Le 9M729 Novator est un missile de croisière lancé depuis le sol développé par la Russie. Son nom de code OTAN est SSC-8. Ce missile est intégré au système de missiles Iskander pour lequel plusieurs missiles, balistiques ou de croisière, ont été développés par les Russes.
Le missile 9M729 Novator est au centre d'une polémique relative à sa portée entre les États-Unis et la Russie. Les premiers affirment que ce missile de croisière a une portée très supérieure à 500 km, ce qui le rend incompatible avec le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (traité FNI) signé par ces deux États en 1987. Les Russes affirment que ce n'est pas le cas. Le désaccord persistant entre les deux parties se conclut par le retrait des États-Unis, rapidement imités par la Russie, de ce traité en .
Caractéristiques
Données russes De source officielle russe, en la personne du général Mikhaïl Matveïevski, Commandant des forces de missiles et d'artillerie, le missile 9M729 Novator est une version modernisée du missile 9M728 faisant partie du système Iskander-K, et dont la portée de a été confirmée pendant les manœuvres Zapad-2017. Sa longueur est de et son diamètre de . Les ailes qui se déploient après éjection du tube de lancement ont une envergure de . Sa masse au décollage est de et la masse de son ogive est comprise entre 400 et .
Données occidentales Selon les informations publiées aux États-Unis, le 9M729 Novator serait dérivé du missile de croisière naval Kalibr 3M-14/3M-54 (codes OTAN SS-N-27 et SS-N-30A), en service dans la marine russe et qui peut être lancé depuis un navire de surface ou un sous-marin. Sa portée, variable selon les versions, peut atteindre .
Déploiement gauche|vignette|Tir et impact d'un missile avec le système Iskander-K En , de source américaine officielle, la Russie a déployé deux bataillons de missiles SSC-8. L'un a été déployé sur le champ d'essai des missiles Kapustin Yar, en Russie, dans le sud-ouest de la Russie. Le second a été déplacé en de Kapustin Yar vers une base opérationnelle inconnue. Chaque bataillon comprend quatre lanceurs et chaque lanceur reçoit six missiles. À fin , la Russie a produit moins de 100 missiles SSC-8.
Violation du traité FNI Les États-Unis affirment depuis 2014 que le missile viole le traité FNI au regard de l'interdiction qui y est faite de tester et a fortiori de mettre en service des missiles balistiques ou de croisière tirés depuis le sol et dont la portée est comprise entre et .
L'OTAN apporte en 2018 son soutien formel à ces accusations américaines.
Position des États-Unis Bien que le traité FNI interdise tous les systèmes de missiles au sol d'une portée comprise entre et , il permet de tester des missiles à partir d'un lanceur fixe dans cet intervalle de portée, dès lors qu'il ne sont pas destinés à être déployés opérationnellement au sol mais lancés depuis un navire ou un avion.
Le , le Directeur du renseignement national des États-Unis affirme :
Position de la France En 2019, la France affirme publiquement à son tour qu'après , elle arrive à la conclusion que .
Notes
Sources Références
Bibliographie . .
Compléments Articles connexes Missile de croisière Missile balistique à moyenne portée Iskander
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