Henri de Lorraine, comte d'Harcourt, d'Armagnac, de Brionne et vicomte de Marsan, dit « Cadet la Perle », né le à Pagny-le-Château et mort le à l'abbaye de Royaumont, est un gentilhomme et militaire français du .

Biographie Origines Issu de la Maison de Guise, branche cadette et française de la Maison de Lorraine, il est le fils cadet de , duc d'Elbeuf, et de Marguerite de Chabot, comtesse de Charny. Son frère aîné est . Lui-même est comte d'Harcourt, d'Armagnac, de Charny et de Brionne, vicomte de Marsan, de Pagny et de Neublans (avec son frère le duc ), baron de Binans, seigneur de Gevry (Givry) et de Montaigu en partie

Carrière militaire Il fait ses premières armes au siège de Prague en et ses compagnons s'aperçoivent qu'il a l'étoffe d'un grand capitaine et le surnomment « Cadet la Perle », parce qu'il est un cadet de la maison de Lorraine et qu'il porte une perle à l'oreille.

En France, il combat les protestants et prend part aux sièges de La Rochelle et de Saint-Jean-d'Angély. Il est fait chevalier de l’ordre du Saint-Esprit en 1633, puis grand écuyer de France en 1643 et sénéchal de Bourgogne.

Pendant la guerre de Trente Ans, il combat en 1637 à la bataille des îles de Lérins, à la bataille de Leucate, et dans le Piémont. Il bat devant Quiers une armée espagnole très supérieure en nombre. Après trois mois de siège de Turin, il s'empare de la ville. Il commande en Sardaigne après le débarquement à Oristano, il est nommé en 1645 vice-roi de Catalogne.

En 1649, il est envoyé dans les Pays-Bas, où il prend Condé, Maubeuge, le château de l'Écluse, etc.

Il sert ensuite avec beaucoup de fidélité en Guyenne, pendant la guerre civile qui désola cette province, en 1651 et 1652.

Sur la fin de ses jours, il obtient le gouvernement de l'Anjou. Pendant la Fronde, il reste fidèle à la régente, mais il finit par se brouiller avec le cardinal Mazarin, et se retire en Alsace.

Il meurt lors d'un séjour à l'abbaye de Royaumont, près de son fils.

Son physique est connu, notamment, par un portrait gravé par Antoine Masson, d'après une peinture de Nicolas Mignard.

Distinction

chevalier de l'ordre du Saint-Esprit chevalier de l'ordre de Saint-Michel

Sépulture Son tombeau fut sculpté une quarantaine d'années après sa mort par Antoine Coysevox, d'après des plans de Robert de Cotte, pour être installé dans une chapelle de l'abbaye de RoyaumontAubin-Louis Millin, Antiquités nationales, ou, Recueil de monumens, , Paris, 1791.. Ce tombeau le représente allongé et couronné par la Renommée, ou la Victoire. En 1791, à la démolition de l'église abbatiale de Royaumont, il fut installé, non loin de là, dans l'église paroissiale d'Asnières sur Oise. Enfin, en 1959, il fut réinstallé à l'abbaye de Royaumont, dans l'ancien réfectoire des moines, où il se trouve aujourd'hui. Adossé à une muraille en pierre brute, ce tombeau s'insérait à l'origine sous une draperie en stuc, ornée de croix de Lorraine et surmontée par les armoiries du défunt.

Un cénotaphe, par le sculpteur nancéien Nicolas Renard, qui se trouvait au couvent des Feuillants (Paris), a été transporté en l'église Saint-Roch à Paris.

Mariage et descendance vignette|Son épouse, Marguerite-Philippe du Cambout. En , il épouse Marguerite-Philippe du Cambout (1622 † 1674), fille de Charles du Cambout, baron de Pontchâteau, marquis de Coislin, et de Philippe de Beurges. D'où : Armande Henriette de Lorraine (1640-1684), abbesse à l'Abbaye Notre-Dame de Soissons ; Louis de Lorraine (1641-1718), comte d'Armagnac, de Charny et de Brionne, épouse Catherine de Neufville de Villeroy, fille de Nicolas, maréchal de France. Par leur fille Marie de Lorraine qui épouse , ils sont les ancêtres du prince ; par leur fils Henri, ils sont parmi les ancêtres des rois de Sardaigne puis d'Italie de la Maison de Savoie ( Charles-Albert) ; Philippe de Lorraine (1643-1702), abbé de Saint-Pierre à Chartres, dit le « chevalier de Lorraine », favori et mignon de Philippe duc d'Orléans, Monsieur, frère cadet du roi Louis XIV ; Alphonse Louis de Lorraine (1644-1689), abbé de Royaumont, dit le « chevalier d'Harcourt » ; Raimond Bérenger de Lorraine (1647-1686), abbé de l'abbaye Saint Faron de Meaux ; Charles de Lorraine, dit le comte de Marsan (1648-1708), vicomte de Marsan et seigneur de Gevry, marié en 1683 avec Marie-Françoise d'Albret (morte sans postérité en 1692), puis en 1696 avec Catherine Thérèse de Goyon de Matignon. Leur petite-fille est Louise Henriette Gabrielle de Lorraine, princesse de Turenne par son mariage.

Annexes Références

Bibliographie Henry de Lorraine, comte d'Harcourt &cc, Grand Écuyer de France, dans Charles Perrault, Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle, chez Antoine Dezallier, 1700, , (lire en ligne) (lire en ligne)]

Dictionnaire historique, critique et bibliographique. (HARCOURT Henri de Lorraine), , . Paris, 1822.

Article connexe Maison de Lorraine Liste des seigneurs d'Harcourt Comté de Brionne Liste des vicomtes de Marsan Liste des abbés de Royaumont

Liens externes

Catégorie:Personnalité française du XVIIe siècle Henri 03 Henri 03 Catégorie:Vice-roi de Catalogne Henri Harcourt Henri Catégorie:Naissance en mars 1601 Catégorie:Décès en juillet 1666 Catégorie:Personnalité de la Fronde Catégorie:Grand écuyer de France Catégorie:Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit Catégorie:Décès à 65 ans Catégorie:Personnalité inhumée dans l'église Saint-Roch de Paris