Le régiment de Foix est un régiment d'infanterie du royaume de France, créé en 1684, devenu sous la Révolution le d'infanterie de ligne.
Création et différentes dénominations : création du régiment de Foix : devient le d'infanterie de ligne
Mestres de camp et colonels : Jean Jules Armand Colbert marquis de Blainville : N. de Béthune-Sully, prince d'Henrichemont : Joseph de Mesmes, marquis de Ravignan : Pierre de Thomé : N. de Thomé de Saint-Georges : Jean-François de Malortie, marquis de Boudeville : Antoine Charles Joseph de Grollier de Servières Huile sur toile d'Antoine Charles Joseph de Servieres Bailly de Grollier : Gabriel François comte de Rougé : Louis-Étienne-François de Damas-Crux : Alexandre Nicolas Claude Hector Andrault, comte de Maulevrier-Langeron : Alexis Benjamin François Poute de Nieul : Guillaume Marie, vicomte de La Roche-Aymon : Jean-Baptiste François de Chef du Bos, chevalier de Bouan : Gaspard Adrien Bonnet du Louvat de Champollon : Antoine Balland
Historique des garnisons, combats et batailles du régiment Régiment de Foix (1684-1791) Le régiment de Foix est créé le . Il est formé avec quinze compagnies, dont plusieurs venaient des régiments de Normandie et de La Marine.
En 1684, le régiment est à 2 bataillons. Son uniforme comprend un habit, parements, collet, veste et culotte blancs, revers verts, la poche en long, garnis de 9 boutons en patte d'oie, le dessous de la manche et du parement fermé par 6 petits boutons, 6 petits au revers et 3 gros au dessous, boutons jaunes . Chapeau bordé de galon blanc. Drapeau rouge, vert et jaune par quartier Claude-Antoine Littret : Uniformes militaires, drapeaux, étendards et guidons, de tous les régiments de France, tant de la cavalerie que de l'infanterie, page 197.
Guerre de la Ligue d'Augsbourg En 1688, le régiment de Foix est porté à vingt compagnies et débute la guerre de la Ligue d'Augsbourg sur le Rhin à la prise de Philisbourg, de Mannhein, de Frankenthal et autres places du Palatinat.
Il fait les campagnes de 1689 et 1690 sur les côtes de Normandie.
Envoyé en 1691 à l'armée des Alpes, il participe à la soumission de Montmélian et de Chambéry.
En 1692, il sert en Flandre et assiste au siège de Namur et se distingue à la bataille de Steenkerque.
En 1693, il se fait encore remarquer à Neerwinden et devant Charleroi, où ses grenadiers et un piquet de cinquante fusiliers montent le à l'assaut de la redoute de Darmay.
En 1694 et 1695, le régiment de Foix fait partie de l'armée de la Meuse et contribue à la défense de Namur contre le prince d'Orange.
Il achève la guerre sous les ordres du maréchal Boufflers et dans la brigade de Piémont.
Guerre de Succession d'Espagne En 1701, au début de la guerre de Succession d'Espagne, les deux bataillons du régiment de Foix, servent en Flandre.
En 1702, il se trouve au combat de Nimègue.
En 1703, le régiment est affecté à l'armée du Rhin. Le , qui sert sous le commandement du maréchal de Villars, participe au siège de Kelh, à l'attaque des lignes de Stolhofen, et passa en Bavière. Le bataillon se trouva encore dans cette campagne au combat de Munderkirchen, ainsi qu'à la première journée d'Hochstadt, et aux prises de Kempten, d'Ulm et d'Augsbourg. Le colonel Joseph de Mesmes, marquis de Ravignan mérita des éloges particuliers pour sa conduite à Hochstadt. Le , resté sur le Rhin à l'armée de Tallard, fit les sièges de Brisach et de Landau, et combattit au Speyerbach. Passé, lui aussi, en Bavière, il est mis en garnison à Ulm.
En 1704, à la deuxième bataille d'Hochstadt, le 1er bataillon du régiment de Foix était au corps d'armée de Marchin et le faisait partie de celui de Tallard. Leurs débris furent jetés dans Brisach avec le régiment de Saintonge, et contribuèrent à faire échouer la surprise tentée par le prince Eugène contre cette ville. Le régiment de Foix continua de servir les années suivantes sur le Rhin.
En 1706, le régiment se trouve au secours du Fort-Louis, à la prise de Drusenheim, de Lauterbourg et de l'île du Marquisat .
En 1707, il est à la prise des lignes de Stolhofen et de Schorndorf, à la conquête de Suabs-Gemunden et à toutes les expéditions du maréchal de Villars sur les rives du Rhin.
Envoyé en Flandre en 1708, au moment où l'armée de cette frontière se faisait battre à Audenarde, il se jeta dans Lille et contribua à la belle défense que fit dans cette place le maréchal de Boufflers. La nuit du 26 au , 400 hommes du régiment firent une sortie, attaquèrent la chapelle de la Magdeleine, l'emportèrent et rasèrent les ouvrages de l'ennemi. Après la prise de la ville, le régiment de Foix se retira dans la citadelle et y fit encore une belle résistance. Envoyé en Normandie, après la capitulation, il se rétablit pendant l'hiver.
En 1709 il est affecté à l'armée de Flandre, et combat à Malplaquet. En quittant ce champ de bataille, il alla s'enfermer à Bouchain, où il fut assiégé, en 1711, par le général hollandais Fagel. Après avoir résisté longuement il obtint une capitulation honorable. Cette capitulation, réglée entre le marquis de Ravignan, ancien colonel du régiment et désormais gouverneur de Bouchain, et le général Fagel, fut désapprouvée par Marlborough, qui ne craignit pas de la violer. Le régiment fut traité en prisonnier de guerre et envoyé à Tournai. Les officiers furent même conduits en Hollande. Avec les soldats qui parvinrent à s'échapper, on forma un bataillon, qui ne fut plus employé activement pendant le reste de la guerre.
Période de paix En 1714, après le traité de Rastatt mettant fin à la guerre, les vides du régiment de Foix sont remplis par l'incorporation du régiment de Blacons et des compagnies franches de Caudemberg et de Guise. En 1716, les compagnies franches de Maucomble et d'Antoine sont également incorporées dans le régiment de Foix.
Guerre de Succession de Pologne
En , le régiment de Foix se rend à l'armée d'Italie dans le cadre de la guerre de Succession de Pologne. Il sert aux sièges de Géra d'Adda Carte du Campement des Troupes du Roy à Piciguiton. La Tranchée ouverte la Nuit du 17 au 18 9bre 1733 Mémoires de la guerre d'Italie, depuis l'année 1733, jusqu'en 1736, page 38, de Pizzighetone et du château de Milan.
L'année suivante, il débute par ceux de Novare, du fort d'Arrona et de Tortone. Le , lorsque les Autrichiens attaquent les cantonnements de Colorno, le régiment de Foix arrive parmi les premiers au secours des troupes engagées, et il recueille presque toute la gloire de cette affaire, en chassant l'ennemi du château, et en s'emparant, après un combat meurtrier, du pont sur le Lorno que les Impériaux avaient fortifié. Le colonel Pierre de Thomé fut grièvement blessé à la jambe. Le régiment est alors donné à son frère qui se fait tuer, le , à la bataille de Parme. Le , le régiment est engagé à la bataille de Guastalla. Dans ces deux journées, le régiment de Foix était embrigadé avec le régiment de Picardie.
En 1735, il est employé, aux sièges de Revere, de Reggio et de Reggiolo.
En septembre 1736, il rentra en France.
Guerre de Succession d'Autriche En , dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche, le régiment de Foix est envoyé pour la Bavière. Placé durant quelques jours à Amberg avec le régiment d'Orléans, il marche ensuite avec le marquis de Villemur au secours de l'armée de Bohême. Il se trouve au combat de Sahay, au ravitaillement de Frawemberg, et se retire sous Prague au mois de juin. Il était déjà, à cette époque, réduit à 478 hommes. Pendant le blocus de Prague, le régiment de Foix, qui forme une brigade avec le régiment de La Reine, se couvre de gloire à la sortie du ; il y est complètement écrasé, et son colonel, Jean-François de Malortie de Boudeville, y reçoit une blessure considérable.
À sa rentrée en France, en le régiment est réduit à deux officiers et à moins de 300 hommes, la plupart éclopés, qui furent envoyés à Saint-Omer.
En 1744, lorsque le régiment de Foix fut reconstitué, il partit pour l'Italie et embrigadé avec le régiment de Lyonnais, il se trouve à la prise de Nice, de Villefranche, de Montalban, du château Dauphin, de Demonte, de Coni et à la bataille de la Madona del Ulmo.
En 1745, le régiment reste cantonné sur la frontière des Alpes et prend garnison à Guillestre et Montdauphin. Le , il se trouve au combat livré près de Josseau dans la vallée de Pragelas, où le comte de Lautrec défait un corps piémontais.
En 1746, il rentre en Italie, fait le siège d'Acqui et se trouve batailles de Plaisance et du Tidone où le colonel Antoine Charles Joseph de Grollier de Servières est blessé. Après ces batailles, le régiment se retire en Provence et contribue à sa défense après son envahissement.
En , les troupes autrichiennes ayant franchi le Var il prend position au camp de Tournoux, et y demeure jusqu'au . Il rejoint ensuite l'armée, prend part les 17 et aux combats de Vintimille, et garde les débouchés de la frontière jusqu'à la paix L'invasion et la libération de la Provence en 1746-1747.
Guerre de Sept Ans
En 1756, au début de la guerre de Sept Ans le régiment se trouve au camp du Havre.
En 1757, il part pour Stockheim, en Belgique, point de ralliement de l'armée du Bas-Rhin, et se distingue à la prise de Lippstadt, où il reste en garnison jusqu'à la fin de la campagne.
Dans les premiers mois de 1758, il est placé en observation sur la frontière hollandaise. Après la défaite de Krefeld, il est jeté dans Dusseldorf avec d'autres troupes françaises et autrichiennes. Comme les autres corps français, il refuse d'accepter la capitulation consentie le par le gouverneur autrichien et rentre en France.
Saint-Domingue
Envoyé sur les côtes de Bretagne, le régiment s'embarque en 1760 pour aller à Saint-Domingue.
Lors de la réorganisation réorganisation des corps d'infanterie français de 1762 le régiment est porté à deux bataillons le ,et passe au service des ports et colonies le de la même année, et reste à Saint-Domingue jusqu'en
Période de paix Rentré en France, le régiment de Foix est placé au Château Trompette de Bordeaux et à Blaye.
En , il est envoyé en garnison à Nantes, puis à Port-Louis, Lorient et Belle-Île-en-Mer en . En , il se trouve à Rochefort, à Longwy en , à Saint-Omer en , à Lille et Aire-sur-la-Lys en , avant de retourner à Lorient et Belle-Île-en-Mer en . Il s'installe à La Rochelle en , à Auch et Nérac en et à Toulon en .
Lors de la réorganisation réorganisation des corps d'infanterie français de 1775 le régiment est conservé à deux bataillons.
Guerre d'indépendance des États-Unis
Cette même année, 500 hommes du régiment de Foix, placés sous le commandement du lieutenant-colonel Marc Antoine du Chastelet, né à Boulogne en 1739, embarquent à Toulon au sein de la flotte du comte d'Estaing. Ils se retrouvent ainsi mêlés aux événements de la guerre d'indépendance des États-Unis.
Les compagnies expéditionnaires prennent part les 3 et à la conquête de la Grenade, et le 6 à la bataille navale livrée à l'amiral Byron. Revenues dans les colonies américaines, elles participent au siège de Savannah avant de repartir en garnison, pendant deux ans à l'île de la Grenade. Ces compagnies montées sur le vaisseau le Magnanime de la flotte du comte de Grasse, et assistent aux combats des 9 et 12 avril 1782 contre l'amiral Rodney. 55 soldats de ce régiment sont morts aux États-Unis durant guerre d'indépendance des États-Unis Warrington Dawson : Les 2112 Français morts aux États-Unis de 1777 à 1783 en combattant pour l'indépendance américaine.
Période de paix En , le gros du régiment s'était rendu de Toulon à Béziers, et en , pendant les troubles de Genève, il vient prendre des cantonnements dans le pays de Gex.
En , les compagnies expéditionnaires revenues des colonies, le régiment de Foix se trouve tout entier réuni à Strasbourg.
En , le régiment est à Landau, puis à Sedan en , et à Givet à la fin de 1790.
régiment d'infanterie de ligne ci-devant Foix