John Tresch (né en 1972) est un historien des sciences et des techniques américain.

Formation et carrière John Tresch suit d'abord une formation en anthropologie , avec un Bachelor of Arts obtenu à l'université de Chicago suivi d'un DEA à l'ENS/EHESS, puis il se forme à l’histoire et la philosophie des sciences, avec un doctorat à l'université de Cambridge, il est désormais Mellon Professor in Art History, History of Science and Folk Practice à l'Institut Warburg de Londres.

Travaux Par sa double formation à l’anthropologie et à l’histoire et la philosophie des sciences, il apporte une perspective comparative à l’histoire des sciences occidentales, qu’il étudie comme des savoirs, des cosmologies, des pratiques concrètes, et des formes de vie.

vignette|Caméra à daguerréotypes. Dans The Romantic Machine: Utopian Science and Technology after Napoleon (2012), . Comme l'annonce le titre, . Il s'attache ainsi à démonter les simplifications historiques sur l’opposition romantisme/mécanisme, avec quelques clichés sur .

Dans Cosmos, il propose une étude comparative des représentations concrètes du cosmos, ou « cosmogrammes » déployés par les sciences modernes, qu’il examine comme des moyens de proposer, communiquer, négocier, et imposer des ordres sociaux et des ordres de la nature« Cosmograms as Technologies of World-Making », conférence donnée à l'EHESS en 2017.. Il participe également aux journées d’étude organisées au musée du quai Branly (« Cosmos Connections », 26-).

vignette|gauche|Edgar Allan Poe. Il s'intéresse également à Edgar Poe, poète, écrivain, et journaliste doté d’une formation d’ingénieur : il étudie les rapports entre la presse, les publics, et l’institution de l’autorité scientifique de la première moitié du aux États-Unis, à partir des écrits sur les sciences d’Edgar Poe« La science d'Edgar Allan Poe : typographie, genre et narration comme techniques de construction des mondes », conférence donnée à l'EHESS en 2017.. Il considère notamment que, si Baudelaire a assuré la notoriété de Poe en France par sa belle traduction et contribué à une réévaluation de son œuvre par les historiens de la littérature américaine, il l'a trahi en faisant de cet auteur éclectique un chantre du romantisme (traduction française de Barbara Turquier).

Prix et distinctions Il reçoit en 2013 le prix Pfizer décerné l’History of Science Society pour son livre The Romantic Machine: Utopian Science and Technology after Napoleon.

Publications The Romantic Machine: Utopian Science and Technology after Napoleon (University of Chicago Press, 2012), 472 p. . (éd) avec Pasquale Gagliardi et Simon Schaffer : Aesthetics of Universal Knowledge, 271 pages, Palgrave Macmillan, 2017Notice BnF.. Cosmos 2005 « Cosmogram », in Ohanian et Royoux (éd.) 2005 : 67-76. 2007 « Technological world-pictures. Cosmic things and cosmograms », Isis 98 : 84-99.

War of the worlds : what about peace? de Bruno Latour. Traduit du français par Charlotte Bigg, édité par John Tresch (2002, Prickly Paradigm Press) lire en ligne.

Références

Liens externes

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