Le , il ouvre la tranchée devant Chivasso, et le même jour le colonel de Morangiès est mortellement frappé par une balle qui lui fracasse l'épaule.
Régiment de Louvigny (1705-1711) Guerre de Succession d'Espagne Le , sous le nom de régiment de Louvigny, il combat à Cassano et il prend son quartier d'hiver à San-Martino de Bisole.
L'année suivante, il se trouve à la bataille de Calcinato, au siège et à la bataille de Turin, et, après que l'armée eut repassé les Alpes, il est envoyé en Flandre, où il fait la campagne de 1707 dans la brigade du régiment de Gondrin.
Il assiste en 1708 à la défaite d'Audenarde, et, pendant le siège de Lille, il demeure au camp de Pottes avec le chevalier de Croissy.
Il fait partie, en 1709, de la brigade de Champagne et appuie les efforts de ce vieux corps à la journée de Malplaquet et partage en 1710 la fortune du régiment de Bourbonnais.
Régiment de Bacqueville (1711-1728)
Guerre de Succession d'Espagne Devenu régiment de Bacqueville le , il participe à l'attaque d'Arleux et finit la campagne dans Valenciennes.
En 1712, le régiment, toujours en garnison à Valenciennes, partage, le , la gloire que s'acquiert le régiment de Bourbon au combat de Beuvrage, où ces corps défirent un parti de fourrageurs qui était venu jusque dans les faubourgs de la place. Après la victoire de Denain, le régiment sort de Valenciennes et contribue à la reprise de Douai, Siège du Quesnoy et de Bouchain.
Il passe, en 1713, à l'armée d'Allemagne, se distingue, le , à l'attaque des contre-gardes de Landau, contribue à la défaite du général Vaubonne et termine cette guerre par le siège de Fribourg. Le est réformé en 1715 après la paix.
On trouve le régiment d'infanterie de Bacqueville en 1718 à l'île d'Oléron.
On trouve le régiment, en 1727 , au camp de la Sambre.
Régiment de La Trémouille (1728-1731)
Période de paix Le , il prend le nom de régiment de La Trémouille et en 1731, il se trouve à Montpellier où il sert de garde à l'infant don Carlos pendant le séjour que fait le prince dans cette ville.
Régiment de Tessé (1731-1734)
Guerre de Succession de Pologne Le il prend le nom de régiment de Tessé.
En 1733, il passe en Italie à l'ouverture de la guerre de Succession de Pologne et débute par les sièges de Gera d'Adda et de Pizzighetone. Le , il ouvre la tranchée en même temps que les Gardes Piémontaises, devant le château de Milan.
On le voit, en 1734, aux prises de Serravalle, de Novare, de Tortone et de La Mirandole, à l'attaque de Colorno et aux batailles de Parme et de Guastalla durant laquelle le colonel de Tessé, qui venait d'obtenir le commandement du régiment de La Reine, est blessé.
Régiment de Sennectère (1734-1739) Guerre de Succession de Pologne Il prend le nom de régiment de Sennectère après avoir été donné le à Henri, marquis de Sennectère il coopère, en 1735, à la soumission de Revere et rentre en France au milieu de 1736.
Au mois de il s'embarque pour la Corse.
Régiment de Chaillou (1739-1743)
Campagne de Corse Le , il prend le nom de régiment de Chaillou, et se distingue, le , aux combats de San-Giacomo et du col de Bigorno.
Guerre de Succession d'Autriche Rappelé sur le continent au début de la guerre de Succession d'Autriche, il demeure sur les côtes de la Provence de 1741 à 1744.
Régiment de Ségur (1743-1745)
Guerre de Succession d'Autriche Devenu régiment de Ségur le , il franchit le Var en 1744, et se trouve à la prise de tous les forts qui entourent Nice, à la réduction de Château Dauphin et de Démont, au siège de Coni et à la bataille livrée le sous les murs de cette place.
En 1745, il se signale aux sièges de Tortone, de Novare, de Serravalle, d’Acqui, d'Alexandrie, de Casal, de Pavie, de Plaisance, de Valenza, et le , au combat du Tanaro.
Régiment de Gensac (1745-1748)
Guerre de Succession d'Autriche Le , devenu régiment de Gensac, il est jeté dans Asti avec le régiment de Lyonnais, et y est fait prisonnier en 1746.
Échangé en 1747, le régiment de Gensac est rétabli le sur le pied de deux bataillons, et il continue de servir sur les Alpes jusqu'à la paix.
Régiment de Vastan (1748-1761)
Période de paix Le , il est renommé régiment de Vastan. Le , il est réduit à un bataillon mais l'incorporation du régiment de Luxembourg, le , le reporte à deux bataillons.
Guerre de Sept Ans Au début de la guerre de Sept Ans, le régiment de Vastan, fait partie de l'armée de Hanovre et de l'avant-garde commandée par le prince de Beauvau. Le , il occupe Münster sans résistance, il assiste le à la bataille de Hastenbeck, pénétre jusqu'au fond du Hanovre et achève la campagne au camp d'Halberstadt.
Ramené sur le Rhin dans les premiers mois de 1758, il entre le dans Düsseldorf avec deux autres bataillons français et huit bataillons palatins. Le , le gouverneur de Dusseldorf pour l'impératrice Marie-Thérèse, accepte une capitulation que les Français refusèrent de signer. Le régiment rejoignit alors la division de Chevert et se distingue à l'attaque du pont de Rees.