Benjamin Orenstein, né le à Annopol et mort à Lyon le est un rescapé de sept camps dont Auschwitz et de la Marche de la Mort.
Biographie Il est né à Annopol, dans la voïvodie de Lublin en , dans une famille juive polonaise. En 1941, le village d'Annopol est transformé en ghettoBenjamin Orenstein, survivant de la Shoah. Nations Unies. Droits de l'Homme. Haut-Commissariat. février 2019.. En 1941, son père est arrêté ; ses frères et lui décident de faire l'échange pour avoir une chance de récupérer leur père en vie. C'est ainsi qu'il est envoyé dans un camp de travail proche de Ieniszow., dont il s'enfuira après quelques semaines. Par la suite, il gardera un très mauvais souvenir de l'antisémitisme des Polonais et leur reprochera d'avoir participé à la persécution des Juifs..
Sa famille et lui sont arrêtés en automne 1942. Ses frères et lui sont déportés au camp de Budzyn tandis que le reste de sa famille est gazée à Belzec. Il dira de Budzyn que c'est pire qu'Auschwitz. En 1944, il est envoyé seul au camp d'Ostrowiec ; ses frères ayant été renvoyés à Rachow pour y être exécutés. Il arrive au camp de concentration d'Auschwitz le VIDEO. Benjamin Orenstein, rescapé d'Auschwitz, témoigne. francetvinfo.fr. 27 janvier 2015.. Il porte le matricule B4416Le témoignage de Benjamin Orenstein, matricule B4416, rescapé d'Auschwitz. un.org. février 2019.. En , il participe à la marche de la mort et arrive au camp de concentration de Dora. Le , l'armée américaine libère le camp Benjamin Orenstein, Holocaust survivor. ohchr.org. February 1, 2019..
Au sortir de Dora, il fait un bref séjour à l'hôpital de Thionville, puis au centre de l'Agence juive à Trevano (Suisse). Il décide d'émigrer en Palestine mandataire sur un bateau affrété par la Haganah et va vivre dans le kibboutz d’Aloumot, en Galilée. Il participe à la guerre israélo-arabe de 1948-1949. Démobilisé, il travaille comme ouvrier du bâtiment et correspond avec un cousin installé à Lyon qui, en 1951, l'invite à venir chez lui, puis le convainc de ne pas retourner en Israël. Benjamin Orenstein choisit de se fixer en France : . Après l'expiration de son visa, il mène une vie d'immigré clandestin ; au bout de quelques mois, il obtient sa régularisation. En 1954, il rencontre une jeune femme, fille de déporté, qu'il épouse. Il aura ensuite deux enfants puis trois petits-enfants.
Il ne put témoigner durant 48 ans. Mais à partir de 1987, année du procès de Klaus Barbie, il « rentrera dans la danse », selon sa propre expression. Il fera du témoignage sa bataille et fera jusqu'à 50 témoignages / an à travers le monde.
Le , lors du anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau, il figure au premier rang de la cérémonie commémorative avec un autre survivant de la Shoah, Claude Bloch. Il explique l'importance vitale de témoigner et de maintenir le souvenir alors qu'il est un des derniers survivants : . Il a été longtemps président de l’Amicale des rescapés d’Auschwitz.
Benjamin Orenstein meurt le , à l'âge de 94 ans.
Distinction
Chevalier de la Légion d’honneur Commandeur des Palmes Académiques
Bibliographie
« Ces mots pour sépulture », de Benjamin Orenstein et Jean-Claude Nerson , Auto édition, 2006.
Citations
« Quand j’entends ces gens prétendre que ça [le génocide] n’existe pas, alors où sont passés tous les miens ? La terre les a avalé ? Pour moi, c’est [le négationnisme] inacceptable et insupportable. Je me dis : maintenant il faut que je rentre dans la danse. » « La Shoah est en moi, je vis avec la Shoah au quotidien. » « Ne jamais oublier que ça [le génocide] ait eu lieu et réagir au premier incident. On ne peut pas rire de 6M de victimes. C’est une tragédie humaine et c’est pas seulement la faute des Allemands : c’est l’humanité toute entière qui a pris une gifle. Alors toute l’humanité doit surveiller et être vigilante [à ce] que ça ne recommence pas [car] il y un danger que ça recommence. » « Hitler voulait nous anéantir complètement. Quand moi j'ai encore des descendants qui portent mon nom, je m'attribue une toute petite victoire. »
Pièce de théâtre
« Ces mots pour sépulture », pièce adaptée de sa biographie pour le théâtre, mise en scène par Charlotte Jarrix de la Compagnie Intrusion, en tournée depuis .
Références
Liens externes
Catégorie:Naissance en août 1926 Catégorie:Naissance en Pologne Catégorie:Personnalité de la guerre israélo-arabe de 1948 Catégorie:Survivant d'Auschwitz Catégorie:Survivant du camp de concentration de Dora Catégorie:Survivant des Marches de la mort Catégorie:Survivant de la Shoah Catégorie:Mémoire de la Shoah Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Lyon Catégorie:Décès à 94 ans Catégorie:Décès en février 2021