María Pilar Llop Cuenca () est une juge et femme politique espagnole née le à Madrid, proche du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Elle est ministre de la Justice depuis .
Licenciée en droit de l'université complutense de Madrid, elle est juge depuis 1999, spécialisée dans la violence de genre depuis 2009. Entre 2011 et 2015, elle est administratrice au Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ).
Elle s'engage en politique en 2015, comme candidate puis députée socialiste à l'Assemblée de Madrid. Son nom est évoqué l'année d'après pour se présenter aux élections générales. Elle démissionne en 2018 pour devenir déléguée du gouvernement contre la violence de genre.
Elle renonce à ce poste au bout de neuf mois pour se représenter à l'Assemblée de Madrid en comme deuxième de liste du PSOE, après avoir été pressentie pour se présenter à la mairie de Madrid. À l'issue du scrutin, elle échoue à prendre la présidence du parlement régional puis elle est désignée sénatrice.
À l'ouverture de la des Cortes Generales en , elle est élue au second tour de scrutin présidente du Sénat. Elle devient en ministre de la Justice à la faveur d'un ample remaniement ministériel.
Vie privée María Pilar Llop Cuenca naît le à Madrid dans une famille modeste. Elle est la fille d'un chauffeur de taxi originaire de Barcelone et d'une coiffeuse issue d'une famille des Asturies. Elle parle parfaitement catalan, maîtrise l'anglais, le français et l'allemand, et manie le bulgare....
Elle est mariée et mère d'une fille..
Formation et vie professionnelle Elle est licenciée en droit de l'université complutense de Madrid, puis elle suit une formation en traduction juridique de l'anglais et de l'espagnol à l'université d'Alicante..
Elle intègre la carrière judiciaire en 1999 et devient alors juge pénale à Mataró. Ayant atteint en 2004 le grade de magistrate, elle travaille au sein de la direction générale de la Coopération de la Commission européenne sur les questions judiciaires entre 2006 et 2009. Elle retrouve ensuite la magistrature, comme juge de violence de genre à Madrid...
Entre 2011 et 2015, elle exerce d'importantes responsabilités administratives auprès du Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) en tant qu'administratrice au sein du cabinet technique. Elle est ainsi cheffe de l'Observatoire de la violence domestique et de genre, puis secrétaire de la commission de l'Égalité, du Forum Justice et Handicap, et enfin du comité de direction..
Engagement politique Députée régionale Elle se place en disponibilité en 2015, afin de se présenter aux élections à l'Assemblée de Madrid du 24 mai. Elle figure en sur la liste du Parti socialiste de Madrid-PSOE (PSM-PSOE), conduite par l'universitaire sans étiquette Ángel Gabilondo, elle-même n'appartenant pas au PSOE..
À l'issue du scrutin, elle est élue députée à l'Assemblée de Madrid, où elle est porte-parole du groupe parlementaire socialiste pour la justice et membre de la députation permanente.
Dans la perspective des élections générales anticipées du 26 juin 2016, son nom est cité comme candidate pour occuper la deuxième place de la liste du PSOE dans la circonscription de Madrid, dont la première position est réservée au candidat du parti à la présidence du gouvernement, en l'espèce Pedro Sánchez. Ce dernier choisit finalement d'investir une autre magistrate proche des socialistes, Margarita Robles...
Déléguée contre la violence de genre vignette|Elle est déléguée du gouvernement contre la violence de genre entre juillet 2018 et avril 2019. En , elle renonce à son mandat de parlementaire après que le nouveau gouvernement socialiste de Pedro Sánchez l'a nommée déléguée contre la violence de genre..
Au mois de septembre suivant, elle est perçue comme une potentielle candidate à la mairie de Madrid, qui échappe aux socialistes depuis 1989, pour des élections municipales de mai 2019, mais elle s'y oppose, ne se voyant pas mener campagne. Les socialistes choisissent finalement Pepu Hernández comme chef de file municipal...
Elle est finalement relevée de ses fonctions à sa demande le , afin de participer aux élections à l'Assemblée de Madrid du 26 mai 2019, en deuxième position sur la liste dirigée par Gabilondo..
Après le scrutin, au cours duquel la liste socialiste arrive en tête mais sans possibilité de forger une majorité, elle est proposée par son groupe parlementaire comme candidate à la présidence de l'Assemblée lors de l'ouverture de la , le . Soutenue par et , elle recueille , soit trois de moins que la majorité absolue et quatre de retard sur le député de Ciudadanos Juan Trinidad..
Présidente du Sénat Elle est désignée en juillet sénatrice par l'Assemblée de Madrid.. Sous la , elle occupe la présidence de la commission parlementaire de la Défense..
À la suite des élections anticipées du 10 novembre 2019, la commission exécutive du PSOE la choisit comme candidate à la présidence du Sénat en remplacement de Manuel Cruz, tandis que Meritxell Batet est confirmée pour présider le Congrès des députés. Pilar Llop est effectivement élue à cette fonction le suivant au second tour, par contre 109 au conservateur madrilène Pío García-Escudero.. Elle est ainsi la seconde femme et la seconde sénatrice désignée à diriger les travaux de la chambre haute.
Lors de sa première intervention, elle exprime sa du Sénat envers elle et rappelle son engagement en faveur de la lutte pour l'égalité de genre, signalant que les femmes . Elle ajoute que les pouvoirs publics .. Le lendemain, elle est reçue en audience par le roi au palais de la Zarzuela, afin de l'informer officiellement de la constitution du Sénat de la ..
Ministre de la Justice Pedro Sánchez annonce le un important remaniement de son gouvernement.. À cette occasion, Pilar Llop est nommée ministre de la Justice.. Avec l'ensemble de ses nouveaux collègues, elle prête serment le devant le roi et Pedro Sánchez.. En sa qualité de grand notaire du Royaume, elle est assermentée en premier..
Le même jour que son assermentation, elle renonce à son mandat de sénatrice, quelques jours seulement après avoir été confirmée au Sénat par l'Assemblée de Madrid.. Le porte-parole du groupe socialiste, Ander Gil, la remplace peu après à la présidence de la chambre haute.. José Cepeda prend sa suite comme sénateur désigné de la communauté de Madrid en septembre suivant..
Avec la ministre des Affaires économiques, Nadia Calviño, et le ministre de la Sécurité sociale, José Luis Escrivá, elle fait partie des trois membres de l'exécutif à ne pas se présenter aux élections générales anticipées du 23 juillet 2023..
Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Conseil général du pouvoir judiciaire Violence contre les femmes Liste de dirigeantes politiques Liste des ministres espagnoles
Liens externes Fiche sur le portail de transparence du gouvernement espagnol. Fiche sur le site du Sénat : XIII et XIV législatures.
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