Les , expression italienne signifiant « Domaines de la Terre ferme » (aussi désignés par l'expression vénitienne équivalente , ou , « État de la Terre »), désigne les territoires continentaux de la république de Venise situés dans le nord-est de l'Italie, entre le début de son expansion continentale au début du et la chute de la république de Venise en 1797.
Avec le (autrement dit, la ville de Venise et ses environs) et le (« État de la Mer »), les , dont les principales cités sont Bergame, Brescia, Vérone, Padoue, Trévise et Udine, formaient l'une des trois composantes territoriales de la république de Venise.
Lors de la chute de la république de Venise en 1797, les domaines de la terre ferme sont partagés entre la monarchie des Habsbourg, qui s'empare notamment de la ville de Venise et constitue sa province vénitienne, et les « républiques sœurs » de la France. En 1805, Napoléon conquiert les territoires anciennement vénitiens sous domination autrichienne et les unifie avec les territoires sous domination française au sein du royaume d'Italie.
Au congrès de Vienne de 1815 qui suit les défaites napoléoniennes, la république de Venise n'est pas rétablie et ces territoires échoient à l'empire d'Autriche qui les intègre à son « royaume Lombard-Vénitien ».
Articles connexes Terraferma veneziana
Sources Jean-Claude Hocquet, Venise au Moyen Âge, Guide Belles Lettres des Civilisations, Les Belles Lettres, Paris 2003. John Julius Norwich, Histoire de Venise, Payot, Paris 1986, . Alvise Zorzi, Une cité, une république, un empire : Venise, Fernand Nathan, Paris 1980 .
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